‹ Recueil Général des Bas-Reliefs de la Gaule Romaine (volume 4)Chapitre 6 sur 100 · BES · texte numérisé non relu

BES

Les fouilles d’Alesia prouvent que de grands désastres, dont la ville d’ailleurs ne se releva jamais, eurent lieu On sait, Capitolin, que Marc-Aurèle rendit aux Séquanes le service d’apaiser par sa seule autorité — ce qui ne veut pas dire sans combat — des troubles qui avaient un ; leur prospérité croissante. Il ne peut s'agir, ce me semble, que d’une invasion repoussée et

vers cette année 166. d'un autre côté, par

moment menace

je ne partage pas l'opinion du président Clerc que la Porte Noire « n’est point un arc de triomphe érigé comme souvenir d’une victoire ». Je suis au contraire d’avis qu'il commémore les succès de Marc-Aurèle sur les premières

bandes de Germains qui tentèrent de s'établir en Franche-

Comté et qu'il poursuivit ou fit poursuivre au delà du Rhin, ce qui lui valut, en l’année 167, le surnom de Germanicus.

Des moulages des sculptures de la Porte Noire sont au Musée de Besancon.

: Dessins au trait tirés de Salomon Reinach. — Cnirrcer, Vesontio (1650), p. 158 et pl. IT et HIT. — Dunon, Hist. des Sequanois, p- 118 (gravure); Hist. de l'Église de Besancon, 11, p. 375. — Buzzer, Ouvr. manuscr. des Membres de l'Acad. FA Besancon, IV, p. 197. — Perrecior, Séances publiques de l'Acad. de Besancon , 1764.— Benrnon, Mém. et Docum. inédits publiés par l'Acad. de a Il, p. 280. — Baverez, Inseript., fol. 175. — A. pe Lasoroe, Monum. de France, 1 (1816), p. 90 et pl. CIX (d'après

ANCÇON.

lui, P.Gnraër, dans les Densmaler de Baumeister; — Curris, Papers of the American School in Rom, I [1908], p. 57). — Gran. Séances publ. de l’Acad. de Besançon, 24 août 1818, p. 25. — Prupenr, Dissert., p. 60. — Ravier, Congrès scient. de Besançon, 1840, p. 513. — Crerc, La Franche-Comté à l’époque romaine, p.25 (gravure). — Guévar, Besancon (1860), p. 39 (gravure). — Dezacroix, Recherches hist., p. 1. — Deracroix et Casran, Guide (1860), p. 87.— Casran, Considérations; Besançon, p. 60. — Manvorre, Rapport (lithogr.). — Marrx DE La Tour, Are de triomphe de Besançon (gravure). — Bossonxer, Mém. de la Soc. d’émul. du Jura, k° série, IV (1888), p. 327. — Vassrer, Les colonnes de la Porte Noire — Mém. de la Soc. d’émul. du Doubs, 7° série, VI (1901), p. 161 (gravures): Porte Noire — Mém. de la Soc. d’émul. du Doubs, 7° série, VIT (1902), p. 17. — Salomon Reixacu, Répert. de reliefs, 1, p. 78-82; Porte Noire — Revue archéol., 1909, 11, p. 254 (d’après des dessins de M. Spitz,

déposés au Musée de Saint-Germain ).

5271. Stèles trouvées au xvn° siècle à Besançon, près de la porte de Battant. Au Musée. Pierre commune. Hauteurs, o m. 67 et o m. 60; largeurs, o m. 38 el o m. 33; épaisseur commune, 6 m. 16.

C. 1. L., XIII, 5393 et 5397. — Casran, Mém. de la Soc. d’émul. du Doubs, 5° série, VI (1881), p. 100 et 101 (d’où Bull. épigr. de la Gaule, 1[1881], p. 175 et 176).

Inscriptions : 1. D{us) M{anibus), memoria; Invetius Domitianus , an(norum) zxxv.— 2. D(is) M{anbus), [m]emoria; Mepethius, Mineh (fiius), an(norum) xx. Dans le fronton de chaque stèle, un croissant. Le Musée de Besançon a d’autres stèles de même forme.

