‹ Recueil Général des Bas-Reliefs de la Gaule Romaine (volume 2)Chapitre 18 sur 184 · PI. XII · texte numérisé non relu

PI. XII

F. BENOIT, Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1946, p. 401-403 (figure). — Du MÊME, Gallia, V, 1947, p. 95, n° 4 (figure). — Du MÊME, L’art primitif méditerranéen…, pl. LII, LIII.

Visage osseux et ovale, aux pommettes saillantes et mutilées. Une brisure a endommagé la joue droite ; l’arête et la base du nez triangulaire ont disparu. Les yeux grands et exorbités, le globe, bordé de la paupière régulièrement tracée, en ovale, s’enfoncent sous de lourdes arcades sourcilières. La partie inférieure du visage contraste par son amincissement avec la largeur de la partie supérieure. La pointe du menton avance nettement « en galoche » ; les lèvres, marquées par le parallélisme des traits sans flexion naturelle, s’abaissent légèrement à leurs extrémités. Les oreilles, anatomiquement mal placées, sont aplaties et le lobe est de dimension exagérée. Le front bombé est en partie masqué par les boucles de la chevelure, symétriquement ordonnée sur les tempes en ondulations parallèles, puis stylisées sur le sommet du crâne et de la nuque en une sorte de broderie vermiculée.

8670. Tête virile. Pierre calcaire tendre. Hauteur, 0,33 m ; largeur, 0,15 m ; épaisseur, 0,24 m. (PI. XIIT).

F. Benorr, Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1946, p. 401-403. — Du MÊME, Gallia, V, 1947, p. 95, n0 5. — Du MÊME, L’art primitif méditerranéen.…., nu TL 1,2

La joue droite avait été anciennement brisée en quatre fragments se raccordant depuis le cou jusqu’à la chevelure. Des éclats en sautant ont fait disparaître les bases du nez triangulaire et du menton.

Visage rectangulaire et massif, au menton pointant en avant; les joues larges, la bouche aux lèvres abaissées aux extrémités, les yeux globuleux fendus en amande, le front largement dégagé et bombé. La chevelure, disposée comme une perruque coupée verticalement sur les côtés du crâne, est, comme sur le masque en bronze de Tarbes (E., XIII, 8132), ordonnée en une série de rangées de petites mèches traitées en forme de spirales parallèles. Sur le cou, la pomme d’Adam prononce une saillie.

8671. Fragment de tête féminine. Pierre calcaire tendre. Hauteur, 0,16 m ; largeur, 0,14 m ; épaisseur, 0,10 m. (PI. XIII).

F. BENOIT, Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1946, p. 403. — Du MÊME, Gallia, V, 1947, p. 91-95, n° 6. — Du MÊME, L’art primitif méditerranéen, pl. XIV, I.

Partie inférieure d’un visage caractérisé par la mollesse grasse des joues. Aux oreilles sont suspendues deux pendants en formes de rouelles.

8672. Fragment de statue. Pierre calcaire tendre. Hauteur, 0,23 m; largeur, 0,22 m; épaisseur, 0,24 m. (PI. XIV).

F. BENOIT, Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1946, p. 403-405. — Du MÊME, Gallia, V, 1947, p. 92-94, 95, n° 9 (figure). Du MÊME, L’art primitif méditerranéen…, pl. LX. — Du MÊME, Cahiers ligures de préhistoire et d'archéologie, 4, 1955, fig. 19 et p. 64. — P. LAMBRECHTS, L’exaltation de la tête dans la pensée et l’art des Celtes. Dissertaciones Gaudenses, II (1954), p. 73 (figure).

Tête coupée avec imposition de la main gauche aux doigts écartés, aux ongles visibles, le pouce placé à la hauteur de la tempe droite. Les yeux enfoncés sous de profondes arcades sourcilières sont mi-clos, les pommettes saillantes. Du nez, mutilé à la base, deux sillons encadrent la bouche aux coins abaissés. Le menton saillant est mutilé. Le

front bombé est en bonne partie masqué par la chevelure disposée en mèches parallèles rejetées en arrière, l’une d’elles retombe à droite, encadrant à la base de la tête les traces d’une mortaise d'encastrement rectangulaire. Les oreilles, grossièrement traitées, sont anatomiquement mal placées.

Cette tête et les suivantes (n°5 8673, 8674, 8675, 8676, 8677) servent de support à une main ayant appartenu à une statue, dont l’attitude peut être reconstituée par des fragments d’avant-bras au coude replié. On peut se représenter les statues des « héros » d’Entremont, assis les jambes repliées sous le bassin, la main droite appuyée sur le genou tenant un attribut de fer, peut-être un foudre, un sceptre ou un torque, l’autre main posée à plat sur une tête coupée (voir le n° 8653).

