VS PE ESS
(A édit), p. 33; Guide, p. 68 (gravure). —— Camille Jucuia, pl. XXVE — A. Lerèvre, Les Gaulois, p. 126 et 197 (gravures). — Dre Gux et A. Lacroix, La Gaule romaine, W, p. 67 (gra-
(rallia (4° édit.), p. 217 (gravure); ef. Revue des études anc. , IX vure). — De Pacurere. Paris gallo-rom., p. 104 et pl. XIV et XV,
(1907), p. 186. — A. Berrran. Pelio. des Gaulois, p. 316 et
Sur l'une des faces, dans une niche, le buste d’un un collier gaulois; au-dessus, Pinseription : [Clernundieu barbu, paraissant vêtu d'une tunique, pourvu de | n08. À droite, un autre dieu barbu, peut-être nu, tenant, deux cornes de cerf à chacune desquelles est suspendu | de la main droite, une massue ou épée à lame courte
dont il menace un serpent qui se dresse devant lui; | des deux autres faces, un Dioscure imberbe, cuirassé, à
au-dessus, Finseription : Smert|. .0s|. Sur chacune | droite, tenant sa lance de la main gauche et, de lautre
main levée, la bride de son cheval; au-dessus de Fun | cure, Pollux, a disparu. Un bloc manque, qui contenait des Dioseures, son nom Castor: le nom de l'autre Dios- | la partie inférieure des figures. D’après M. Mowat, le dieu
cornu, étant donné sa taille et celle des autres person- | 3134. Deux blocs rectangulaires découverts, en 1711, I | Oo Î
nages, n'a pu être qu'accroupi, les jambes croisées. dans le chœur de l'église Notre-Dame (voir le n° 313» ).
Au Musée de Cluny; moulages au Musée de Sant-
Germain. Pierre de Saint-Leu. Hauteur, 1 m. 10: lar-
Ur SPAS » = / geur et épaisseur, O m. 71.
CI. L., XIE, 5026 0. — Moreau De Mavrour. Obserr., p. 9.10. 18 et 22 (d'après lui : Journal des savants, L [1711]. p. 513: — Mém. de Trévoux, janv. 1719. p. 41). — Bauveror, Descript., p. 34 (gravures, d’après lesquelles Dow Marnix, Relie. des Gaulois, Il, p. 45 et pl. XXV). — Dauer, Men. de Tréroux, avril
1717. p. 627: Journal des savants, LXII (1717). p. 619. — Keyscer, Ant. select, p. 367 et pl. XII. — Brevar, fiemarks Il, p. 262 (gravures). — Moxrraucox. Ant. expl., 1, 2, p. 125 et pl. CXC. — Verror, Hist. de l’Acad., WE (1723), p. 24» (gravures). — Fecrerex et Loseau, Hist. de la ville de Paris, V. p. exxxiv (gravures). — Alexandre Lexorm, Deseript. (1797). p. 31: Musée, TL, p. 121 et pl. XVI et X VIT: Mon. des arts libéraux, analyse des figures. p. 3 et pl Il. fig. >: WMém. des Ant. de France, 1 (1817). p. 112. — Mowcez, Rec. d’ant. (1804). p. 103 et pl. COXLVIL. fig. 3. — Jomaxxear. Mém. de l'Acad.
celtique , L (1807). p. 198. — Grivaun, Ant. gaul., p. 25 et 224. — De Macrercué, Paris ane., p.33 et pl. IL — De Suxr-Vicror . Tabl. hst., p. 462 (gravure). — Duravre, Hist. de Paris (1821). 1. p.58 et pl. Il. — Joraxn, Wém. des Ant. de France, NN (1823).
p. 00 (gravure). — Déaz. Dissert., p. 90. — Jorrois, Men. présentés par divers savants à l'Acad. des inscript., 9° série, I (1845), p. 54 et pl. IV = Mém. sur les ant., p. 58. — De Gauzze. Nouv. hist., p. 28. — Albert Lexorr, Statist., p. 27 et
Atlas, pl XXI — De Jourrroy et Brerox, État des arts, p. 58 et pl. VITE — Virgile Cazcaun, Notice sur un Jupiter gallo-rom. trouvé à Jouy (Paris, 1864: in-4°), p. 57 (gravure). — Borpier et Cuarrox. Hist. de France, p. 36 (gravures). — Bervar.
Les orisines de Paris, p. 24 et pl. [1 à IV]: Décour.. D110 — D'Arsors DE Jesuxvie, Mythologie celtique, p- 289: Revue archéol., 1873, 1. p. 99: Enlevement du taureau divin — Revue
celtique, 1907. pl. Let IL — Mowar, Comptes rendus de lAcad. des inseript., h° série, IT (1875). p. 350: Bull. épior. de la (Gaule, V (1881). p. 60 — Remarques, p. 18 et 89. — Caruer. Bull. de la Soc. philom. vosgienne, W (1856). p. 185. — I SomuErARD, Catal. (1881). p. 3.— James Mux, Les alisnements de Kermario (Rennes. 1881: in-8°), p. 82 (gravures). — Bosc et Boxxeuère, His!. nation. des Gaulois, p. 1 (gravures). — Derer, Hist. des Romains, IV (1882). p. 29 (gravures). — Desrarnixs.
Géogr.. I, p. 268 et pl XL — Salomon Rernacu., Catal.
(4° édit.), p. 33: Revue cell, 1895, p. 45:
Cultes ,
de l'hist. des relio., 1007, p.
1097; D. 1, 197el
253 l, p. 233 (gravures); cf. p. 1, 64 et 204; Revue
TO — Mercure Wricéphale , pe 19
Cultes, UT, p. 172 (gravure): Guide, p. 71 (gravures). — Ca-
mille Joccrax, Gallia (4° édit), p. 145 et 08 (pravures). — \. Berrran, lielie. des Gaulois, p. 351 et 360 (gravures). — FH. Leuven, Westd, Korr. BL, 1896, p. 33. — Dr Cux et A. Lacroix, La Gaule rom., WE, p. 66 (gravures). — À. Lerkvre, Les Gaulois, p. 101, 194, 199 et 130 (eravures). — SrupniczkA,
Jahrb. der Kaïs. deutsch. Archaeol. Tastituts, XVI (1903), p. 17
(gravure). — A, Carver, La Cité, IT (1906-1907), p. 266 (gravures). — Roger Miss, Comment discerner les styles (2° édit. , Paris, 1909: in-h°), p. 18 (gravures), — Dr Pacurene, Paris
gallo-rom., p. 104 et pl. XIV. — Cf. Revue archéol., XXI ( 1674)à p. 37; XXVI (1873), p. 130.
