‹ Recueil Général des Bas-Reliefs de la Gaule Romaine (volume 2)Chapitre 41 sur 184 · BAGNÈRES-DE-LUCHON · texte numérisé non relu

BAGNÈRES-DE-LUCHON

(HAUTE-GARONNE)

(Voir le tome :

8889. Statue funéraire trouvée dans les murs de l’église paroissiale lors de travaux de restauration, en 1957, où elle avait été remployée après avoir été utilisée dans la construction des plus anciennes églises romanes. Au Musée du Pays de Luchon.

Marbre. Hauteur, 0,75 m. (PI. XLVIII).

Photographie communiquée par MM. B. Sapène et P. de Gorce.

Homme debout, drapé dans une toge recouvrant entièrement les bras, les mains ramenées l’une audessus de l’autre sur la poitrine. Les plis du vêtement sont indiqués par une succession de lignes courbes sans relief. De la tête posée directement sur les épaules, la moitié inférieure du visage a disparu. La coiffure aux mèches plates semble indiquer la fin du 1e7 ou le début du 11° siècle de notre ère. La statue est brisée aux genoux.

Personnage consulaire (?).

XIII, p. 3).

8890. Couvercle d’auge cinéraire. Même provenance. Au Musée du Pays de Luchon. Marbre. Hauteur, 0,23 m ; largeur à la base, 0,51 m ; épaisseur, 0,17 m. (PI. XLVIII).

Photographie communiquée par MM. B. Sapène et P. de Gorce.

Dans un fronton triangulaire, la tête du Soleil. La figure est dérivée de la tête de Méduse. Le masque, très proche de ceux des objets de bronze, sortis des ateliers de fondeurs celtiques de La Tène, est caractérisé par l’élargissement de la partie supérieure de la tête, dont le front est en grande partie couvert par les mèches parallèles de la chevelure, s’opposant au rétrécissement du bas du visage au menton proéminent. Les serpents qui, souvent, s’élancent de la chevelure de Méduse, sont transformés ici en une triple accolade encadrant la face du Soleil et meublant les côtés du fronton. Au-dessous de la tête, une guirlande ou un collier.

Travail indigène du 1ri° siècle de notre ère.

LALOURET-LAFITEAU. — FRANCON.

(HAUTE-GARONNE)

8891. Statuette, jadis encastrée au sommet du clocher-mur de l’église de Lalouret-Lafiteau (Haute- Garonne). A la mairie de Lalouret-Lafiteau. Pierre calcaire. Hauteur, 0,675 m ; largeur, 0,285 m ; épaisseur, 0,11 m. (PI. XLVIII).

Photographie communiquée par M. G. Fouet. — Abbé CourET, Revue de Comminges, 1892, p. 119. — BATEMAL,

Historique de la Gascogne et en particulier de Saint-Gaudens, p. 352. — G. FouET, Revue de Comminges, LXVIII, 1955, p. 31-35.

La surface du corps a été découpée par plans et présente l'aspect général d’un tau, dont la barre horizontale correspond aux épaules et aux bras. Un rétrécissement à la hauteur de la taille, se poursuivant par un élargissement s’étendant jusque sur les cuisses, pourrait représenter une blouse serrée par une ceinture. La tête seule offre un modelé schématique : nez rectiligne à large méplat, yeux saillants et lourdes arcades sourcilières, menton court et saillant. Au-dessus du front un bandeau en relief relie deux grosses protubérances latérales pouvant figurer les extrémités d’un casque de métal à cornes.

Divinité indigène, œuvre d’un tailleur de pierre celtique, peut-être de la fin de la période de La Tène ou du début de l’époque romaine.

8892. Fragment d’autel trouvé à Francon (Haute- Garonne), où il était encastré dans le mur du presbytère. À la mairie de Francon. Marbre blanc de Saint-Béat. Hauteur, 0,60 m ; largeur, 0,60 m ; épais-

seur, 0,40 m. (PI. XLVIII).