5272. Fragment de groupe, découvert en 1875 «dans l’intérieur d’une maison de la basse époque

romaine, en partie construite avec des matériaux empruntés aux grands édifices de l’âge antérieur. Cette maison avait été détruite par l'incendie, et c’est d’une couche de charbon et de tuileaux brisés que la sculpture qui nous occupe a été extraite » | casr. |. Au Musée. Pierre blanche et tendre d’un grain très fin. Hauteur, o m. 31 ; largeur, o m. 37 ; épaisseur, o m. 13.

Casran, Revue archéol., 1895, Il, p. 171 (gravure); Mem. de la Soc. d'émulat. du Doubs, 4° série, X (1875), p. 13 (gravure).

Déesses mères assises, drapées, de face; celle de gauche tient de la main droite une patère, de l'autre main une corne d’abondance qu'elle appuie contre son épaule, du même côté. L'autre a sur les genoux six objets ronds, probablement des pommes. «Les faces latérales du siège étaient lisses et produites par un sciage de la pierre ; il en reste assez pour que l’on puisse se convaincre que le morceau n’a Jamais comporté que deux figures » [ casran |.

5273. fragment de statue en trois parties, «trouvé, en 1825, dans le sol romain de Besançon, lors du creusement des fondations d’une maison de la rue Ronchaux, tout à côté des restes d’un établissement balnéaire » [casr.|. Au Musée. Marbre blanc. Longueur,

om. 57.

Annuaire du Doubs, 1826, p. 124. — Casrax, Besançon

(1902), p. 345 ; Catal., p. 269, n° 1008.

Main gauche de femme ornée d’une bague à chaton plat, portée au quatrième doigt. Le pouce et le premier

doigt font défaut. Cette main à demi fermée tenait un attribut de forme rectangulaire. Elle provient d’une statue d'environ 8 mètres de haut.

5274. Tête découverte «près de l'arc de triomphe r'OMaInN » [casr. ]. Au Musée. Pierre de Vergenne. Hauteur, o m. 21. ‘

Casran, Catal., p.267, n° 997. — Vaissier, Mém. de la Soc. d'émul. du Doubs, 6° série, VIIL (1893), p. 363. — L. Gonse, Chefs-d’œuvre des musées de France ; sculpt., p. 107 (gravure).

Enfant à cheveux longs et bouclés. Le nez est en partie restauré.

5275. Autel avec base et couronnement de provenance non indiquée. Au Musée de Besançon. Pierre commune. Hauteur, 1 m. 07; largeur, o m. 30; épaisseur, 0 m. 28.

Par devant, une déesse debout, de face, vêtue d’une robe longue relevée à la taille en nombreux plis, la

poitrine nue barrée de deux bandelettes croisées, levant

la main droite à la façon des caryatides. À droite, une autre déesse plus fruste, drapée, les bras nus, tenant devant elle, de la main droite, peut-être un gobelet et, de

l'autre main baissée, paraissant saisir un pan de son manteau. À gauche, un dieu nu, imberbe, tenant de la main droite ramenée devant le corps un attribut qui x ;

n'est plus reconnaissable. Le bras gauche manque. La quatrième face de autel est restée lisse.

5276. Sarcophage découvert à Besancon en 1694, sur le terrain d’un marchand, «le long du chemin romain, près l’église des Saints Férréol et Ferjeux » [ sois.]. Il était fermé par un couvercle et contenait un squelette

de femme, dans une caisse de plomb du poids de 700 livres. Quatre asciae accompagnaient les inscriptions gravées sur ce sarcophage. Le populaire y vit des images de la croix, et les Bénédictins de Saint-Ferjeux, soutenant aussi le caractère chrétien de la sépulture, la réclamèrent pour leur église. Il y eut procès. «Plusieurs savants, parmi lesquels Mabillon, furent d'avis que le tombeau était païen, et dès lors les 700 livres de plomb que renfermait le sarcophage firent le profit du marchand qui possédait le terrain où la trouvaille avait été faite» [casr.]. « On jeta à la voirie des ossements qu'on

avait été sur le point de transporter dans l'église voisine » [prosr]. Le marchand donna le sarcophage à l'abbé Boisot, qui l'avait aidé à gagner son procès, et le monument vint s'ajouter à d’autres pierres antiques groupées dans le jardin de l’abbaye de Saint-Vincent. A la mort de l'abbé (1694), ce monument fut recueilli par le président Boisot, qui le donna aux Visitandines. Celles-ci le transformèrent en lavoir, et de peur qu'on ne le leur

ST CONJE :

EUSEBT IIAVE ET VALE 5.