8673. Fragment de statue. Pierre calcaire tendre. Hauteur, 0,27 m; largeur, 0,25 m; épaisseur, 0,15 m. (PI. XIV).

F. BENOIT, Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1946, p. 403-405. — Du MÊME, Gallia, V, 1947, p- 92-94, 95, n° 10. — Du MÊME, L'art primitif méditerranéen. pl. LIX, 1, 2. — Du MÊME, Cahiers ligures de préhistoire et d’archéologie, 4, 1955, fig. 20 et p. 65.

Tête coupée d’enfant. Sur le sommet est posée une main gauche. La face a été brisée verticalement. Le nez et le menton ont disparu. Les yeux bridés sont clos, les oreilles informes. À travers l’écartement des doigts, on distingue les multiples et menues ondulations de la chevelure, dont une natte tressée coule le long du poignet.

8674. Fragment de sculpture. Pierre calcaire tendre. Hauteur, 0,24 m ; largeur, 18 ; épaisseur, 0,16 m. (PI. XIV).

F. BENorr, Gallia, V, 1947, p. 97, n° 51. — Du MÊME, L’art primitif méditerranéen, pl. LXII.

Tête coupée avec main gauche posée sur le sommet du crâne. Le nez est brisé à la base. Les yeux en forte saillie sont clos et les paupières ne sont pas indiquées. Le front est entouré par une mèche de la chevelure et les doigts laissent glisser deux tresses de cheveux.

8675. Fragment de sculpture. Pierre calcaire tendre. Hauteur, 0,27 m ; largeur, 0,16 m ; épaisseur, 0,23 m. (PI. XIV).

F. BenoirT, Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1946, p. 403-405. — Du MÊME, Gallia, V, 1947,

p. 94, 94, n° 7. — Du MÊME, L'art primitif méditerranéen. pl. XLVIII, 2.

Tête coupée avec imposition de la main droite. Le nez et le bas du visage sont mutilés. Les gros yeux globuleux sont clos. Départ de cou cylindrique. Traces d’encastrement sur la nuque.

8676. Fragment de sculpture. Pierre calcaire tendre. Hauteur, 0,27 m ; largeur, 0,16 m ; épaisseur, 0,23 m. (PI. XIV).

F. BENOIT, Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1946, p. 403-405. — Du MÊME, Gallia, V, 1947,

p. 94, 95, n° 8. — Du MÊME, L'art primitif méditerranéen, pl. XLVII, 2.

Tête coupée avec main gauche posée sur le sommet du crâne. Le nez et le bas du visage sont mutilés. Les yeux sont clos. Le cou en forme de bouchon cylindrique était ainsi taillé pour être emboîté dans une mortaise circulaire. Trace d’encastrement sur la nuque. Le visage avait été anciennement brisé dans le sens de la hauteur en trois fragments jointifs.

La tête appartenait à la même statue que le

8677. Fragment de sculpture. Pierre calcaire tendre. Hauteur, 0,22 m ; largeur, 0,13 m ; épaisseur, 0,24 m. (PI. XV).

F. BENOIT, Gallia, XVIII, 1958, p. 112-113 (figure).

Tête avec imposition de la main gauche. Les yeux sont clos. Au lieu de la représentation de la chevelure sur le sommet de la tête et sur les côtés, un scalp est indiqué. La partie inférieure manque depuis la bouche. La nuque est entaillée circulairement pour l’encastrement.

8678. Fragment de sculpture. Pierre calcaire tendre. Hauteur, 0,35 m ; largeur, 0,13 m ; épaisseur, 0,10 m. (PI. XV).

F. BENOIT, Gallia, V, 1947, p. 97, n°5 42, 43.

Fragment de draperie.

8679. Sphéroïde mutilé. Pierre calcaire tendre. Hauteur, 0,12 m ; diamètre, 0,10 m. (PI. XV).

Décor de spirales.

8680. Fragment de linteau trouvé dans la grande salle hypostyle, dont la base du mur de façade sur la rue est faite de remplois des éléments d’un portique à décor sculpté appartenant à un sanctuaire plus ancien. Pierre calcaire tendre. Longueur, 0,72 m; largeur, 0,43 m ; épaisseur, 0,36 m. (PI. XV).

F. BENOIT, Cahiers ligures de préhistoire et d’archéologie, 4, 1955, p. 38-69, fig. 7, 9, 1. — Du MÊME, L’art primitif méditerranéen.…, pl. XXV, 4.

