Scène. X
Ladt Marie, Windhàm, Hehri, ladt Sophie, ' Elisabeth.
Ladt Sophie, se débattant avec force et s' arrachant des bras <f Elisabeth.— C'est en vain que vous voulez
me retenir. Il finit que je voie ce Cromwell, il finit qu'il me rende mon fils.
Hbnbi, courant à sa rcncontrc.~Le voici ! le voici lui-même, ce fils que vous cherchez.
Ladt Sophie, l'arrêtant les bras tendus, et le considérant çFun regard étonné. — Qui que tu sois qui me représentes mon cher Henri, je t'en conjure, reste toujours ainsi devant mes yeux.
Hevri, f élançant à son çot*.«*-Non, je veux que vous me sentiez sur votre sein. C'est moi} c'est moi, que vous tenez dans vos bras.
Ladt Sophie, avec attendrissement — Oui, voilà ses traits, ses regards ; c'est ainsi qu'il m'embrassait, ce cher fils, cependant je n'ose le croire. Ma tête en désordre est si remplie de fantômes trompeurs !
Hestri.— Non, vous n'êtes point abusée. 8erai-je encore long-temps étranger à vos yeux ? O ma mère ! ma mère 1 • »
Ladt Sopéie, avec rémotion la plus vive. — Ah f je te reconnais à ce doux nom que tu me donnes. Pourquoi ne l'as-tu £as prononcé plutôt !
Henri. — Eh bien ! je vous le répéterai mille et mille fois. Ma mère, ma tendre mère ï vous me voyez rendu pour toujours à votre amour.
Ladt Sophie.— Est-il. bien vrai! que] baume se répand tout-à-coup dans mes veines ! mon fils, que j'ai souffert pour vous !
Heicbi, — Toutes vos souffrances étaient dans mon cœur. Mais ne rappelons tant de maux que pouf mieux sentir notre félicité.
Wiktdham. — Ma chère Sophie, je puis donc enfin m'ofiHr sans crainte à vos regards. Henri s'est couvert de gloire : et sans perdre notre enfant, j'ai sauvé notre roi.
Iiàdt Sophie. — Puisque c*est ainsi, je vous pardonne. Mon fils et vous, vous m'en devenez plus chers quo jamais.