Au-dessus de chaque bas-relief parait être Le nom de la divinité représentée. Sur une des faces, Jupiter (Jovis) barbu, debout, enveloppé dans un manteau qui laisse le côté droit du torse et les deux bras à découvert: le dieu
à sa droite, un
üent de la main gauche un long sceptre; aigle, sur la tête duquel 1l pose la main droite. Sur la face latérale gauche, Vuleain {Wolcanus) barbu , debout, en costume d’arlisan laissant à découvert la partie droite du torse; le dieu, qui est pieds nus, tient de la main gauche des tenailles: l'autre main est ramenée devant le corps. Un bücheron (Esus ?), vêtu comme Vuleain, occupe la face latérale droite et, de la main droite armée d’une hache, s'apprête à porter un coup dans un saule, dont il saisit une branche de la main gauche; à ses pieds, une
autre branche déjà coupée. L'arbre se retrouve, sur la quatrième face, au-dessus d’un taureau (Tarvos Trivaranus) debout, à droite, paré d'une longue housse, et sur lequel perchent trois grues (ou cigognes) : une sur la tête et deux (adossées) sur la croupe. M. Salomon Rei-
9 e , r ser. .
nach est d'avis que autel ne porte, en réalité, que trois figures, + Esus et Tarvos Trigaranus n'étant que les éléments juxtaposés d’une scène unique, reliés par Parbre. aux rameaux touffus, qui les domine». Les deux blocs paraissent provenir d'un autel; mais il se peut égale-
ment qu'ils aient fait partie du soubassement d'une colonne, surmontée d'une statue de divinité, comparable à celle, dite de Jupiter, que possède le Musée de Mayence.
3135. Bloc rectangulaire découvert, en 1711, dans le chœur de église Notre-Dame (voir le n° 3139). Au Musée de Cluny; moulage au Musée de Saint-Germain.
Pierre de Saint-Leu. Hauteur, 0 M. Mrs largeur et épais- | Mein. de Trévoux , Janv. 1712 : D- la ls, = BAUDELOT, Descript.,
2 [oravurec r àc lac aMac:-] > TIN Door NÉE seur, o m. 80. p- 97 (gravures, d'après lesquelles : Dow Marrix, Aeho. des Gau-
lois , AT, p. 45 et pl. XXV). — Daniez, Mém. de Trévoux, avr. TA, p. 627: Journal des savants, LAIT (1717), p. 615. — Kevszer, Ant. select, p. 367 et pl. XIE. — Brevar, Remarks, IL, p. 26»
C. I. L., AIT, 3096 d. — Moreau pe Maurour, Observ., p. 10 et 24 (d’après lui : Journal des savants, L [1711], p. 513; —
gravures). — Monrraucos, Ant. expl., I, 2, p. 423 et pl. CXC.
p. 28 etpl. IL. — Déar, Dissert., p.91.— JoiLois, Mém. présentés — Verror, Host. de l'Acad., (17923), p. 242 (gravures). —
par divers savants à lAcad. des inseript., 2° série, 1 (1845), FectBiex et Lopneau, Hist. de la ville de Paris, L, p. eunx (gra- | p. 52 et pl. IV, n° 9 à 12 — Mém. sur les ant., p. 56. — AI vures). — Alexandre Lenoir, Descript. (1797), p. 31: Musée, 1. bert Leo, Stahst., p. 28 et Aulas, pl. AXIS. — Bornier et p. 134 etpl. XVITT: Monum. des arts libéraux , analyse des figures. Carton, Hist. de France, p. 57 (gravures). — Brervarp, Les p. 3 et pl. IT. — Grivaun, Ant. gaul., p. 25 et 29h. — De Mav- | origines de Paris, p. 4 et pl. [IX et X]: Découv., p. 11. —
PERCHÉ, Paris anc., p.32 et pl. I. — Duraure, Hist. de Paris (1891). | Mowar, Comptes rendus de l'Acad. des inseript., 4° série, I
( 1879 ); P: 350: Bull. des Ant. de France, 1800, P: 200 ; Bull. épigr. de la Gaule, L (1881), p. 120 — Remarques, p. 37. —
Du Souuenarr, Catal. (1881), p. 4. — Desrarnnxs, Géogr., Il, p. 260. — Salomon Reinacn, Catal. (h° édit.), p. 33. — G. Rav, Paris, p. 9. — Dre Pacurere, Paris sallo-rom., p. 105.
Sur l’une des faces, Mars, casqué el cuirassé, portant sa lance de la main droite et paraissant tenir, de l'autre main, le pommeau d'une épée; à sa gauche, une déesse drapée (Minerve?), le bras droit paré d’une armille,
tenant, de la main gauche, un objet peu reconnaissable | un dieu nu, tenant, de la main droite, une draperie
ayant la forme d'une fleur à trois pétales; au-dessus,
[I in|erva au
peut-être l'inscription :
qui flotte en arrière, et, de l’autre main levée, un objet
Du côté droit, | fruste; à sa gauche, une déesse nue, sans attributs,
seulement reconnaissable à ses cheveux. Le bandeau, de ce même côté, laisse apercevoir quelques traces de lettres qui donnaient les noms des deux divinités. On a pensé à Apollon et à Vénus; mais la déesse pourrait ètre aussi Sirona. Du côté gauche, Mercure, coiflé du pétase, portant, de la main gauche, un caducée; à sa droite, une déesse drapée, où je reconnaitrais Ros-
merta, de préférence à Junon ou Vesta que propose M. Mowat. L'inscription du bandeau, qui nous aurait renseigné, n'existe plus. La quatrième face est décorée de deux divinités féminines drapées; lune est peutêtre Diane, tenant un are, dont on verrait l'extrémité contre son épaule gauche; le groupe de lettres For. . ., au-dessus de Pautre, permet de supposer qu'il s'agit de
la Fortune. Baudelot fait mention d’un sixième bloc, très mutilé, découvert, comme les-précédents jen:1 71 1, dans le chœur de Péglise Notre-Dame. Le déssin-qu'ilen donne ne reproduit qu'une jambe. Felibien et Lobineau citent aussi ce bas-relief, où un autre de même provenance, qui serait également perdu. «Il n’y a dessus, écrivent-
auprès de S. Eustache, à endroit où est son jardin, on trouva les fondemens des murailles d’une enceinte de la ville de Paris, qui probablement avoient déjà servi à quelque édifice plus ancien et plus considérable, comme seroit un temple ou un palais, puisqu'en fouissant en terre, environ à deux toises de profondeur, on y trouva parmy des gravois, dans une tour ruinée, une teste de
femme, de bronze, fort bien faite. un peu plus grosse que le naturel, qui avoit une tour sur la teste, et dont les yeux avoient esté ostez, peut-èstre à cause qu'ils estoient d'argent comme c’estoit une chose assez ordinaire aux anciennes figures » [ou moL.|. Cette tête célèbre appartint d’abord à labbé Berrier, puis au sculpteur Girardon, ensuite à Crozat, enfin au duc de Valentinois, qui la légua, par testament, au Cabinet des médailles
| als, qu'une figure; mais elle est si effacée, que nous ne
pouvons en rien dire. *
3136. Comme M. Berrier faisoit travailler, il y à
| quelques années [probablement en 1657] en sa maison,
de la Bibliothèque nationale. Moulage au Musée de Saint- Germain. Hauteur, o m. 70.
