‹ Recueil Général des Bas-Reliefs de la Gaule Romaine (volume 4)Chapitre 23 sur 100 · N \S AN · texte numérisé non relu

N \S AN

Figure à mi-corps d’une femme vêtue d’une tunique , dans une niche, tenant de la main droite un gobelet. Au-dessous, les restes d’une épitaphe.

5345. «| En 1724] ondéterra, entre Luxeuilet Saint- Sauveur une statue de pierre, haute de 1 m. 41, qui porte tous les caractères d’un Gaulois tenant un gobelet de la main droite et un coffret de la gauche, la chaussure entièrement fermée; les Bénédictins avaient fait enchâsser cette statue dans le mur intérieur de leur jardin, à côté de la porte Saint-Colomban » | éraxou. |. Perdue.

Foxczause , Recueil, fol. à (dessin). — Froissarn, Notice, p. 3

— Mém. de la Soc. d'agric. de la Haute-Saône, 1 (1806), p. 85.

On se rend compte, par le dessin peu soigné de Fonclause, qu'il s’est agi d’une stèle presque semblable à celle qui est décrite plus haut sous le n° 5329. La pierre était en deux fragments.

5346. Fragment de stèle, de provenance locale. À VÉtablissement thermal de Luxeuil, Grès blanc. Hauteur, 1 m. 20; largeur, o m. 71; épaisseur, O0 M. 18.

Dessarnxs, Monum., p. 30 — Bull. monum., XLVI (1880), p. 14 (gravure).

Femme debout, de face, vêtue d’une tunique, portant de la main gauche un facon, de l'autre main une mappa. Monument funéraire.

5347. Têtes, buste et statuette découverts en 1865, au cours des travaux de captage des eaux de la

source du Pré Saint-Martin. À l'Établissement thermal. Bois de chêne. Hauteur des têtes, de o m. 10 à

o m. 12; hauteur du buste, o m. 39; hauteur de la statuette, o m. A5.

E. Deracroix, Meém. de la Societe d’émulanon du Doubs, h° série, IT (1866), p. xxvi et xxx. — Dunaur, Lureuil, p. 15

et pl. L.

Figures d'hommes et de femmes et enfant emmailloté coiffé d’un capuchon. Ex-voto. D’autres figures, «qui s’écrasaient sous les doigts», n’ont pas été conservées. La plupart étaient coiflées d’un capuchon. Des «jambes d’airan» ont été, de même, trouvées à Luxeuil. Dom Calmet, qui les cite, y voyait avec raison des «monuments votifs » laissés à la source par des malades «qui croioïent y avoir guéri des maux de jambes». ((Euvres inédites publiées par Dinaco, [, p. 65 — Bulletin de la société philomathique vosnienne, M, 1876, p. 176.) Une autre tête, provenant aussi de Luxeuil, est conservée au Musée de Besançon. (Cf. Bonnarn, La Gaule thermale, p. 273.)

BAS-RÉLIEFS. — VIL

5348. Statue mutilée, de provenance locale. A l'Etablissement thermal de Luxeuil. Pierre commune. Hauteur, o m. 75.

Aigle de face, les ailes éployées. Probablement un ornement funéraire.

IMPRIMERIÉ NATIONALE,

5349. Fragment] de statue, de provenance locale. 5351. Tête de provenance locale. A l'Etablissement A l'Etablissement thermal de Luxeuil. Grès. Hauteur, | thermal de Luxeuil. Grès. Hauteur, o m. 30. 0 m. 00.

Femme drapée, tenant de la main gauche baissée une Jeune femme. La coiffure est basse et cache les grappe de raisin. Sculpture funéraire. oreilles. 5350. Stèle mutilée, de provenance locale. Est à 5352. Tête découverte en 1865, ven faisant des

l'Établissement thermal de Luxeuil, où Je ne l'ai pas vue. | fouilles à quelques centaines de pas au nord de l'éta-

Pierre commune. « Hauteur, 1 m./h7; largeur, om.65.» | blissement thermal pour retrouver une source qui avait | ess. |

Dessin tiré de Desjardins. — Dessarnixs, Monum., p. 29 —

Bull. monum., XLVI (1880), p. 12 (gravure). été perdue ». [puu.]. A l'Établissement thermal de

«Buste de femme vue de face, ayant à côté d'elle | Luxeuil. Grès blanc. Hauteur, o m. 25. un vase» [pessarnins]. La sculpture, d’après M. Payan, serait «fruste et grossière ». Dunaur, Luxeuil, p. 15.