Photographie communiquée par M. M.-P. Mesplé. — J. SACAZE, Inscriptions antiques des Pyrénées, p. 299-300, n° 243. — Corpus inscriptionum latinarum, XII, 40. — De l’art des Gaules à l’art français, p. 35, n° 45 (Toulouse, 1956).

Sur l’un des petits côtés (1) une œnochoé décorée de feuilles de vignes et de raisins, dont l’anse est terminée par une tête d’enfant sortant d’une corolle. Sur l’autre petit côté, une patère très mutilée. Sur la face postérieure (2), dans une couronne à lemnisques, à moitié disparue, animal de profil à droite, courant et tournant la tête vers la gauche, peut-être un sanglier. Sur la face antérieure, dédicace à la déesse Laha : Lahe(dane) | Julia Post(u)mina et G(e) | minia Pos | tuma | v{otum) s(olvit) l(ibens) m(erito).

MARTRES-TOLOSANES.

(HAUTE-GARONNE)

(Voir les tomes :

8893. Fragment de statue trouvé, en 1933, lors de travaux publics, dans l’enceinte de la villa galloromaine de Martres, à 50 m environ de la basilique paléochrétienne et de la villa des 1n12-1ve siècles. A la mairie de Martres-Tolosanes. Marbre blanc d'Italie. Hauteur, 0,22 m. (PI. XLIX).

Photographie communiquée par M. Jean Boube.— J. BOURE, Cahiers archéologiques, IX, 1957, p. 36.

Torse d’homme brisé au-dessous de la ceinture. La tête et les bras manquent. Le personnage était revêtu de la toge, dont les extrémités, barrant la poitrine et retombant de l’épaule gauche, sont brodées d’une guirlande d’ornements en forme d’S.

8894. Tête mutilée trouvée, en 1924, à proximité du mur d’enceinte de la villa. A la mairie de Martres- Tolosanes. Marbre blanc d’Italie. Hauteur, 0,20 m. (PI. XLIX).

Photographie communiquée par M. Jean Boube. — J. Bousr, Cahiers archéologiques, IX, 1957, p. 36.

Le côté gauche du visage et les parties postérieures de la tête ont en grande partie disparu. Le nez et la bouche ont été mutilés par le passage de la charrue. Enfant, la chevelure ondulée en mèches légères sur le front et le côté droit.

8895. Buste funéraire trouvé à La Barthe-Isnard (Haute-Garonne). A la mairie de Martres-Tolosanes. Marbre blanc. Hauteur, 0,32 m. (PI. XLIX).

Photographie communiquée par M. Jean Boube. — M. LABROUSSE, Gallia, IX, 1951, p. 130.

Tête d’homme destinée à être encastrée sur une statue ou sur un buste. Les traits du visage empâtés dans les chairs ne sont pas éloignés du faire des sculpteurs celtiques : front bas, gros yeux aux paupières cernées, lourdes arcades sourcilières ; nez élargi à la base, aplati à l’arête, menton gras pointant. Deux sillons encadrent la bouche aux lèvres charnues. La coiffure plate est ordonnée en petites mèches obliques et parallèles sur le front qu’elles recouvrent en partie.

Travail indigène du 1° siècle de notre ère.

8896. Semblable. Même provenance. À la mairie de Martres-Tolosanes, Marbre blanc. Hauteur, 0,42 m. (PI. XLIX).

II, p. 29; IX, p. 203; XII, p. 13).

Photographie communiquée par M. J. Boube. — M. LaBroOUSSE, Gallia, IX, p. 130.

Tête de femme âgée. Malgré l’arasement de la face, on retrouve les mêmes caractéristiques que sur la tête précédente (n° 8995). La chevelure, séparée par une raie médiane, est réunie en un chignon sur la nuque. Tenon d’encastrement en pierre à la partie inférieure.