[P. ou Mouwer |, Nouvelle découverte d’une des plus sinoulières el des plus curieuses antiquitez de la ville de Paris, s. 1. n. d. ( probablement à Paris, vers 1680), 4 pages (gravure) — Le Cabinet de Sainte-(reneviève (1692), p. 10. — Brice, Deseript. . 1. p. 115. — Moreau pe Maurour. Mém. de l'Acad. des inseript., HT (1711- 1717), p- 296. — Moxrraucon, Ant. expl., I, pl. I, n° 4. — Sauvaz, Hist., À, p. 56. — Gros ne Boze. lettre publiée par M. Guirrrey, dans le Bull. de la Soc. des Ant. de France, 1879. p. 232. — Srox, Recherches (1783), p. 297. — Cavzrs, Rec. dant, H, p. 378 et pl. CXIT (d’après lui, Grivaun. Arts et mél. des anc., pl. VI, n° 1; Ant. gaul., p. 226). — Feumrex et Losxeac, Hist. de Paris, WT, p. 8. — Dom Marnix, Relie, des Gaulois, I, p. 139. — Du Mersax, Notice (1679) p.22 "et pllll, n° 1: Hist. du Cabinet des méd., p. 11. — Doraure, Hist. de Paris (1891), L, p.71 et pl. IE, fig. 4. — De Gauize, Nour. hist.,
IMPRIMERIE NATIONALE
p. 3. — Alex. Levoir, Monum. des arts libéraux, analyse des figures, p. 7 et pl V. — De Jourrroy et Breton, Etat des arts, p. 106 et pl. XXII. — JozLois, Mém. présentés par divers savants
à l'Acad. des inseript., 9° série, 1 (1845), p. 65 et pl. VIE, n° 8
Mém. sur les ant., p. 69. — Albert Lexom, Statist., pl. XXVI. — Cnarouizcer, Catal., p. 485, n° 2917. — Benvarn, Découv, p. 11. — Bonxarré, Dictionn. des amateurs, s. v. Berre.
- Camille Jucuuax, Gallia (h°édit.), p.291 (gravure). — BABELON, Notice, p. 106: Guide, p. 343 (gravure). — Basezon et Brancuer, Bronces ant., p. 258, n° 614. — Salomon Rernacn, Bronzes Jigurés, p. 94 (gravure); Guide, p. 82 (gravure): Gazette des Beaux-arts, 1909, 11, p. 459 (gravure): Recueil de têtes ant., p. 87 et pl. GX et CXE — Furrwivezer, Neuere Fülschungren nach Antiken (1889). p. 26 (photographie).
Femme tourelée. Probablement une ville personnifiée; peut-être Lutèce. Selon Furtwängler, Pœuvre serait inspirée d'une Tyché d’Alcamène. M. Salomon Rermach est d'avis qu'elle pourrait procéder d'un modèle de Phidias. MM. Babelon et Blanchet ont élevé des doutes sur l'authenticité de ce buste. Elle parait cependant attestée par de nombreux raccords à la surface du bronze. Les veux ont été refaits, probablement par Girardon.
3137. Quatre blocs rectangulaires découverts, en 1867. dans les fouilles du nouvel Hôtel-Dieu, «sur
l'emplacement de Péglise Saint-Pierre-aux-bœufs, c'est à-dire vers le point où la rue d’Arcole débouche sur le
parvis Notre-Dame » [ser et purs. |. Au Musée Carnavalet (n° 108-à 111), moulages au Musée de Saint- Germain. Pierre de Saint-Leu. Dimensions :
HAUTEUR. LARGEUR. ÉPAISSEUR, ler ce o m. 7h o m, 56 o m. 60 Dés nes 1 im. 29 o m. 58 o m. 04 De raie o m. 06 0 m, 55 o m. 61 LE EL 0 M. 93 0 m. D8 0 m. 59
À. ve Loxérénier, Comptes rendus de l'Acad. des inseript. et belles-lettres, nouv. série, VII (1871), p. 378 — Revue archéol., 1870-1871. Il, p. 324 — OEuvres, III, p. 230. — De Wirre, Comptes rendus de l'Acad. des inseript. et belles-lettres, 4° série, IT (1875), p. 335 — Revue archéol., 1875, 1, P+ 987. — Mowar, Comptes rendus de l'Acad. des inseript. et belles-lettres , h°série, HT (1875), p. 347 — Revue archéol., 1876, 1, p- 60; Bull.
épigr., 1 (1881), p. 28 = Remarques, p. 1. — Alex. BerrrAno, Revue archéol., 1880, Il, p. 9 = L’autel de Saintes, p. 22. —
Durux, Hist. des Rom., VI (1885), p. 453 (gravures). — Ville de Paris, coll. lapid. (photographies). — S.Renaon, Catal. son. (A* édition), p. 30: Guide, p.72 (grav.): Bronzes, p. 189: Cultes, mythes et religions, X, p. 57 et 73: HE, p. 160 à 185 (grav.) — Mercure tricéphale, p. > et 0 — Revue de l'hist. des relig., 1907, p- 59 et 77 (similigrav.): Répert. de reliefs, Il (sous presse). — C. pe Mexsiexac, Men. de la Soc. arch. de Bordeaux (1897), p. 38. — KE. Knücer, Deux monuments, p. 9 — Annales du XXT congrès de la Fédérat. arch. et hist. de Belgique, H (1909): p.131 et pl. VE
— Ad. Brancuer, Les bas-reliefs ant. trouvés a l'Hôtel-Dieu = Bull. de la Soc. de l'hist. de Paris, XXXNT (1909),p. 201 (grav.). — De Pacurere, Paris g'allo-rom., p. 105 et pl. XII.