RAT TX 4 |

LUXEUIL. us 67

Personnage imberbe, probablement une femme. Le 5353. Bloc de provenance locale. A l'Établissement

derrière de la tête manque. La sculpture est soignée et | thermal de Luxeuil. Grès blanc. Hauteur, o m. 70; larparait inspirée de l’art grec. geur et épaisseur, o m. 80.

Masques de femme et toit de feuilles imbriquées. | 5354. Blocs de provenance locale (quatre énormes

Débris du couronnement d’un monument funéraire. ierres. dit M. Coutil, dont la réunion forme un entable- P 2 ,

5e TS R— à HAN Lo 0 oh NS DE . au La Vis 1} La NS y ue Gguwde vur

ment d’autel). Autrefois à Luxeuil, dans la cave d’un Dessin de M. L. Coutil. — Héron pe Vizerosse, Bull. archeol., restaurateur de la rue de la Gare; actuellement à l'Éta- 1906, p. eLvir. (Communication de M. Léon Coutil).

blissement thermal. Grès blanc. Hauteur, o m. 35: lar- | Lions couchés et toit de feuilles imbriquées. Débris |

geur, 1 m. 20; épaisseur, Oo m. 68. du couronnement d’un monument funéraire.

5355. Fragment de statue, de RSR locale.

A l'Établissement thermal de Luxeuil. Grès.

o m. 0o: longueur, 0m. 7)

Peut-être un ornement de fontaine.

Monstre marin.

Une partie du cou est restaurée. (Voir le n°

découvert

en 1767 «au nord de la ville. au milieu des bois, près

de la Fontaine au Miroir » ais]. Appartenait, en 1778, 1 l'avocat Prinet» | roxcr.|. Perdu.

5356. Fragment de «statue équestre »,

Desssin tiré de Fonclause. — FoxcLause, — Aus, Etudes, p. xn.

Recueil, lol. 21.

Hauteur,

Probablement le cavalier d’un groupe du cavalier et de languipède. Le personnage paraît cuirassé. Deux autres débris, dont une tête barbue, vraisemblablement

d’anguipède, étaient aussi chez l'avocat Prinet et provenaient peut-être du même groupe. (Voir le n° suivant.)

5357. Groupe mutilé, découvert, dit-on, à Luxeuil en 1795, «en travaillant pour retrouver et nettoyer les fontaines d'eaux minérales » | cavc. |. Perdu. La sculpture complète, en pierre du pus, aurait eu, d'après Caylus, &environ 5 pieds [1 m. 65] de haut».

Dessin tiré de Caylus. — Morax, Journal de Verdun, mars 1796. — Cavius, Rec. d’ant., HT, p. 367 et pl. XCIX (d’où GrivauD DE LA VincELLE, Arts et métiers des anc., pl. CXIV: — Graxomouein et Garnier, Hist. , P: 7; — Salomon Reivacu. Repert.,

sarD, Notice, p.

Il, p.532, n° 3 et 6). — Faserr, Essai hist. p. 17.— Prupenr, Dissert. — Mem. pour servir à lhist. de la Franche-Comté, | (1838). p. 157. — Foxczause, Recueil, fol. 9 et 10. — Frois-

6 — Mém. de la Soc. d’agric. de la Haute-Saône,

1 (1806), p. 88. — Marc, Dissert., p. 25 — Mém. de la Sor. d'agric. de la Haute-Saône, 1 (1806), p. 183 (d'ou Baverer. Inseript., fol. 163). — Greppo, Eaux therm., p. 128. — Aus. Études , p. v — Duaur, Pl p. 16. — Quricuerar, Bull. des Ant. de France, 1873, p. 174. — L. Payax, Le Petit Écho luxovien, 27 juin re — Esréraxniec, Revue archéol., 1917. Î, p. 72 (gravures). — Camille Jurciax. Revue des études ane,

XIX (1917), p. 280.