Sur la face antérieure, tournée vers le haut lors du remploi, sont creusées des alvéoles céphaliformes, celle de droite est brisée en son milieu par une cassure. Au milieu du linteau est sculptée en champlevé une tête coupée (hauteur, 0,255 m), aux traits stylisés en forme de T, les yeux clos sont indiqués par un simple trait horizontal, dont la ligne se prolonge pour dessiner le nez triédrique. La bouche n’est pas indiquée. La surface de la pierre est incisée d’un léger quadrillage qu’on retrouve sur la face supérieure du linteau, dont la partie postérieure est creusée de deux autres profondes alvéoles, grossièrement taillées, dont l’une paraît inachevée, destinées comme celles de la face antérieure à recevoir des têtes coupées embaumées ou momifiées.

8681. Pilier trouvé sur le même emplacement, où il formait seuil. Pierre calcaire tendre. Hauteur,

2,58 m ; largeur, 0,35 m ; épaisseur, 0,45 m. (PI. XVI).

F. BENOIT, Cahiers ligures de préhistoire et d’archéologie, 4, 1955, p. 46, fig. 8. — Du MÊME, L’art primitif méditerranéen, pl. XXVIII, 2.

Sur la face antérieure sont sculptées douze têtes en champlevé reproduisant les mêmes stylisations des traits du visage que sur le linteau précédent. La dernière tête, au bas de la pyramide, est renversée. La disposition des têtes sur le pilier évoque celle des chefs de décapités encastrés dans leurs logettes et l’alternance sur le linteau précédent des alvéoles pour l’exposition de têtes coupées embaumées ou momifiées et de masques sans bouche témoigne de l’identité du rite, qu’il s’agisse de la représentation au naturel de la tête ou de sa figuration sculpturale.

8682. Pilier trouvé sur le même emplacement à l’alignement du précédent. Pierre calcaire tendre. Hauteur, 1,24 m; largeur, 0,47 m; épaisseur,

0,40 m, 0,47 m. (PI. XVI).

F. BEeNoiT, Cahiers ligures de préhistoire et d’archéologie, 4, 1955, p. 51, fig. 10. — Du MÊME, L’art primitif méditerranéen…, pl. XXV, 5.

La face supérieure, qui a servi de seuil et porte des traces d’usure, est décorée de la figure d’un serpent ondulant vers la gauche.

Symbole courant des sanctuaires méditerranéens, le serpent d’Entremont est à rapprocher de ceux de Vernègues, de date plus récente (E., IIT, n° 2508).

(GLANVM).

(Voir les tomes : I, p. 88; X, p. 95; XII, p. 19).

Dans le quartier qui s’étend à gauche de la voie sacrée montant vers le sanctuaire préhistorique du rocher à l’entrée du col des Alpilles et au-delà de la basilique, un ensemble important d’édifices a été dégagé, recouvrant parfois des constructions d'époque républicaine, terrasse sur piliers, vaste cour entourée de portiques avec entrée monumentale, fontaine sacrée aménagée par Agrippa à laquelle il joint un temple de Valetudo, rempart bordant la voie sacrée. De nombreuses sculptures ont été recueillies au cours des fouilles.

Les sculptures sont conservées au Musée ou au Dépôt des fouilles de Saint-Remy-de-Provence.

Les photographies m’ont été obligeamment communiquées par M. Henry Rolland.

BIBLIOGRAPHIE

Henry RoLLAND, Fouilles de Glanum, 1947-1956. XIC supplément à Gallia, Paris, 1958.

8683. Pilier à arêtes chanfreinées trouvé réutilisé comme gradin dans la salle de réunion (XXIX). Pierre calcaire. Hauteur, 1,43 m ; largeur, 0,42 m ; épaisseur, 0,35 m. (PI. XVI).

H. RorrAND, Revue d’études ligures, 1951, p. 205. — F. BENOIT, L’art primitif méditerranéen de la vallée du Rhône,

1955, p. 19, pl. XXV, 2. — H. RoLLAND, Fouilles de Glanum, 1947-1956, p. 55, pl. 18, 2.

Creusé à la partie supérieure d’un alvéole céphaliforme pour l’encastrement d’un crâne humain. A l’intérieur de l’alvéole a été réservé dans la pierre un support facilitant l’accrochage. La partie inférieure est brisée.

8684. Semblable trouvé sous le seuil du même monument (n° 8683). Pierre calcaire. Hauteur, 1,98 m ; largeur, 0,35 m ; épaisseur, 0,32 m.