Chacun de ces blocs reproduit, sur une de ses faces, un épisode du désarmement de Mars par des Amours. L'un des petits personnages, marchant à droite, tient des deux mains, au-dessus de sa tête, le casque du dieu; deux autres se sont emparés de son épée et de son bouclier, qu'ils emportent également vers la droite; le quatrième se débarrasse des jambières en les suspendant à une paroi. Sur la face latérale gauche du bloc décoré de. l'Amour portant le casque (n° 3) est un dieu tricéphale (Mercure gaulois selon M. Salomon Reinach), debout,
dans une niche, vêtu d’une tunique serrée à la taille par une ceinture et d’un manteau flottant; il tient, de la main gauche, une tête de bélier, de l’autre main un sac ou une bourse, entre les cornes d’un boue couché; à sa gauche, une tortue; au-dessus de la niche et sur la face latérale droite sont des feuilles imbriquées. Les trois autres blocs ont aussi des feuilles imbriquées sur une de leurs faces latérales; elles sont du côté droit pour deux des blocs (n* 109 et 1 10), du côté gauche
pour le troisième (n° 108). M. Mowat a supposé que les quatre pierres et deux autres (Amour emportant la lance et Amour emportant la euirasse) qui feraient défaut, étaient placées sur deux rangées, à côté l'une de l'autre, pour former le piédestal d’une statue équestre de Germanieus ou de Tibère, et que le monument avait été exécuté à l'occasion de La paclication de la Germanie, après la défaite d'Arminius, par Germanieus, en lan de Rome 770. M. Salomon Reinach n'admet pas cette hypothèse. Les pierres lui paraissent provenir d'un monument symbolique de la pacification où du désarmement de la Gaule, sous Tibère, « témoignage plus ou moins sincère de la fidélité et du loyalisme des Parisiens ». La
restitution proposée par M. Movat nécessiterait deux | que les pierres ne formaient pas un piédestal, mais un blocs qui ne seraient décorés que sur une de leurs faces. | pilastre que surmontait peut-être une statue de Mars. Le
Cette condition n'étant pas remplie, M. Krüger à supposé | bas-relief du tricéphale serait une addition tardive. Une
difficulté, toutefois, se présente : aucune pierre n'a été | pierres ont des feuilles sur le côté droit, et les deux relaillée sur ses faces latérales; celles-ci devraient donc | autres sur le côté gauche, M. Adrien Blanchet propose
être décorées pareillement de feuilles imbriquées, ce qui | de les assembler sur deux lignes verticales juxtaposées:
n'a pas lieu. Après avoir fait observer que deux des | “on obtient ainsi, dit-il, un pilastre ayant environ
1m. 18 de largeur et » m. 16 de hauteur». M. Blanchet croit, avec M. Krüger, que le tricéphale n'a pas fait paré de la décoration primitive; il y verrait plutôt l'œuvre + d'un Gaulois, incomplètement latinisé, qui fit sculpter peut-être, comme protecteur de sa demeure, [et à une époque où le monument était déjà ruiné}, l'image du dieu qu'il adorait le plus». L'hypothèse a de la valeur; son seul point faible est la découverte simultanée des quatre blocs. On serait alors obligé d'admettre leur remploi collectif, dans une même façade par exemple.
3138. Huit blocs découverts, en 1867, dans les fouilles de l’'Hôtel-Dieu. Au Musée Carnavalet. Pierre
de Saint-Leu. Hauteur totale commune, environ 1 m./40: plus grande largeur, o m. 86; épaisseur, o m. 8.
Trophées. Sur l'un, quatre têtes casquées, paraissant p [ I »
, , coupées, sont suspendues aux branches d'un arbre stylisé; sur Pautre, la décoration était analogue; mais É 2 2 Q , A il n'en reste plus qu'un bouclier d’Amazone, une tête casquée et des traces de Parbre. La face opposée de chaque trophée a des feuilles imbriquées, semblables, mais non pas identiques, à celles des blocs du n° 3137. Chaque trophée avait un couronnement et aussi, selon
toute probabilité, une base. Les bases ont disparu, mais le second trophée à conservé son couronnement.
3139. l'ragment de colonne provenant, probablement, des fouilles de l'Hôtel-Dieu, Au Musée Carnavalet. Pierre commune. Hauteur, 1 m. 14; diamètre, o m. 40.
Ville de Paris, collect. lapid. (photographie ).
\ la base, un masque de Pan, tourné vers la gauche; | au Musée de Saint-Germain. Pierre commune. Hauteur, au-dessus, dans un second registre, deux boucliers super- tm. 05; largeur, o m. 63: épaisseur, o m. 18.
dn.
Pmrrnoe
Photographie communiquée par le Musée de Saint-Germain. —
posés. La décoration de la colonne était complétée par | Ville de Paris; coll. lapid. (photographie). — Sezzrer et Donec,
des feuilles imbriquées. Guide, p. 46.— Salomon Renan, Catal. (h° édit.), p. 28.
Mercure nu, debout, de face, avec talonnières, coiffé 3140. Stèle découverte, en 1867, dans les fouilles | du pétase, tenant de la main droite une bourse de cuir du nouvel Hôtel-Dieu. Au Musée Carnavalet: moulage | serrée par un cordon, de l’autre main un caducée. Un
large tenon (non reproduit), à la partie inférieure , indique que la stèle était encastrée dans une base qui n’a pas été retrouvée. Travail gallo-romain ; 1° siècle.
3141. Stèle mutlée, découverte, +en 1854. lorsqu'on détruisit les restes de l'église Saint-Jacques-de-la-
Boucherie, pour le percement de la rue de Rivoli» [sezs. et pors.|. D'abord au Musée de Cluny: ensuite au Musée Carnavalet. Pierre commune. Hauteur, 1 m. 30: largeur, o m. 57: épaisseur, o m. 17.
Albert Lexoi, Statist., p. 29 et pl. XXIV. — Du Souwerarv, Catal. (1881), p. 8. n° 92.
SELLier et Dorsec, Guide, p. 47.
Mercure nu, debout, de face, avec talonnières, coifté du pétase, son manteau sur l'épaule et le bras vauches, tenant de la main droite une bourse, au-dessus des cornes d'un bouc couché, de l’autre main un caducée; à sa gauche, un coq.
3142. Stèle mutilée trouvée dans des fouilles « exécutées auprès de l’église Saint-Germain-des-Prés [sezz. et pors. |. Au Musée Carnavalet. Pierre commune. Hauteur, o m. 20; largeur, o m. 38; épaisseur, o m. 11.
SEeLLIER et Dorsec, Guide, p. 46.
Mércure nu, debout, de face, son manteau sur le bras gauche, tenant de la main droite une bourse, entre les cornes d’un bouc couché, de l’autre main un caducée, qu'il appuie contre son épaule. À sa gauche, un coq debout, à droite. Un autre Mercure peu différent, mais
sans le coq, est sculpté sur une grande stèle, très déoradée, découverte sur l'emplacement de l'hôpital Saint- Martin. Cette stèle, qui ne peut être photographiée commodément, est aussi au Musée Carnavalet.
3143. Dé d’autel découvert, dans le courant du mois d'août 1784, «en démolissant l’une des piles de ancien pont au Change, près de l'Horloge du Palais » | emiv. |. D'abord à la Bibliothèque nationale; ensuite au Musée de Saint-Germain; moulage au Musée d'Orléans. Pierre
commune, Hauteur, 1m. 86; largeur, o m. 76; épais- | pe: 11. — Camille Juzzrax, Gallia (3° édit.), p. 280 (gravure).
