LOCALITÉS DIVERSES DE LA HAUTE LORRAINE
(Mormtlesttomest NI p 35 1EX p.371, XI>.p 40: "XIV, p: 31):
9231. Colonne au Dieu cavalier et au Géant anguipède trouvée dans un puits à Dommartin-en- Chaussée (Meurthe-et-Moselle), près de l’emplacement d’une villa gallo-romaine, en bordure de l'aérodrome de Champley, au lieu dit « Sur-les- Notes ». Au Musée historique lorrain, à Nancy. Pierre calcaire blanche. Socle de base carrée, 0,72 m X 0,72 m. Tambours de colonnes : diamètre, 0,43 m ; hauteur, 0,38 m à 0,45 m. (PI. CIII-CIV).
Photographie communiquée par le Musée historique lorrain. — E. DELORT, Gallia, XII, 1954, p. 482-485 (figure).
Sur un socle carré et une base à deux tores, une colonne à chapiteau corinthien à feuilles d’acanthes, dont il ne reste que quelques fragments, sert de support à un groupe du Dieu cavalier au Géant anguipède.
Le groupe est très mutilé, la tête et les pieds du dieu ont disparu, de même que le nez et les membres postérieurs du cheval. Le cavalier porte une cuirasse à lambrequins et le paludamentum. Le Géant anguipède, renversé sur le dos comme sur la colonne d'Hommert (E., VI, 4557), présente un visage contracté par l'effort. Les cheveux sont disposés en calotte épaisse à grosses mèches parallèles, dont une masse retombe sur l’épaule droite, la tête étant renversée de ce même côté. Les jambes s’enroulent en spirales.
ESPÉRANDIEU — XV
Sur la restauration du monument, au Musée historique lorrain, le chapiteau simplement épannelé est destiné à donner à l’ensemble ses proportions.
9232. Fragment de statuette trouvé à Tarquimpol (Moselle), dans une couche archéologique du 111 siècle de notre ère, sous l’immeuble n° 24. Au Musée de Sarrebourg. Albâtre. Hauteur, 0,12 m. (PI. .CIV):
Photographie communiquée par M. Marcel Lutz. — M. Lurz, Mémoires de l’Académie nationale de Metz, nouvelle série, I, 1951, p. 25. — Du MÊME, Les cahiers lorrains, 1951, p. 42. — E. DeLorT, Gallia, VIII, 1950, p. 61 (figure).
Enfant, la chevelure disposée en grosses boucles soigneusement traitées. Un gros éclat à l’arête du nez et une cassure longitudinale à droite du visage arrondi et joufllu. Sous le cou, un tenon de fixation en fer.
9233. Fragment de statuette. Même provenance. Au Musée de Sarrebourg. Grès. Hauteur, 0,14 m. (PL CIV).
Photographie communiquée par M. M. Lutz. — M. Lurz, Mémoires de l’Académie nationale de Metz, I, 1951, p. 25. —
Du MÊME, Les cahiers lorrains, 1951, p. 42. — E. DELORT, Gallia, VIII, 1950, p. 161 (figure).
138 MEDIOMATRIQUES
Tête d'homme. Le visage très large, aux gros yeux en amande, abrités sous de lourdes arcades sourcilières, est encadré par une courte barbe et les grosses boucles d’une chevelure couvrant une partie du front. Le nez est mutilé. La tête semble avoir appartenu à un groupe du Dieu cavalier au Géant anguipède.
Travail indigène.
9234. Borne-fontaine à Geintzviller (Moselle), trouvée en forêt près du vieux chemin de Rechtal. Au Musée de Sarrebourg. Grès rose. Hauteur de la stèle, 1,10 m ; hauteur du socle, 0,18 m. (PI. CIV).
Photographie communiquée par M. Lutz. — M. Lurz, Annales de la Société d'Histoire et d'Archéologie de la Lorraine, LII, 1953, p. 74 (figure).
Dans une niche en forme de pyramide tronquée, brisée dans le haut, un personnage féminin debout, vêtu d’une tunique plissée tombant sur les pieds chaussés et serrée à la taille par un lien. Quatre plis sont fortement indiqués sur le côté droit, d’autres bouffent à la hauteur des seins. Dans la main gauche un objet indéterminé. Brisée sous les seins.