H. Rorrann, Revue d’études ligures, 1951, p. 205. — F. BENOIT, L'art primitif méditerranéen, 1955, p. 19, pl. XXV, 2. — Pérennité de l’art gaulois, 1954, p. 63, n° 292. — P. LAMBRECHTS, L’exaltation de la tête dans la pensée et l’art

des Celtes pl. XIV, fig. 51. — H. RozLAND, Fouilles de Glanum, P59 Pl 118,2;

8685. Couronnement en forme de linteau trouvé réutilisé comme banc au pied du rempart (XXXIII). Pierre calcaire locale. Hauteur, 0,40 m : largeur, 2,43 m ; épaisseur, 0,49 m. (PI. XVI).

H. RoLLAND, Gallia, IX, 195, p.11, pl. XXV, 1. — Du MÊME, Fouilles de Glanum, p. 83, pl. 28, 2.

À la partie supérieure, sur la périphérie, décor de perles et de pirouettes. Cinq alvéoles céphaliformes ont été postérieurement creusés, quatre sur la face principale, un sur la face latérale droite, pour y fixer des chefs de décapités. Quatre de ces alvéoles

sont pourvus de protubérances intérieures pour la fixation des crânes et des clous de fer y sont encore engagés.

8686. Statue mutilée trouvée dans le monument XXXVII, couchée au-dessus de son socle.

Pierre commune. Hauteur, 1,55 m ; largeur, 0,60 m ; épaisseur, 1,30 m. (PI. XVI).

H. RozLanD, Gallia, XI, 1953, p. 16 (figure). — Du MÊME,

Glanum, 1954 et 1955, fig. 26. — Du MÊME, Fouilles de Glanum, p. 108, pl. 39, 1.

Hercule nu, debout, la peau du lion jetée sur les épaules, nouée à la naissance du cou et retombant bas en arrière. Le bras droit, quelque peu écarté du corps, tombe verticalement, la main appuyée sur la massue reposant à terre. Le bras gauche est à demi couvert par la retombée de la peau du lion et, dans la main ramenée contre la hanche, est placé un bol à pouciers du type Draggendorf n° 14. La tête et le pied droit manquent. Sur la base, restaurée dans sa moitié gauche, la dédicace : Votvm suscept{(um) | Herculi Victori pro | salute et reditu G(au) Licin[iüi] / Macri trib{vni) et centurio | num et militvm Glanico | rm qui sub vexillo fue | rvnt Cn(eivs) Pompleivs]Cornvtvs optio] ex stipendis et hono | rario quod ei d(onvm) const[itve-

rat] | l(ibens) m(erito).

8687. Statue mutilée trouvée dans la niche cultuelle qu’elle occupait dans l’antiquité, avec une autre statue. Pierre calcaire locale. Hauteur, 0,755 m; largeur, 0,37 m; épaisseur, 0,395 m. (PL XVI).

H. RozrLanp, Gallia, XI, 1953, p. 12-13. — Du MÊME,

Fouilles de Glanum, p. 87, pl. 30, 2. — F. BENOIT, L’art primitif méditerranéen de la Vallée du Rhône, 1955, pl. XLIV, 7.

Divinité féminine debout, vêtue d’une tunique formant de gros plis sur le devant du corps et retombant sur les pieds nus, et d’un manteau couvrant les épaules et en partie le bras gauche, dont la main avancée, le pouce écarté des autres doigts, soutient une corbeille, ou un plat creux, contenant des fruits ronds. La tête manque. Travail indigène très grossier.

Un grand autel votif, érigé à côté de la niche, portant une dédicace : Glani et Glanicabvs, permet d'identifier la statue avec l’image de l’une de ces Glaniques.

8688. Fragment de statue provenant de la façade intérieure méridionale de la cour à portique, trouvé à l’Ouest, au pied du grand escalier débordant. Au dépôt des fouilles. Calcaire local. Hauteur, 0,24 m; longueur, 0,14 m; épaisseur, 0,136 m. (PI. XVII).

H. RozrAnD, Gallia, VI, 1948, p. 164 (figure). — Du MÊME, Glanum, pl. XLVIII, 4 — Du MÊME, Fouilles de Glanum, P: 29, pl. 9, 2.