seur, 6 m. 0. — Salomon Rerxacn, Catal. (h° édit.), p. 33: Mercure tricéphale,
Grivaun, Ant. œaul., p. 31: Bec. de monum. ant., I, p. 194 p. 3 — Revue de Fhst. des reho., 1907. p. 60 (gravure) — Cultes, et pl. XV. — Doraure, Hist. de Paris (1821), p. 69 et pl. IV. — I, p. 163: Guide, p. 75 (gravure): Répert. de reliefs, I (sous Bixs pe Saivr-Vicror, Tabl. hist., 1, p. 463. — De Gauzze. Nouv. presse). — De Pacurere, Paris gallo-rom., p. 102 et pl. X. Msn tel s, Mém. présentés par divers savants à L o . ust., p. 31 OLLOIs. Mem présentés par divers savants à l’Acad. Sn neriee faces, Néreure nu, avec talonnières
des inscript., ° série. 1 (1845), p. 56 et pl. VIT = Mém. sur les à . ant. , p. 60. — Albert Lexomm, Statist., p. 14 et pl. XI. — Jour- coiflé du pétase, l'épaule et le bras
enoy et Brerox, État des arts, p. 59 (gravure). — Dunuy, His. | gauches, tenant de la main droite une bourse au-dessus des Rom., VIT (1885), p. 285 (gravures). — Bernarn, Découv., | des cornes d’un bouc couché; contre son épaule gauche,
un coq. Sur la face opposée, un dieu imberbe, alé, à chevelure longue et bouclée d’où sortent deux ailerons,
vêtu d’un manteau, une pomme ou un globe dans la main droite, le pied droit sur un autel; peut-être Hypnos. Da côté droit, Apollon à chevelure longue et bouclée, vêtu d'une chlamyde agrafée sur l'épaule droite, un carquois en bandoulière, portant de la main
droite un dauphin et s'appuyant, de l'autre main, sur sa lyre ; à sa droite, un are. Du côté gauche, une déesse
(Rosmerta?) diadémée et voilée, vêtue d’une robe longue, serrée au-dessous des seins par une ceinture, et d’un manteau, chaussée, tenant devant elle, des deux mains, un caducée. Les quatre divinités, figurées debout, sont dans des niches. Travail gallo-romain; 1" siècle.
IMPKRIMERIE NATIONALE.
3144. Autel en deux parties, avec base el couronne- 3145. lragment de cippe provenant des fouilles de ment, découvert, en 1883, rue des Fossés-Saint-Jacques. l'Hôtel-Dieu. Au Musée Carnavalet. Pierre commune. Au Musée de Cluny. Pierre de Bagneux. Hauteur, 1 m.05.
L, hauteur, o m. 68 ; largeur, o m. 63 ; épaisseur, o m. 1 7. 2, hauteur, o m. 63: largeur, o m. 5 1; épaisseur, o m. 9.
Benxarn, Décour., p. 12 (héliogravure), — Duruy, Hist. des liom., VIT (1885), p. 37/4 (gravure). — Ch. Macxe, Bull. de la montagne Sainte-Genevière, 1896-1897, p. 109. — Salomon Rer-
nNacu, Répert., Il, p. 122, n° 10.
Bacchus. Le dieu est imberbe, à cheveux longs, et parait couronné de fleurs ou de vigne; 1l est chaussé de bottines à bourrelet et n’a pour vêtement qu'un manteau ; qui descend ‘de l'épaule gauche et lui couvre la jambe
droite. La main et le pied droits font défaut. Le couronnement de l'autel, en forme de dais, est décoré de Hommes debout , de face, vêtus d’une tunique. Pierres
Ville de Paris : collect. lapid. (photographies).
feuilles, sauf par derrière. tombales.
3146. Statue «apportée d'Italie à Marscille, et en- | xx siècle, chez un entrepreneur de maçonnerie, Achetée, suite [en 1787] à Paris. par le sieur Millotti» [amv]. | à ce moment, par le comte de La Riboisière, cette Elle fut acquise par Dumont, rue du Mont-Blanc, per- | statue prit place dans son hôtel de la rue de Bondy; on
due de vue et retrouvée, dans les premières années dau | la croyait alors de provenance locale, et ce fut une des
: SF RQ Slave Rene :
r'A1SONS qui la firent entrer, «le 19 février 1999 » [pu | Grivaun, Antig. gaul. et rom., p. 31, note 1. — Alexandre sou.|, au Musée de Cluny où elle est exposée, dans les | Lexor, à des arts libéraux, analyse des figures, D Cou ne ESS: ee ruines du Palais des Thermes, comme «trouvée à Paris». | P-? tp Carnac, Musée, pl. 900 F — Salomon Rerxacu, Moul mplet au Musée de Saint-G © | | Répert., L, p. 553. — De Gauzze, Nouv. hist., p. 51. — Bornrer MIoU °b° complet au :usee de es . = Uermain; MOULAGE | Et Carton. Hist. de France (1862), p. 92 (grav.). — Albert Lede la tête au Musée Carnavalet. Marbre grec. Hauteur, | : | |
NOIR, Statist., frontispice. — Du Souwerarn, Catal. (1881), 1 M. 79. p. 38, n° Aoi. — Méxarn, Vie privée des anciens, 1, P- 99
(gravure). — Dunux, Hist. des Rom., VIL (1885), p. 293 (gravure). — Camille Juscian, Gallia (h° édit), p. 51 (gravure). — Bennouzzr, Rom. Ikonogr., 1,3, p.246 et pl. LIT. — Alice Garpxer, Julien (1895), frontispice. — Fônsrer, Jahrb. des Instituts, 1898, p. 10/4. — Salomon Rxnacu, levue archéol., 1901, |, p. 342 (gravure); ibid., 1911, 1, p. 339. — Georges Riar, gravure). — Cf. Etienne Mrcnox, Revue archcol., 1901, IT, p. 259.
Paris, p. 10 (
Homme barbu, debout, drapé à la manière des philosophes, chaussé de sandales, portant sur la tête une couronne de forme singulière. Cette statue passe pour un portrait de l'empereur Julien, proclamé à Paris en 361: M. Salomon Reinach a démontré que cette attribution
n'est pas fondée. Travail de basse époque (mn ou iw* siècle). Une seconde statue presque identique fut aussi apportée dTtalie par Ftalien Miiotti (et non Millotti)}, «avec beaucoup d’autres morceaux de sculpture » [emv. |; elle est au Musée du Louvre. Enfin, une troisième, dont la draperie est toutefois assez différente, a été trouvée à Antioche, il y a une douzaine d'années; M. Kôrster a proposé dubitativement d'y reconnaître le sophiste Libanins.
3147. Autel mullé découvert, au mois de juin 1829, sur l'emplacement de l’ancienne église Saint-Landry, à
3 m. 4 de profondeur, en creusant la terre, pour établir les fondations d’une maison, + dans l'aliynement du nouveau pont suspendu qui aboutit à la place de Hôtelde-Ville » | nur. ]. Cet autel, et d’autres pierres sculptées
(ci-après, n° 3148, 3151, 3164 et 3179), avaient servi de matériaux, à l’époque gallo-romaine, pour le mur d'enceinte de la Cité qui bordait la Seine en ce point, entre les rues actuelles d’Arcole et de la Colombe.
S Gt
\u Musée de Cluny; moulage au Musée de Saint-Germain, Pierre commune. Hauteur, 1 m. 02; largeur,
o m. 04: épaisseur, o m. 58.
Duraure, Laurexr et Giceerr, Rapport, p. 7 et pl. I à V. — JouLois, Mém. présentés par divers savants à lAcad. des inseript.,
o° série, 1 (1845), p. 69 et pl. V — Mém. sur les ant., p. 66. —
Albert Lexom, Statist., À, p. 13 et pl. X. — Du Souweran», Catal. (1881), p. 4, n° 5. — Salomon Rernacn, Cutal. (4° édit), p.93. — De Caux et A. Lacroix, La Gaule rom. , WE, p. 67 (grav.).