Divinité des eaux (?).
Si le monument est antique, la borne-fontaine représente un arrangement moderne.
9235. Stèle funéraire trouvée à Gelucourt-Videlange (Moselle). Au Musée de Sarrebourg. Pierre calcaire. Hauteur, 0,70 m. (PI. CV).
Photographie communiquée par M. M. Lutz. — E. DELORT, Gallia, IX, 1953, p. 146 (figure).
Partie supérieure d’une stèle abritant dans une niche à sommet cintré le haut du corps d’un homme drapé, dont le visage a disparu. Au-dessus, dans un cadre rectangulaire, l’épitaphe : Dis) M(anibus) | Sex... | Secundin.… L’encadrement, déterminé par deux bandeaux ménagés sur les côtés longs, se poursuit de part et d’autre de la niche, délimitant deux frises décoratives, très arasées et dont il ne reste plus qu’une ascia à droite et une tête de cygne à gauche.
9236. Bas-relief mutilé trouvé à Harreberg (Moselle), dans « un champ situé dans l'intersection des routes Sitifort-Harreberg et Gunzwiller-Harreberg ». En 1949, le bas-relief était conservé à Harreberg, chez M. Michel Wendland, il semble disparu. Grès bigarré. Hauteur, 0,80 m. (PI. CV).
Photographie communiquée par M. M. Lutz. — M. LurTz,
Annuaire de la Société d'Histoire et d’ Archéologie de la Lorraine, LIT, 1953, p. 76 (figure).
Rosmerta (?) debout, le corps enveloppé dans un vêtement, dont les plis s’enroulent en forme de bandelettes, descendant jusqu’aux pieds. Deux bretelles passant sur les épaules se croisent sur la poitrine, où un ornement circulaire les réunit et les fixe. La main droite retombe le long du corps. La tête, le bras droit, l’avant-bras gauche et les extrémités des pieds manquent.
Travail indigène, peut-être du 17 siècle de notre ère.
9237. Fragment de bas-relief trouvé dans le montant de la grande fenêtre du chœur de l’église de Cheminot (Moselle). Conservé sur place. Pierre calcaire. Hauteur, 0,31 m ; largeur, 0,50 m ; épaisseur,
0,21 m. (PI. CV).
Photographie communiquée par M. l’abbé Alphonse Zeiss. — E. MoRHAIN, Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie de la Lorraine, 1953, p. 89.
Dans un encadrement rectangulaire, les parties supérieures des corps de deux personnages : à droite, un homme, vêtu d’une tunique bordée au col, la chevelure coupée en calotte, à sa droite, au-dessus de l’épaule, les restes d’une hampe dressée verticalement et terminée par un ornement en forme de fleur. À gauche, un second personnage, portant le même vêtement, figuré dans la même attitude, la main fermée sur un objet rond ; de l’autre côté, la moitié d’une marguerite. Les deux personnages portent un torque. La partie gauche du relief manque. Les visages et les détails des vêtements ont disparu.
9238. Semblable, remployé au xIII siècle comme arête de voûte dans l’église de Cheminot (Moselle). Conservé sur place. Pierre calcaire. Hauteur, 0,37 m; largeur, 0,40 m; épaisseur, 0,22 m. (PI. CV).
Photographie communiquée par M. l’abbé H. Zeiss. — E. MoRHANGE, op. cit., p. 88.
Partie inférieure des corps de deux personnages : à gauche, le bas d’une robe plissée ; à droite les jambes nues d’un homme marchant, vêtu d’une tunique arrêtée au genou.
9239. Fragment d’une plaque découpée dans un pied-droit de l’église de Cheminot. Conservé sur place. Pierre calcaire. Hauteur, 0,40 m; largeur, 0,28 m ; épaisseur, 0,13 m. (PI. CV).
Photographie communiquée par M. l’abbé H. Zeiss. — E. MORHANGE, op. cit., p. 88.
Faibles restes d’un décor de feuilles d’acanthes.
SCARPONE.
(SCARPONNA).