NEUVY-EN-SULLIAS, SCEAUX
debout, à gauche, paraissant brouter ou, peut-être, se désaltérant; puis un chien, placé comme ce second cerf
et, à ce qu'il semble, flairant le sol; enfin, le buste d’un personnage ailé soufflant dans une corne tenue de la
main droite. Les sculptures des autres faces n'existent plus.
2984. Slatue découverte, en 1861, à Neuvy-en- Sullias (Loiret), dans une sablière. Au Musée d'Orléans; moulages aux Musées de Saint-Germain et de sculpture comparée. Bronze repoussé. Hauteur, o m. 78.
Manrezcier, Bronzes ant., p. 26 et pl. XII — Mémn. de la Soc. archéolog. de lOrléanais, IX (1866), p. 203. — Desxovers, Catal. (1° partie), p. 204. —$. Renacn, Catal. (h° édit.), p. 99: Répert., I, p. 747, n° 4; Guide, p. 87 (grav.); Cultes, I, p. 35 et 64 (grav.). — Pour le surplus de la bibliographie, voir le
Sanglier. On découvrit, en même temps que ce sanglier et le cheval du n° 2978 : onze figurines, la plupart de style barbare (Esculape, Hercule enfant, homme drapé, homme nu courant ou dansant, équilibriste (?), joueur de balle, jongleur ou danseur, Mars ou guerrier, {rois femmes nues); deux animaux (un taureau et un cerf) en bronze coulé: trois animaux (une vache et deux sanpliers) en bronze repoussé; une trompette, de 1 m. A4 de lons, formée de plusieurs sections, en bronze battu, s’emboitant les unes dans les
autres; un wmbo de bouclier; enfin, des patères, des casseroles et: des feuilles de bronze. Tout ce trésor était caché dans une chambre hâtivement construite sous la menace d’une invasion, probablement vers la fin du iv° siècle.
2985. Tête trouvée à Sceaux (Loiret). Au Musée d'Orléans. Marbre blanc. Hauteur. o m. 12.
Femme diadémée: divinité indéterminée.
2986. Tête «trouvée au cours des travaux de construction de l'usine des tabacs » | étiquette |. Au Musée
d'Orléans. Calcaire tendre, à grain fin. Hauteur, om. 17. Femme couronnée de laurier; peut-être une Victoire. La sculpture est de très basse époque.
IMPRIMERIE NATIONALE
(CAESARODVNVM, TVRONES.)
Le Musée de Ja Société archéologique de Touraine, fondé en 18/0, est dû en grande partie au zèle de Pécard. On Fa joint au Musée de peinture, qui fait pendant à la Bibliothèque (ancien hôtel de ville), à l'extrémité de la rue Nationale, du côté du pont de Tours. I ne contient que quelques pierres,
de diflicile accès, qui proviennent presque toutes des anciens remparts.
BIBLIOGRAPHIE
[| Cnauporssau (Noël). | Essai sur les ruines romaines qui existent encore à Tours et dans les environs. Tours, 1831, in-8°,
15 pages. Extrait des Annales de la Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département d'Indre-et-Loire, t. XE,
IL Pazusrre (Léon). Catalogue du Musée de la Société archéologique de Touraine. Tours, 1871; in-8°, vur-79 pages.
2987. Tambour de colonne de provenance locale. Au Musée. Pierre commune, Hauteur, o m. 58; diamètre,
environ o m. 0.
La surface est partagée en quatre compartiments, el chacun d'eux contient Pimage d’un taureau ailé, debout, l'une des pattes antérieures posée sur un objet en forme de tronc de cône retourné. Les taureaux se font face deux à deux.
2988. Slèle à sommet cintré «jadis placée au sommet du pignon occidental d’une maison de Langeais,
connue sous le nom de chapelle Saint-Martin » [ pau. |. Au Musée de Tours. Calcaire coquillier très grossier. Hauteur, o m. 78; largeur, o m. 46; épaisseur, o m. 21.
Pazusrre, Catal., p. 22, n° 136.