Sur l'une des faces, Diane (?), la chevelure flottante, vêtue d’une tunique longue à nombreux plis, la jambe droite, les bras et une partie de la poitrine à découvert,
tenant de la main droite une torche et se dirigeant vers la gauche. Du côté droit, un dieu barbu, debout, à cheveux longs et bouclés, coiffé d’un bonnet conique ; peutêtre Vulcain. Son vêtement est une exomude. Les mains et les attributs que le dieu a pu tenir font défaut. Du côté gauche, Mars imberbe, à cheveux longs, debout, casqué et cuirassé, les épaules couvertes d’un manteau flottant, s'appuyant de la main gauche sur sa
lance, de l'autre main sur son bouclier. La quatrième face est décorée de feuilles imbriquées. On découvrit, sur le même emplacement, douze monnaies romaines, dont la plus récente était de Maxime.
3148. Bloc rectangulaire, découvert, en 1829, en construisant une maison sur l'emplacement de l’ancienne
église Saint-Landry. Au Musée de Cluny. Pierre commune. Hauteur,o m. A8 ; largeur, o m. 97: épaisseur, o m. 18.
Desaure, Laurent et Giserr, Rapport, p. 9 et pl VE — AL bert Lexom, Statist., TL, p. 13 et pl. X. — Jorrois, Mém. présentés
par divers savants à Acad. des inseripl., »° série, 1(1845), p.61 et pl V = Mém. sur les ant., p. 65. — Du Souuerar, Catal. (HOT) prn20;
Femme drapée, entre deux hommes nus, dont celui de droite a les mains liées derrière le dos: peut-être Minerve et les Géants.
3149. Tête découverte, en 1870, sur l'emplacement des arènes. Elle appartenait, en 1899, à M Destors, hz, rue des Petites-Écuries; mes recherches pour la retrouver n’ont pas abouti. «Marbre blane. Hauteur, o m. 27» [Norw.|.
Dessin tiré de Gh. Normand. — Desrors., Bull. des Ant. de France, 1871, p. 8. — Ch. Normaxr, Les Arènes de Lutèce,
p. 123 et pl. XXVIT.
Portrait d’un jeune romain; peut-être celui de Titus.
3150. Fragments de stèles découverts, au mois de juin 1906, sur lemplacement du Marché aux Fleurs,
dans les fouilles du Métropolitain. Au Musée Carnavalet. 18: largeurs, 0 m. A5 et o m. A8; épaisseurs, 0 m. oh el 0 M. 23.
Pierre commune. Hauteurs, 1 m. 29 et 1 m.
Photographies de la Commission du Vieux Paris, communiquées par M. Georges Villain.
Hommes debout; leur vêtement se compose d'une tunique et d’un manteau. Pierres tombales.
3151. Fragment d'autel découvert, en 1829, dans les fouilles de église Saint-Landrvy. Au Musée de Cluny.
Pierre commune. Hauteur, o m. 33; largeur, o m. 61;
épaisseur, © m. 29.
Duraure, Laurexr et Girserr, Rapport, p. 9 et pl. IX, n° 5. — Jozrois, Mém. présentés par divers savants à l’Acad. des in-
script, 2° série, [ (1845), p. 55 — Mém. sur les ant., p. 59. — Du Souuerarn, Catal. (1881), p. 4, n° 6.
D'un côté, Pan, à gauche, jouant de la flûte double ; du côté opposé et sur la face latérale droite, des feuilles imbriquées; sur la face latérale gauche, une rosace. Ce fragment d'autel et Fautel décrit ci-dessus, sous le n°3147, sont de même style.
Homme et femme debout; à leur gauche, un autel ou, plutôt, les restes d’un comptoir. La femme, vêtue d’une
3152. Fragment découvert au mois de juin 1906. (voir le n° 3150). Au Musée Carnavalet. Pierre commune, Hauteur, o m.36; largeur, o m. 7b; épaisseur, Oo m. 01.
Photographie de la Commission du Vieux Paris, communiquée par M. Georges Villain. — Héron pe Vizzerosse, Comptes rendus de l'Acad, des inseript., 1906, p. 259: Bull. des Ant. de France, 1906, p. 411. — De Pacurere, Paris gallo-om. , p.101 et pl. IX. — Cf, Ch. Seccier, Commiss. du Vieux Paris, 1906, p- 22.
Homme drapé, assis, maintenant un grand vase ( dolium) dans lequel un personnage debout verse le contenu d’un second récipient. Scène de marché.
3153. Fragment de stèle découvert au mois de juin 1906 (voir le n° 3150). Au Musée Carnavalet. Pierre commune. Hauteur, o m. 56; largeur, o m. 97; épaisseur, 0 M. 25.
Photographie de la Commission du Vieux Paris, communiquée par M. Georges Villain.
tunique et d’un manteau, tenait, de la main gauche, un objet qui n’est plus reconnaissable; l'homme ne pa-
rait avoir, pour vêtement, qu'une longue tunique. À sa droite, sont des objets, dificiles à déterminer, dont un a l'apparence d'un grand plateau où d’un bouclier. Probablement une scène de marché. Pierre tombale.
3154. Statue mutilée découverte, en 1866, dans les fouilles du nouvel Hôtel-Dieu. Au Musée Carnavalet. Pierre commune. Hauteur, 1 m. 40.
Ville de Paris; coll. lapid. (photographies). — Secrrer et Dorpec, Guide, p. 16.
Femme assise, sur un siège sans dossier, placé luimême sur un piédestal. Son vêtement se compose d’une robe longue, serrée au-dessous des seins, et d’un manteau qui est ramené sur les genoux après avoir couvert
le dos et l'épaule gauche. Les bras et les pieds manquent. La tête, qui était rapportée, fait aussi défaut. La statue a pu être peinte. Divinité indéterminée.
3155. Fragment de stèle, en deux parties, découvert, le 20 juin 1903, «dans les terrains en bordure
de l'Observatoire » [car.] en établissant les fondations de limmeuble n° 7 de la rue Cassin. Au Musée Carnavalet. Pierre commune. Hauteur, 1 m. 44; largeur, o m. 59;
épaisseur, 0 m. 19.
Caprrax, Commission du Vieux Paris, 1903, p. 234 (planche). — SeLuier, lbid., p. 235. — Dre Pacurere, Paris gallo-rom., P: WOur
Homme debout, imberbe, de face, vêtu d’une tunique et d’un tablier de cuir, chaussé, coiffé d’une calotte ronde, tenant de la main gauche des tenailles, qu'il appuie contre son épaule. Le bras droit manque. For-
IMPRIMERIE NATIONALE
geron. On découvrit, en même temps, d’autres objets, parmi lesquels une petite monnaie datée du troisième consulat de Trajan.
