‹ Recueil Général des Bas-Reliefs de la Gaule Romaine (volume 3)Chapitre 70 sur 103 · ET LOCALITÉS DIVERSES, AU SUD DU PLATEAU DE LANGRES · texte numérisé non relu

ET LOCALITÉS DIVERSES, AU SUD DU PLATEAU DE LANGRES

La ville de Dijon à compté, de bonne heure, des érudits qui se sont occupés des antiquités qu'elle

renferme. Dès la fin du xvi siècle, Jean Richard publie le texte de plusieurs inscriptions el sipnale des

Façade d'une annexe de l'hôtel du comte de Vesvrotte (actuellement à M. Japiot).

sculptures trouvées dans la partie des anciens murs du castrum, que les travaux de construction du collège des Godrans venaient de mettre au jour. Un peu plus tard, le conseiller Philibert de la Marre réunit dans son château de Couternon, où ils sont encore, un certain nombre de fragments antiques

retirés, pour la plupart, de ces mêmes murs. En 1710, François Baudot fait graver, pour un de ses

ouvrages, d'autres sculptures dont il a, au préalable, assuré la conservation en les encastrant dans une muraille de la cour de son hôtel; ce sont les monuments qu'on peut voir, de nos jours, dans la maison n° 34 de la rue Chabot-Charny. L'abbé Fyot, les conseillers Dumay et Thomas, le trésorier de Chan renault, d'autres encore, vers cette mème époque, possèdent des inseriptions ou des bas-reliefs qui proviennent tous, selon Baudot, «des tours qu'on a démolies depuis deux cents ans. En 1767. Legouz de Gerland sauve des mains des ouvriers, + qui commençaient à les mettre en pièces», treize pierres seulptées qu'il fait exposer le long des murs du Jardin botanique formé, par ses soins, au fauboure de la

Musée de la Commission des antiquités.

porte Bourbon. Enfin, en 1781, le président Richard de Rulley recueille, dans son hôtel, à l'angle des rues Berbisey et du Chaïgnot, quarante-deux fragments retirés des ruines d’une tour, au sud du chœur de l'église Saint-Étienne, Ce fut le principal appoint d'une collection privée dont les pièces les plus importantes ont été encastrées, en 185/, rue Chabot-Charny, n° 18, dans la facade d’une annexe

hr.

de l'hôtel du comte de Vesvrotte, petit-fils de Richard de Rufley. À partir de 1803, des dispositions sont prises par la municipalité pour assurer à PAcadémie de Dijon tous les débris antiques découverts au cours de la démolition de la Sainte-Chapelle, dont l'emplacement doit ètre occupé par le Palais des Beaux-Arts. Dès 1808, cette Académie dispose d'un musée privé, dont elle accroît fort vite la richesse, La démolition d'une partie de la tour Saint-Bénigne, en 1809, les fouilles pratiquées pour la nouvelle salle de spectacle, en 1811, les travaux d’élargissement de la rue des Singes, en 1849, lui procurent de nombreux fragments qu'elle emmagasine dans son hôtel. Le moment lui paraissant venu de fonder une collection publique, elle demande, pour cet objet, Fancienne chapelle des Élus, au Palais des États: mais elle échoue dans ses démarches. Sur ces entrelaites, un arrêté préfectoral, du 8 septembre 1819, crée une Commission permanente pour la recherche des antiquités dans le département de la Côte-d'Or. Présidée par Baudot, cette Commission n'est d'abord qu'une émanation de l'Académie; une autre la remplace, en 1831, qui reprend, pour son compte, le projet retardé de fondation d'un musée publie, Les pierres réunies par Lesouz de Gertand, au Jardin botanique, deviennent le noyau d'une collection lapidaire qu'elle installe dans le vestibule de l’ancienne maison commune, allectée, depuis 1839, au service des archives départementales. Vers 1835, de laborieuses négociations lui procurent toutes les antiques que possède l'Académie. Enfin des dons, des acquisitions et des fouilles, les unes sur différents points du département (les sources de la Seine, 1836; Alise, 1839; Vertault, 1850), les autres dans les vieux murs de Dijon (18/41, 1847, 1852, 1854), à l'occasion de travaux d'édilité, augmentent ses dépôts, dans de telles proportions que de plus vastes locaux lui deviennent indispensables. Elle les obtient, en 1865, dans la partie récemment construite de laile orientale du Palais des États. Depuis cette époque, le Musée de la Commussion n'a plus été déplacé; mais on a dû lui créer des annexes. La principale est établie dans le chœur de Fancienne église Saint-Étienne : les sculptures qui la composent sont d’ailleurs, au moins en partie, sur l'emplacement d'où elles proviennent. Îlest toutefois question d'installer, dans un avenir prochain, le Musée de la Commission des Antiquités de la Côte-d'Or dans l’ancien réfectoire des Bénédictins de Saint-Bénigne.

BIBLIOGRAPHIE

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