‹ Recueil dramatique;Chapitre 42 sur 106 · Scène XI · texte numérisé non relu

Scène XI

Windhax, Jacques, Pope

jAC<UJEg.~ Milord, me voilà prêt à partir.

Windham^— Jacques, écoutez-moi. Je vais vous charger d'une commission importante. Je ne vous

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l'aurais pas confiée, ai je ne savais que tous étés on homme plein d'honneur. Vous ne pouvez, de votre vie, acquérir autant de gloire que dans cette occasion. C'est l'occasion la plus éclatante de signaler votre intelligence et votre fidélité.

Jacques. — Milord, en fidélité, je ne le cède à personne au monde; et pour l'intelligence, j'espère que vous n'aurez pas à vous repentir de votre choix.

Windham. — Eh bien ! prenez* mon propre cheval, et courez à toute bride* chez ma sœur. Tous lui direz que ma mère ira la trouver cette nuit II faut qu'à l'instant de votre arrivée elle fasse retenir deux places dans le vaisseau qui doit faire voile demain pour la Normandie. C'est pour deux personnes à qui toute notre famille est dévouée. Vous trouverez chez, ma sœur le colonel Lane ; cdhjurez-le de ma part de vouloir bien se charger de ce soin, et de ne pas laisser lever l'ancre avant que mes deux passagers ne soient dans le vaisseau. C'est une grâce que je lui demande au nom de notre ancienne amitié. Je vous donnerais une lettre pour lui, si je n'avais à craindre que vous ne fussiez peut-être arrêté par les soldats du parlement, et que cette lettre ne découvrit notre projet

Jacques. — Milord, je parlerai tout aussi bien que votre écriture.

Windham. — Si l'on vous demande d'où vous venez, où vous allez, prenez garde de ne pas montrer un air embarrassé, et forgez d'avance votre réponse.

Jacques. — Elle est prête. Votre sœur est malade; je vais de votre part savoir des nouvelles de son état

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Je lui dirai même d'exagérer dans la maison sa maladie, comme je vais le faire ici dans le village, pour que sa mère ait un juste motif de partir dans la nuit pour se rendre auprès d'elle.

Wiwdham.— -Très-bien ; mais ne tous arrêtez pas sur la route*

Jacqjuxb.— - Milord, tous serez satisfait de ma conduite. . , ■ .

Wihdha*.— Afin que tous sachiez pourquoi je vous parle d'une manière si pressante, apprenez que c'est le salut du roi qui est L'objet de votre commission.

Jacques. — Je vous remercierai jusqu'à mon dernier jour de m'ayoir jugé digne de l'exécuter.

Wivbbam. — Il n'y a que les âmes sensibles à l'honneur qui puissent connaître le prix de la confiance. Gourez remplir votre message, et que le ciel veille sur vous.

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