3156. Pilastre mutilé, découvert «au cours des
fouilles exécutées, en 1848, dans la cour de la Sainte-
Chapelle du Palais de Justice, pour la construction du tribunal correctionnel» [sezz.]. Au Musée Carnavalet. Pierre commune. Hauteur, 1 m. 97; largeur, o m. Lo; épaisseur, 0 m. 30.
Albert Lexom, Statist., p. 29 et pl. XXIV. — Seruer et Dor- BEC, Guide, p. 30.
Dans un premier registre, deux hommes nus, imberbes, de face, superposés, levant la main droite; l’autre main manquante élait tendue. En haut, un second registre, plus petit, contient un cavalier galopant vers la droite.
3157. fragment de stèle découvert, «dans la rue Monge » | étiquette |. Au Musée Carnavalet. Pierre commune. Hauteur, o m, 30; largeur, o m. 25; épaisseur, OMS AIO
Homme barbu, ayant peut-être, sur le bras gauche, une peau d'animal et tenant, de la main gauche, une massue; à sa droite, un enfant. Les deux personnages sont nus, debout, de face. Toute la sculpture est très dégradée. I pourrait s'agir d'Hercule et de Télèphe.
3158. Stèle, en plusieurs fragments, raccordés avec du plâtre, découverte, en 1868, à l'extrémité orientale du boulevard Arago, où elle était employée à la constructon d’une sépulture. Au Musée Carnavalet; moulage au Musée de Saint-Germain. Pierre commune. Hauteur, o m. 98; largeur, 0 m. 40; épaisseur, o m. 17.
Photographie communiquée par le Musée de Saint-Germain. — Ville de Paris ; coll. lapid. (photographie). — Salomon Reracur, Catal. (h° édit.), p. 41. — Secrrer et Dorsec, Guide, p. 56.
à droite; il tient une lance de la main droite et foule
Cavalier des troupes romaines. Le personnage, peutaux pieds de sa monture un ennemi barbu, renversé.
être casqué et cuirassé, est représenté à cheval, galopant
3159. Bloc rectangulaire découvert, au mois de juin 1845, à 2 m.99 de profondeur, «dans la deuxième
". ; à ; Derrière lui, les traces d’un servant marchant aussi vers
la droite el portant un Jjavelot.
assise de libage de lenceinte du Palais de Justice, en pratiquant derrière la Sainte-Chapelle, auprès du
bâtiment situé sur la rue de la Barillerie | disparue lors du percement du boulevard du Palais], la fouille
nécessaire à l'exécution des travaux d’agrandissement de cette partie du Palais» [nuc. et pou. |. Au Musée Carnavalet. Pierre commune. Hauteur, o m. 74; largeur, 0 m. 8); épaisseur, O m. D°.
Duc et Dommex, Mém. des Ant. de France, XVI (1844), p. 939 el pl VIT, n° 4 = Commission du Vieux Paris, procesverbaux, 1907. p. 423 (même planche) = L'Ami des monuments, NAIT (1908), p. 169. — Albert Levom, Siatist., p. 15 et pl. XII.
\mour nu, ailé, de face, peut-être casqué, son manteau sur le bras gauche, levant la main droite. Le petit personnage paraît assis el difforme; mais 11 ne faut, sans doute, l'attribuer qu’à la disparition de a jambe gauche.
Le côté droit de la pierre est décoré d’un ornement en torsade et de feuillages: le côté gauche est seulement épannelé. Assise de pilastre.
3160. Bloc rectangulaire provenant des fouilles de la caserne de la Cité. Au Musée Carnavalet. Pierre commune. Hauteur, o m. 44; largeur, o m. 85 ; épaisseur, o m. A9.
Ville de Paris ; collect. lapid. (photographies).
Personnage nu, peut-être barbu, assis, à droite, sur un monstre marin, difficilement reconnaissable, se diri-
geant vers la droite. La face opposée est décorée d’un enroulement de feuillages. Ce bloc, très dégradé, pour-
Es
doute, font défaut qui auraient contenu la suite du basrelief. (Voir le n° 3189.)
3161. Proue de navire découverte, à la base d’un pilier, «lorsqu'on appropria, 1l y a cinq ou six ans | vers 1864], pour la translation des bureaux de la Préfecture
rait avoir fait partie d'un linteau de porte. Les faces latérales ne sont qu'épannelées. D'autres pierres, sans
de police, une salle du rez-de-chaussée des bâtiments de l'ancienne Cour des Comptes qui relie à la galerie, dite de Médicis, Varceau dit de la rue de Nazareth. 29; longueur, o m. 39 ;
Marbre blanc. Hauteur, o m.
largeur, o m. 25 ;encoche de o m. 06 au devant» [resp]. Selon Read, cette proue était destinée «à figurer au
Musée municipal de PHôtel Carnavalet», où je ne l'ai pas vue.
Rean, Bull. des Ant. de France, 1869, p. 71. — G. Perror, ibid, p. 72.
« De chaque côté de la proue, dit Read, sont sculptées, en bas-relief, deux scènes absolument semblables, identiques, et placées symétriquement dans le sens de la marche de la nef. Sur des ondes houleuses, on voit un Centaure marin, barbu et à double corne, dont l'un des bras, le gauche, s'élève jusqu’au bordage, et l'autre, le droit, tient dans la paume de la main une sorte de sébille ou de coquille ronde et unie. A la croupe, et sur le premier renflement des enroulements de sa queue de poisson, qui se termine en nageoire trifurquée, est assise une femme nue. vue de dos, le bras droit relevé au-dessus de la tête, et laissant retomber le long du flanc droit une draperie, le bras gauche appuyé sur la tête du Centaure. En avant, presque à la pointe de la proue. plane dans l'air un petit génie ailé, qui tourne la tête vers le Centaure et semble guider sa marche en
portant, de la main gauche. une sorte de caducée affectant la forme d'un champignon, et qui est, peut-être , un lotus ou fleur d’eau. Le tout est d’une belle exécution et d’un ciseau habile et élégant. Au-dessus du bordage qui couronne celte scène se trouve, à l'arrière de l’encoche de la pointe, un bastingage, à croisillons plats, formant balustrade. Outre cette encoche de la pointe, on voit. à la partie supérieure, un trou carré qui parait avoir reçu, soit un scellement, soit un objet que la proue, en guise de console, aurait pu supporter. La cassure, à la partie de derrière, n’est pas nette et laisse supposer qu'une queue, scellée dans le mur, aurait fixé la proue avec la partie ornée en saillie. . . » M. Georges Perrot observe «que l'architecte de la ville était persuadé qu’on venait de remettre en lumière un marbre antique, apporté d'Italie au xvi° siècle, puis oublié, brisé, et employé sans discernement. »
3162. Fragment de provenance non indiquée. Au Musée Carnavalet. Pierre commune de Saint-Leu. Hauteur, o m. A8: largeur, o m. 8»; épaisseur, 0 M. 10.
Femme nue assise, à droite, sur un cheval marin nageant vers la droite, parmi des plantes. Elle tenait, peutêtre, de la main gauche, les rênes de sa monture et, de l’autre main, l'extrémité d’une draperte. La pierre a été retaillée du côté gauche. Restes d’une frise.