Dieu barbu, vêtu d’une tunique, dans une niche, entre deux déesses, dont l'une est nue, l’autre drapée. Les trois personnages sont debout. Le dieu tient, de la main droite ramenée devant le corps, un attribut rectangulaire peu reconnaissable. On à voulu reconnaitre, dans ce bas-relief, tantôt le baptême du Christ, tantôt l’évêque saint Martin, entre saint Brice et saint René.
2989. Stèle à fronton triangulaire et acrotères, trouvée, vers 1850, au château de Chinon, près de l'emplacement de la chapelle de Sainte-Mélanie. Au même lieu. Pierre commune. Hauteur, 1 m. 47; largeur, o m. 62; épaisseur, 0 m. 90.
nd
Personnage imberbe, vêtu d'une tunique et d’un manteau, dans une niche, entre deux pilastres, tenant, de la main droite ramenée devant le corps, un objet fruste. de lautre main tombante, des tablettes. Dans le fond. une draperie. Le fronton de la stèle est décoré d’une rosace et, peut-être, d’un croissant.
2990. Tablette découverte, en 1899, près de Langeals , au lieu dit Mistrais où Meurtrais, + dans un champ de sépulture caractérisé par des rangées de cercueils de pierre , tous orientés, mais dépourvus d'inscriptions ou d'attributs propres à en déterminer la date» |r08. |. A Cormery (Indre-et-Loire ), chez M. Bobeau. Grès. Hauteur, om. 34; largeur, o m. 21; épaisseur, o m. oi.
Bossesozur. Bull. de la Soc. archéol. de Touraine, XI (1898), p. 389. Espéraxnreu, Revue épior., IV (1899). p. 6. Boseau, Bull. archéol., 1899, p. 479 et pl. XII.
Cavalier et lion. Le cavalier, à gauche, est vêtu d’une tunique serrée à la taille, el casqué; derrière lui, au second plan, un arbuste (cep de vigne?). Le lion, la gueule ouverte, se dresse ou, plus exactement, parait assis. Entre les deux figures, un ornement en forme de double spirale. L'inseription est ainsi conçue : Aie re-
quiescit bonememorius tnux (— inox) Aigulfus, idus kalendas septembres ; hic dionet orare pro parentes suos Agecto et Wellito (
le cheval, parallèlement au bord gauche de la pierre, les
Wellitae ?) etut in Christo dipnet orare. Devant
mots : ie requiescit. vi’ siècle.
2991. Blocs mutilés découverts, en 1767, dans les caves de lArchevèché (fondations de l'enceinte romaine). Au Musée. Calcaire coquillier, très grossier. Hauteur,
0 m. 07; épaisseur, o m. 25 ; largeurs à la partie supérieure :
1;"14m,-25:2/*om 08
| Cuamporseau, Essai , put Annales de la Soc. d'agric. d'Indre-et-Loire, XT (1851), p. 172. — Revue des Soc. sav., h° série, HE, p. 18 et 237. — Branouer, Enceintes rom., p. 42.
1. Personnage barbu, à demi couché, à gauche, le torse nu, les jambes entourées d'un manteau dont une
partie flottante entoure l'épaule droite, contre un taureau, à droite, paraissant agenouillé. Le personnage, probablement un Fleuve, a, devant lui, un homme vu de dos, qui saisit, de la main droite, la tige horizontale d'un lierre. — 2. Diane drapée, à demi couchée, à
droite, contre un arbre, dont on reconnait l'une des branches contre son épaule droite; la déesse porte en bandoulière un arc et un carquois; à ses côtés, un cerf agenouillé, à droite, dont elle paraît tenir lune des
cornes. Devant le cerf, un Amour nu courant à droite. Les pierres ont été taillées en forme de claveau et paraissent provenir de la décoration d'une porte. Toute la sculpture a beaucoup souffert.
2992. Tête provenant d’Azay-le-Rideau. Conservée au même lieu, au château de lIslette. Pierre commune. Hauteur, o m. 2°.
Jeune femme, peut-être casquée; 1l s’agirait alors de Minerve.
2993. Bloc rectangulaire encastré dans les anciens remparts « à peu près au milieu de la façade méridionale , à l'est de l'amphithéâtre, dans une petite serre du jardin de lOrphelinat, [rue des Ursulines, n° 4]» [sranc. |.
| Guamporseau |, Essai, p. 11 = Annales de la Soc. d’agricult. d'Indre-et-Loire, XI (1831), p. 172. — Braxoner, Enceintes rom., p. 43.