8897. Antéfixe brisée. Même provenance. A la mairie de Martres-Tolosanes. Marbre blanc. Hauteur, 0,65 m ; largeur, 0,49 m ; épaisseur, 0,11 m. (PI. XLIX).

Photographie communiquée par M. J. Boube. — M. La- BROUSSE, Gallia, IX, 1951, p. 130 (figure).

Tête de Méduse. La chevelure est disposée en deux hauts bandeaux à ondulations parallèles, séparés par une raie médiane et retombant jusque sur les oreilles qu’elle recouvre entièrement, encadrant un visage aux traits alourdis. Un très large méplat est ménagé à l’arête du nez. Sous le menton, se nouent les extrémités divergentes d’un très large ruban. Le modelé de la bouche et l'indication de la lèvre supérieure, de même que la disposition de la chevelure, laissent subsister des doutes sur l’appartenance de la figure à l’art de l’Antiquité. Le monument pourrait relever de la Renaissance.

8898. Applique trouvée à Valentine (Haute- Garonne), parmi les matériaux jetés en vrac audessus des ruines de la villa gallo-romaine d’Arnesp, lors de la démolition, à la fin du xviri® siècle, du prieuré voisin, dont les murs contenaient des marbres cultuels ou funéraires, provenant du sacellum et du cimetière de la villa située sur ce même emplacement. Provisoirement dans une collection de Saint-Gaudens. Marbre blanc de Saint-

Béat. Hauteur, 0,29 m ; largeur, 0,21 m. (PI. XLIX).

Photographie et renseignements communiqués par

M. Georges Fouet.

Pan nu, debout, tenant dans le bras droit un pedum appuyé contre l’épaule. L’avant-bras gauche est étendu et la main présente une flûte de Pan. Des éclats ont endommagé le bas du visage, la jambe et le pied droits, ainsi que la cuisse gauche.

TROUBAT. — ILHEU. — ESBAREICH. — SAINT-CHRISTAU. (HAUTES- ET BASSES-PYRÉNÉES).

8899. Hermès, dit le Janus de Troubat. Au faîte du toit du château de Mauléon-Barroux (Hautes-Pyrénées). Pierre calcaire. Hauteur, 0,75 m. (PI. XLIX).

Photographie communiquée par M. M. Labrousse. — M. LaBroOUSSE, Gallia, XII, 1954, p. 220 (figure).

Tête de type celtique aux traits rudes, lourdes arcades sourcilières et gros yeux saillants, nez épaté, bouche ouverte, menton à l’ovale accentué. La chevelure en calotte couvre le front et retombe de part et d’autre du cou.

8900. Autel votif encastré dans le mur méridional de l’église, à Ilheu (Hautes-Pyrénées). Marbre blanc de Saint-Béat. Hauteur, 0,28 m. (PI. XLIX).

Photographie communiquée par M. M. Labrousse. — M. LaBrousse, Gallia, XII, 1954, p. 220 (figure).

Sur la base, un swastika ; sur le fût, un arbre feuillu ; au sommet trois feuilles.

8901. Fragment de toit d’une auge cinéraire.

Encastré dans le mur du cimetière, à Esbareich (Hautes-Pyrénées). Marbre blanc de Saint-Béat. Hauteur, 0,291 m. (PI. XLIX).

Photographie communiquée par M. Labrousse. — M. LaA- BROUSSE, Gallia, XII, 1954, p. 220 (figure).

Buste d’homme quadrangulaire, brisé dans le bas, dont un éclat a mutilé le bas du visage, chevelure descendant bas sur le front et disposée en mèches parallèles rejetées en arrière, semblable aux figures des auges cinéraires du Comminges.

8902. Buste trouvé à Saint-Christau (Basses- Pyrénées), dans la source thermale. A l’établissement thermal de Saint-Christau. Pierre commune. Hauteur, 0,62 m; largeur à la base, 0,38 m.

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