SÉGUSIAVES
(SEGVSIAVI).
(Voir le tome :
9011. Statuette retirée, le 24 septembre 1872, de l’un des quarante puits de l’oppidum du Crêt- Chatelard (Loire), lors de la campagne de fouilles de A. Cheverondier et V. Durand (puits 4, parcelle 26 du cadastre de 1832). Perdue ou détruite. Planchette de bois. Hauteur, 0,24 m. (PI. LXVIII).
Jean RENAUD, Revue archéologique de l'Est, VII, 1957, p. 292-294 (figure).
La statuette est connue seulement par un dessin, exécuté en 1872, conservé à la bibliothèque Joseph- Déchelette, à Roanne.
Divinité masculine, assise sur un petit socle rectangulaire, la jambe droite repliée sous l’autre jambe. De l’épaule gauche un serpent descend vers la corbeille posée sur les genoux du dieu et à portée de la main droite, est placé un fruit rond. Le costume est fait d’une tunique à manches longues et de braies. Une cassure a séparé du torse la tête disparue. Le revers est plat.
Art celtique.
9012. Tête trouvée entre Roanne et Ambierle (Loire). Au Musée de Roanne. Grès gris. Hauteur, 0,30 m ; largeur, 0,20 m. (PI. LXIX).
Photographie communiquée par M. François Déchelette. — F. DÉCHELETTE, Gallia, XII, 1954, p. 89-90 (figure).
Dieu-tête du type de Chorey (E., XV, n° 9049). Le sommet et la base sont plats, en arrière est
creusée une cavité (longue de 0,14 m, profonde de 0,02 m). Visage carré aux larges méplats ; nez
III, p. 45).
triangulaire aplati à l’arête; yeux saillants aux paupières cernées ; bouche aux lèvres minces, entre deux sillons partant obliquement des narines.
9013. Masque trouvé à Ambierle (Loire), avec des céramiques du 1° siècle de notre ère, dans la cave d’une habitation gallo-romaine. Au Musée d’Ambierle. Marbre blanc. Hauteur, 0,22 m; largeur, 0,15 m; épaisseur, 0,08 m. (PI. LXIX).
Photographie communiquée par M. Louis Armand-Calliat. — L. ARMAND-CALLIAT, Revue archéologique de l'Est, IX, 1958, p. 84-86 (figure).
Silène. Le visage est empâté dans les chairs, le nez court et busqué, les lèvres épaisses, les sourcils froncés. Le front chauve est barré par un ruban maintenant sur les tempes des fleurs et des feuilles de lierre qui, en retombant, couvrent entièrement les oreilles. Légèrement creux en arrière et pourvu d’un tenon de fer.
Travail italien. 127 siècle de notre ère.
9014. Cippe servant de pilier dans le porche de l’église de Saint-Rambert-sur-Loire (Loire). Pierre. (PI. LXIX).
Photographie communiquée par M. Jean Renaud. — J. RENAUD, Revue archéologique de l’Est, VII, 1957, p. 157-159 (figure). — J.-J. HATT, ibid., p. 159, n. Z.
Dans une niche à sommet cintré, supporté par deux pilastres reposant sur un socle mouluré, un motif sculpté au virre siècle de notre ère remplace la figure, défunt en pied ou en buste, qui occupait primitivement la niche et qui a été bûchée. Guir-
landes sur les faces latérales.