Femme à demi-couchée, le torse nu, les Jambes couvertes d’un manteau; elle a la main droite sur la poi-
trine et regarde le ciel; à sa droite est un animal, à longues oreilles pointues, peut-être un monstre, dont on n'aperçoit que la tête et le cou. Par derrière, une draperie. Scène indéterminée.
2994. Fragment «trouvé en creusant l'égout de la rue de la Casernes |Par.]. Au Musée archéologique. Pierre commune. Hauteur, Om. 10:
Parusrre, Catal., p. 29.
Tête d’un homme barbu.
Restauration en plâtre : le nez. Sculpture peu soignée de basse époque (mn sièele?).
2995. Bloc rectangulaire retiré de la partie de lenceinte gallo-romaine comprise entre la Loire et le côté septentrional de la rue Saint-Pierre-des-Corps. Au Musée. Pierre commune. Hauteur, o m. 61; largeur,
o m.066; épaisseur, o m. 1.
Bull. de la Soc. archéol. de Touraine, VI (1883-1885), p. 87.
— Cf. Braxouer, Enceintes rom., p. 4h.
Masque de Satyre, barbu, de face, coiflé d’un vase à deux anses et à pied (canthare); ce masque est contenu dans un losange placé lui-même entre quatre boucliers d'Amazone. Assise de pilastre. La sculpture parait se rapporter au culte de Bacchus.
TEMPLE D'YZEURES.
Le temple d'Yzeures (Indre-et-Loire) n'est connu que par quatre-vingt-quinze pierres, de grand appareil, qui en proviennent. M. Daviau, architecte, et surtout le P. Camille de la Croix les ont retirées. en 1899-1896, des fondations mérovingiennes de l'un des côtés d’une chapelle du xu° siècle, partielle-
ment démolie pour la construction de léglise actuelle de la commune. Ge temple était consacré aux
divinités de deux empereurs, probablement Marc- Aurèle et Vérus, et à Minerve, ainsi que nous l'apprend cette inséription, qui en constituait la dédicace : Numimbus Augustorum et deae Minervae , M, Petront P? Gia}malli file, |... ajedem cum s[uis ornamenti}s, quan pater filer? promis |erat ; d(e) s(uo) p(onendum) c{uraverunt). Des pierres mises au jour, une vingtaine ont fait partie de {rois autels, lun octogonal, les deux autres rectangulaires, décorés de personnages sur chacune de leurs faces. Le reste se rapporte à la construction où à l’'ornementation, purement architecturale, de l'édifice,
BIBLIOGRAPHIE
LE Bossesogce (Abbé L.). Le temple de Minerve à Yieures. Tours, 1896; in-8°, vin-20 pages. Extrait du Bulletin de la Socitté archéologique de Touraine, 1. IX, 1896, p. 335 à 363.
I Croix (P. Camille pe LA). Rapport à Monsieur le Président et à Messieurs les membres de la Commission des Monuments historiques. Poiliers, 1896; in-4°, 11 pages. |
HE. Rocuesruxe (Octave pe). Le temple gallo-romain d Yieures. Vannes, 1897; in-8°, 11 pages, 2 planches. Extrait de la Pievue du Bas-Poitou, 1. IX, 1896, p. 377 à 385. —- Le temple d'Fzeures (2° article). Vannes, 1898; in-8°, À pages. 3 planches. Extrait de la Revue du Bas-Poitou, 1. XT, 1898, p. 253 à 256. — Cf. Hip, Pievue du Bas-Poitou. t. X, 1897. p. 235 et 236.
IV. Norman (Charles). Les fouilles d'Yieures et la Gisantomachie inédite récemment découverte, dans L'Ami des monuments et
des arts, t. X, 1896, p. 293 à 311 (avec 3 planches).
2996. Blocs mutilés. Reproduits à l'échelle du dixième. Les trois premiers blocs, par leurs dimensions, ne Ch. Norman, L’Ami des monum., X (1896), p. 310. peuvent pas provenir de la base ou du couronnement des
TEMPLE D'YZEURES.