‹ Recueil Général des Bas-Reliefs de la Gaule Romaine (volume 2)Chapitre 99 sur 184 · BEAUVAIS · texte numérisé non relu

BEAUVAIS

(CAESAROMAGVS, BELLOVACI).

(Voir les tomes : V, p. 154; XIV, p. 20).

9206. Bas-relief mutilé trouvé dans les assises du mur d’enceinte gallo-romain, à 7,80 m de l’alignement de la rue du Théâtre. Au Musée de Beauvais. Pierre calcaire de Mérard. Hauteur, 0,60 m ; longueur, 1,60 m ; épaisseur, 0,06 m. (PI. XCVIII).

Photographie communiquée par M. R. Lemaire.

Torse de femme nue, brisée à mi-cuisses, se détachant sur un fond de voiles et dont les bras étaient étendus ou dressés. La tête et les bras ont été écrasés par la pelle mécanique lors de l’extraction du relief.

On rapprochera de ce morceau un bas-relief de Bavai (E., V, n° 3984) et un cippe d’Arlon (E., V, n° 4040).

Plutôt une danseuse que Vénus.

9207. Fragment de sculpture trouvé dans les assises du mur d’enceinte gallo-romain, sous le boulevard Loysel. Au Musée de Beauvais. Pierre calcaire de Mérard. Longueur, 0,27 m ; largeur, 0,37 m. (PI. XCIX).

Photographie communiquée par M. R. Lemaire.

Au registre supérieur, feuillages en forme de crosse d’un côté, acanthes mutilées de l’autre. Au registre supérieur, acanthes.

9208. Semblable. Même provenance. Au Musée de Beauvais. Pierre calcaire de Mérard. Longueur, 0,30 m ; largeur, 0,17 m. (PI. XCIX).

Photographie communiquée par M. R. Lemaire.

Au registre supérieur, feuillages dans un encadrement de bossettes. Au registre inférieur, feuillages.

9209. Fragments de décor architectural trouvés dans les assises du mur d’enceinte gallo-romain, rue Philippe-de-Beaumanoir. Au Musée de Beauvais. Pierre calcaire de Mérard. (PI. XCIX).

Photographie de M. R. Lemaire.

1. A la partie supérieure d’un bloc en forme de tronc de pyramide (hauteur, 0,71 m; épaisseur, 0,50 m), décor de chapiteau de pilastre, orné à la corbeille de feuilles d’acanthes, à l’abaque d’oves terminé par un coussin recourbé en forme de volutes aux deux extrémités.

2. Semblable (hauteur, 0,52 m ; largeur, 0,63 m). Le décor de feuilles d’acanthes est arasé.

(SAMAROBRIVA, AMBIANI).

(Voir les tomes : V, p. 160; IX, p. 356; XIV, p. 21).

Les travaux de reconstruction de la cité après la dernière guerre ont fait connaître l’existence de thermes gallo-romains, rue de Beauvais, qui ont donné un lot assez hétéroclite de fragments de sculptures recueillis sur leur emplacement dans une cave moderne et dans une salle plus en retrait sur la rue. Toutes ces sculptures, antérieures aux thermes, appartiennent au 1° siècle de notre ère, au plus tard aux premières années du n°. Leur emplacement primitif ne peut être précisé. Des monuments importants ont été détruits pour faire place aux thermes, ou à d’autres édifices faisant partie du même programme d’urbanisation.

Les photographies de ces monuments, conservés au Musée de Picardie, à Amiens, m’ont été obligeamment

communiquées par M. Ernest Will.

BIBLIOGRAPHIE

Ernest WiLz, Sculptures gallo-romaines d'Amiens, dans Revue du Nord, tome XXXVIII, 1956, p. 331-338 (figures).

9210. Fragment de statue retiré de la salle à hypocauste où il était noyé dans une chappe de béton servant de support à l’hypocauste. Calcaire jaune très clair. Hauteur, 0,21 m; largeur maximum, 0,20 m ; longueur maximum, 0,30 m d’avant en arrière. (PI. XCIX).

E. Wrz, op. cit., p. 332-334. — J. HEURGON, Gallia, 1954, p. 132.

Tête de Géant anguipède, brisée aux épaules, fortement projetée en avant, le cou et le menton ne formant plus qu’une ligne droite. Le visage est glabre, la bouche entrouverte, les yeux à la pupille indiquée le regard fixe, comme hébété. La chevelure est disposée en tresses isolées, séparées par une raie médiane. Le dessus du crâne est sommairement travaillé et érodé. Cassure au menton et nombreux éclats au visage.

9211. Fragment de sculpture trouvé en 1924 dans les thermes. Pierre calcaire. Hauteur, 0,15 m ; longueur, 0,15 m ; largeur, 0,15 m. (PI. XCIX).

Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie, 1924,

p. 52. — J. HEURGON, Gallia, 1954, p. 132. — E. WILL, op. cit., p. 334.

Tête de jeune homme au visage juvénile et souriant. Malgré les nombreux éclats affectant le menton, la bouche et l’extrémité inférieure du nez, le modelé des traits apparaît soigné. La pupille est profondément creusée, les paupières sont soulignées par un double cercle. La chevelure vaporeuse enca-

dre le visage de ses boucles en partie brisées. De chaque côté deux protubérances globulaires n’appartiennent pas aux sabots du cheval d’un dieu cavalier, car au lieu de toucher les épaules, elles sont placées au-dessus des oreilles et la chevelure reste libre. Sur la nuque, à l’arrêt des cheveux, une encoche à deux pans se rejoignant à angle droit est pratiquée, ce qui semble indiquer qu’il s’agit d’une sorte d’applique réduite à la tête ou au buste, destinée à l’ornementation d’un pied de table, par exemple.

9212. Fragment de haut-relief. Même provenance. Calcaire à grain fin de couleur claire. Longueur,

0,31 m. (PI. XCIX).

E. WILz, op. cit., p. 334-335.

Main gauche, les doigts repliés sur la paume, et moitié de l’avant-bras brisé. Au revers, les traces d’un arrachement. L’auriculaire manque.

9213. Fragment de statue. Même provenance.

Calcaire granulaire grisâtre. Longueur, 0,18 m.

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