3163. l'ragment de tablette (devant de sarcophage) découvert, en 1751, dans la rue Vivienne, en creusant, dit-on, des tranchées pour la construction de nouveaux
immeubles. Recueilli par abbé Lebeuf. ensuite par le comte de Caylus, ce fragment a plus tard fait parue du Cabinet des antiques de la Bibliothèque nationale, qui l’a donné au Musée de Saint-Germain. Marbre blanc. Hauteur, o m. 35; largeur, o m. 72; épaisseur, o m. 06.
Cats, Rec. d'ant., I, p. 383 et pl. CXIV et CXIX. — Gi
AUD DE LA Vincezze, Ant. gaul., p. 226 et pl. VI. — Bixs pe SanT-Vicror, Tabl. hist., Il, p. 286. — Jorrors, Mém. pré-
sentés par divers savants à l'Académie des inscriptions, 2° série, | (1845), p. 70 et pl. V = Mém. sur les ant., p.74. — À. Lexor,
Statist., 1, p. 30 et pl. XXV. — De Loxcrérier, Bull. de la Soc. hist. de Paris, KW (1874), p. 73 = Œuvres, VI, p. 97.
nus, paraissent à demi couchés derrière une grande table, de forme demi-cireulaire, où les places de chacun sont peut-être marquées. Deux de ces personnages, la main droite levée, la main gauche appuyée sur le coussin, font face au troisième dont la pose est plus nonchalante. Devant eux sont une hure et une bouteille garnie d’osier. Du côté droit du bas-relief, un esclave, vêtu d’une tunique courte, apporte un mets, probablement une volaille, dans un plat qu'il tient des deux mains. Un autre esclave, dont il ne reste plus que lune des jambes, occupait une position symétrique, du côté gauche. Une draperie, derrière la tête des personnages, indique que la scène se passe dans une chambre. Travail de basse époque (fin du mn siècle?); les cheveux sont indiqués au trépan. La provenance locale de ce bas-relief n’est rien moins que démontrée. On recueillit, sur le même emplacement, d’autres sculptures, dont une urne funéraire qui faisait parüe, au xvir' siècle, de la collection du Florentin Doni; en 1791, l'inscription qu'elle porte n'était même pas inédite. [lest, par suite, probable que la majeure partie des débris antiques de la rue Vivienne, sinon tous, venaient d'Italie. Jollois et Albert Lenoir les ayant fait connaître, 11 ne me semble pas utile de les publier de nouveau, du moins à cette place. Seul le fragment de tablette qui précède a assez d’analogie, quant au style, avec les sarcophages d'Arles, pour qu'on puisse admettre, à la rigueur, qu'il est de facture gallo-romaine.
Repas funéraire, Trois personnages, vêtus d’une tunique et d’un manteau agrafé sur l'épaule droite, les bras
j'a, LR LU GSM
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3164. Fragment de table découvert, en 1863, dans les fouilles de la caserne de la Cité. Au Musée Carnavalet. Pierre commune. Hauteur, o m. 59 ; largeur, o m. A1; épaisseur, 0 m. 09.
Amour nu, debout, peut-être ailé; son attitude parait indiquer qu’il soutenait, du côté droit, un médaillon avec portrait, ou laileron d’un cartouche contenant une inscription. Peut-être un débris de monument funéraire.
3165. Tambours de colonne trouvés dans les fouilles de l’Hôtel-Dieu. Au Musée Carnavalet. Calcaire grossier. Hauteur totale, o m. 69 ; diamètre, o m. 28.
La pierre n'est sculptée que sur la moitié de sa circonférence. On trouve, de droite à gauche, sur Fun des tambours : d’abord un homme nu, debout, casqué, se retournant vers la gauche et étendant le bras droit; ensuite un Amour nu, volant au-dessus d’un autel, sur lequel il semblerait qu'il ait déposé des fleurs; enfin, un autre homme nu, debout et casqué, levant le bras gauche. La face antérieure de lautel a pu être décorée d’un lierre. Le second tambour, plus dégradé. contient les restes de deux hommes nus, assez semblables aux précédents. Les deux pierres ne se raccordent pas; mais elles proviennent sûrement d’un même édifice.
3166. Fragment d’autel trouvé, en 1829, dans un mur antique, en creusant les fondations d’une maison, sur l'emplacement de l'église Saint-Landry. Au Musée de Cluny. Pierre commune. Hauteur, o m. 33; largeur, o m. 61; épaisseur, o m. 59.
Doraure, Laurexr et Gicserr, Rapport, p. 8 et pl. V. — Jocrois, Mém. présentés par divers savants à l’Acad. des inseript., 2° série, [ (1845), p. 63 et pl. V — Mém. sur les ant., p. 67. — Albert Levorr, Statist., p. 14 et pl. X. — D Souuerarn, Catal. (1882); p.41; m6:
Gigantomachie. Au milieu de l’une des faces sont les jambes nues d’un homme debout, probablement Jupiter, chaussé de sandales; puis, deux figures nues, plus peütes, d’abord un anguipède assis, tenant, des deux
mains, les têtes paraissant mortes, qui terminent ses membres inférieurs; ensuite un autre personnage,
sans doute à demi renversé. Sur les faces latérales : à droite, les jambes d’un autre homme debout; à gauche, celles de deux femmes drapées; l'une des femmes tenait un sceptre. La quatrième face est décorée de feuilles imbriquées. (Voir le n° 3147.)
3167. Assise de pilastre d'angle découverte, au mois de juin 1906, «entre lHôtel-Dieu et le Tribunal de commerce, sur l’emplacement du Marché aux Fleurs, dans les fouilles du Métropolitain » | vizr.|. Au Musée Carnavalet. Pierre commune. Hauteur, o m. Ao; largeur, 1 m. 03; épaisseur, O M. 49.
Héron pe Vicerosse, Comptes rendus de l’Acad. des inscript., 1906, p. 254: Bull. des Ant. de France, 1906, p. 410: Nouv. fragm., p. 6 (planche) — Bull. de la Soc. de l'hist. de Paris, XAXXVIT (1910), p. 184. — Cf. Ch. Serzier, Commuss. du Vieux Paris, 1906, p. 25.
Deux des quatre faces sont ornées; sur la plus large, «on distingue, à droite, la tête et le haut de la poitrine d'un homme drapé, les épaules couvertes d’un capuchon; il est figuré de profil, s’avançant vers la gauche, avec un mouvement de marche très accentué; il tient un objet de forme arrondie, dans ses deux mains tendues
en avant. Devant lui apparait une figure plus petite, marchant dans le même sens. Dans l'angle, on aperçoit des cordages (?). Sur la seconde face, on voit le haut du
corps de deux personnages drapés se dirigeant aussi vers la gauche; un troisième personnage plus petit, dont la tête a disparu, porte la main gauche à sa poitrine;
l'autre main était baissée et lévèrement penchée en avant: un quatrième personnage était encore figuré à gauche»