Ce groupe, reconstitué par le comte de Caylus, aurait été mis au jour au même dieu que l'inscription fausse, si souvent citée, où il est question d'une réparation des thermes de Luxeuil ordonnée par César et faite par Labienus. Mare écrit à cet égard : « Dans l'ancien hôtel de cette ville [ Luxeuil|, on conserve, un groupe de pierres graveleuses représentant une statue équestre, trouvée le 26 juillet 1355, dans un étang appartenant aux ci-devant bénédictins. Ce monument à 1 m. 0% dans sa plus grande hauteur. Le guerrier à cheval passe son bras gauche dans une roue à sept traits; une femme nue, dont les bras et les jambes ne subsistent plus, semble chercher un appui contre lui; ce guerrier à le costume romain : il est d’un mauvais style. Son cheval est mieux : la bride est dans le goût antique. Le pied droit de devant du cheval pèse sur une tête d'homme. On a trouvé, près de ce groupe, quelques fragments d’autres figures qu'on a pensé lui avoir appartenu.» Selon Froissard, la tête du cavalier de ce groupe était conservée, de son temps, «chez le médecin Fabert >. En 1873, Quicherat vit à Luxeuil, dans le jardin de la

maison Nozo, +une tête de cheval. seulptée en pierre, plus forte que nature », qui lui parut provenir + du groupe découvert en 17555». I écrivait que, si sa conjecture était fondée, la statue équestre de Luxeuil compterait parmi les plus beaux monuments de l'art gallo-romain, «car cette tête de cheval est traitée avec un talent dont on n'a pas l'idée par le dessin qui fut communiqué à M. de Caylus». Il est difficile de se prononcer sur ce . singulier monument. Je le crois authentique. La descriplion de Mare est une bonne garantie, et d'ailleurs. du temps de Caylus, on n'eût pas inventé le type du (Voir ci-dessus, n° 3207

4666.) Mais il est certain que la reconstitution proposée n’est pas exacte. La têle sur laquelle est posé

cavalier tenant une roue.

le pied droit du cheval n’est, je pense, qu’une mauvaise interprétation d’un fragment d'anguipède. I est manifeste que le sol tout entier a été reconstitué dans le dessin de Caylus. L'idée préconçue que le cheval marchait lamble a dû conduire au placement de la tête ainsi que l'indique ce dessin. En réalité, on peut croire que le cheval galopait et que ses membres antérieurs s’'appuyaient sur un géant. Le petit personnage appliqué contre le flanc gauche de la monture trouve son équivalent dans un groupe mutilé du Musée de Limoges (ci-dessus n° 1581), lui-même comparable à un autre groupe de Mayence (ci-après n° 5771), et à des terres cuites de l'Allier figurant un dieu debout tenant une roue, la main gauche posée sur la tête d'une figure agenouillée beaucoup plus petite. (Cf. Braxcuer, Étude sur les figurines en terre cuite de la Gaule romaine, p- 123

ebpl ff 25)

de Luxeu, un particulier trouva dans sa vigne, en 1738,

« À la Pisseure, petit village à 1 2 kilomètres 0.

un taureau en bronze d’un poids considérable. La crainte d’être découvert le lui fit briser et vendre morceau par kilo-

grammes, qui à été conservée, fait regretter la perte de

morceau. Une oreille seule, du poids d'environ A

ce beau monument» [ marc |.

Dom Cazmer, Œuvres inéd. publiées par Divaco, L. p. 76 — Bull. de la Soc. philomathique vosgienne, W (1876). p. 187. — Marc, Dissert., p. : re Mém. de la Soc. de la Haute- Saône, L (1806), p. 18

d agric.

Selon Dom ne ce taureau +élait si gros et si pesant, qu'il chargea quatre chariots des pièces de bronze qui le composaient ». (Voir les n° 5380 et 3390.)

5359. Cippe découvert à Vallerois-le-Bois. A Vesoul. dans la cour de l'hôtel de ville, Grès. Hauteur, 1 m. 18: largeur, o m. 68; épaisseur, environ o m. 30.

Homme barbu, vêtu d’une saie, debout, de face, dans une niche profonde, tenant de la main droite un gobelet, de l’autre main une bourse. La pierre est seulement épannelée sur les côtés. Monument funéraire.

VALLEROIS-LE-BOIS,.

Page 1