Tête de jeune Satyre. Le visage est large, le front découvert encadré par une chevelure abondante, divisée en mèches bouclées relevées en désordre. La physionomie trahit une expression douloureuse, la bouche est légèrement entrouverte, les commissures des lèvres sont contractées, les sourcils froncés. En avant du sommet de la tête, repose l’avant-bras gauche mutilé, sur lequel deux traits incisés figurent peut-être un anneau ou un lien. La main, dont les doigts sont visibles, tenait un objet disparu. L’attache du cou indique, par la position oblique de la tête par rapport aux épaules, une certaine contorsion du torse.

Le fragment et les suivants (n°5 8689, 8690) appartenaient au décor sculptural de l’édifice à piliers, avec cour à péristyle, encadrant extérieurement la corniche du couronnement de la façade. Le traitement de la partie postérieure des figures précise qu’elles étaient adossées en un point de la façade, au pied de laquelle elles ont été découvertes. [H. Rozranp].

8689. Semblable. Même provenance. Pierre calcaire locale. Au dépôt des fouilles. Hauteur, 0,195 m; longueur, 0,14 m ; épaisseur, 0,14 m. (PI. XVII).

H. RozLAND, Gallia, VII, 1948, p. 164 (figure). — Du MÊME, Glanum, pl. XLVIII, 2. — Du MÊME, Glanum, 1952, fig. 11 ; — 1954, p. 11 ; 1955, fig. 11. — Du MÊME, Fouilles de Glanum, 525, pl: 5, 1

Tête de jeune Satyre, aux oreilles de capridé, du même type que celui du n° 8688. Le bras mutilé, posé sur le crâne, est dépourvu de sa main. Le nez et le menton sont mutilés. Éclat à la joue gauche.

8690. Semblable. Même provenance. Au dépôt des fouilles. Pierre calcaire locale. Hauteur, 0,19 m ; largeur, 0,145 m ; épaisseur, 0,14 m. (PI. XVII).

H. RozLaND, Fouilles de Glanum, p. 25, pl. 5, 3.

Tête de jeune Satyre aux oreilles de capridé, du même type que les n°5 8688, 8689. Le bras placé au-dessus de la tête a disparu avec la cassure qui a enlevé la partie gauche du front et de la chevelure. Le visage a beaucoup souffert : le nez est en partie arasé, ainsi que la pointe du menton et la joue gauche près de la bouche.

8691. Statue brisée en deux morceaux trouvés l’un, la base, dans un blocage constitué contre l’égout principal d’époque romaine lors de l’exhaussement général de la couverture de ce canal en avant de la salle d’assemblée (XXIX) ; l’autre, en 1959, à courte distance de ce même emplacement, et remployé comme dallage avec des fragments de stèles chanfreinées et un haut de pilier avec deux alvéoles céphaliformes. [H. RozLanp]. Au Musée. Mollasse locale. Base et jambes : hauteur, 0,34 m ; largeur, 0,55 m ; épaisseur, 0,56 m. Torse : hauteur, 0,50 m ; largeur, 0,44 m ; épaisseur, 0,24 m. (PLXVIIT):

H. RozLAND, Revue d’études ligures, 1951, p. 204. — Du

MÊME, Fouilles de Glanum, p. 56, pl. 18, 3. — F. BENOIT, L’art primitif méditerranéen. (1955), p. 16, pl. XLIV, 7.

Héros celtique assis dans la position dite « bouddhique » sur un socle mouluré, flanqué à la partie antérieure de deux acrotères et creusé en dessous d’une mortaise de fixation. La tête et les avantbras ont disparu. Sur une fine tunique se détache, en relief, un scapulaire, dont le plastron (largeur, 0,15 m), ouvert en son milieu, s’applique sur la poitrine en un triangle aux bords festonnés et s’étale dans le dos jusque sous les épaules (largeur, 0,36 m). Un torque à boutons entoure le cou. Les pieds sont chaussés de sandales à bout pointu. Traces de peinture rouge et de losanges sur le côté droit.

Statue de héros du type de Roquepertuse.

8692. Fragment de statue trouvé dans le temple de Valetudo. Au dépôt des fouilles. Pierre calcaire locale. Hauteur, 0,57 m ; largeur, 0,34 m ; épaisseur, 0,28 m. (PI. XVIII).

H. RozcanpD, Gallia, XI, 1953, p. 14. — Du MÊME, Revue

archéologique, 1955, 2, p. 52-53 (figure). — Du MÈME, Fouilles de Glanum, p. 106, pl. 37, 3.

Partie inférieure d’une statue de femme, sectionnée à mi-cuisses. Elle porte une longue robe et une tunique, dont les lourdes draperies retombent

jusqu’à terre ne laissent apparaître que l’extrémité des pieds chaussés de sandales.

Vraisemblablement la statue de Valetudo.

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