Dessin tiré de Dunod. — C. I. L., XIII. 5386. — Boisor, Lettre à l'abbé Nicaise (Bibl. nat. f. fr., ms. n° 9361, fol. 46). — Journal des scavans (1694), p. 464. — Prosr, Hist., fol. 45 et 90. — Marizzow, De cultu sanct. ignotorum (1705), p. 89 (d’où Dom Martin, Relig. des Gaulois, I, p. 237); Vetera analecta (1728), p. 554. — Duxon, Hist. des Séquanois, 1, p.195 (gravure). — Duxax», Notes, V (1749), p. 843. — Murarort, Novus thes., p. pxxxt, n° 2. — GrivauD DE LA VINCELLE, Catal. de la coll. Campion de Tersan, p. 16, n° 79; Arts et métiers des anc., pl. CXXX. — Baverez, Inscripl., fol. 43, 153 et 178. — Prunenr, Docum. inédits publiés par l'Acad. de Besançon, I, p. 96.— Casran, Comptes rendus de l’Acad. des inscript. et belleslettres, XVII (1889), p. 176; Deux épitaphes, p. 13 — Revue archéol., 1890, 1, p. 41 — Mém. de la Soc. d’émul. du Doubs, 6° série, IV (1889), p. 241.

Sur la face antérieure du couvercle était, selon Dunod, «la figure d’un homme debout, couvert d'un bonnet et portant un manteau qui ne passait pas la ceinture. [1 tenoit, à ce que l’on croit, un pot à la main droite et un rouleau de papiers ou un bâton à la main gauche. À l'un de ses côtés étoit un animal couché, que les uns disoient être un chien et d’autres une brebis. I y

reprit, elles en firent effacer les bas-reliefs et les inscriptions, en ne laissant subsister que les asciae et l'acclamation Vale Eusebi gravée du côté gauche. «Au début du xix° siècle, l'abbé de Tersan obtint de faire détacher au moyen d’un sciage et de se faire envoyer à Paris la face latérale encore intacte» [casr.|. Elle paraît perdue, ainsi d’ailleurs que la partie du sarcophage qui resta à Besancon.

en avoit un aussi à l’autre côté; mais 1l étoit effacé ». L'habillement du personnage + étoit d’une étoffe à grands poils, avec un manteau sur les épaules ».

5277. Stèle de provenance comtoise imprécise. Au Musée. Pierre blanche commune. Hauteur, o m. 99; largeur, o m. 6/4; épaisseur, 0 m. 17.

A. Vaisser, Mém. de la Soc. d’émul. du Doubs, X (1895). p. 345 (gravure). — Salomon Remnacu, Revue celtique, XXII (1901), p. 163 (gravure); Cultes, mythes et religions, p. 269 (gravure).

Dieu et déesse debout, de face. Le dieu, vêtu d’une blouse serrée à la taille par une ceinture dont un trou de louve a fait disparaître une partie, un manteau flottant couvrant les épaules, chaussé, est barbu et a de longs cheveux bouclés ; il lève la main gauche, qui peut avoir tenu un maillet , et porte de l’autre main un vase en forme d’olla. La déesse, dont la coiffure est basse et cache les

oreilles, tient de la main gauche baissée un vase sans | longue et d'une tunique relevée à la taille en nombreux anse à goulot étroit. Son vêtement se compose d’une robe | plis. La main droite ramenée contre l'épaule a pu tenir

un attribut qui ferait défaut. Vraisemblablement Sucellus | été taillée dans un fragment de colonne cannelée. Au et sa parèdre Nantosvelta. (Voir le n° 4566.) Musée. Pierre tendre commune. Hauteur, o m. 83; largeur, o m. 43 à la base, o m. 36 à la partie supé-

MTS rieure; épaisseur, 0 m. 38.

5278. Groupe découvert à Besançon depuis une Priape jeune debout, de face, coiflé de feuilles de quinzaine d'années. La sculpture, de très fort relief, a | vigne et de grappes de raisin, vêtu d’une tunique longue

et d'un ample manteau agrafé sur l'épaule droite, les jambes nues, les pieds joints. Dans un pan du manteau relevé sont des fruits tenus des deux mains. Devant Île

dieu, un petit personnage nu, vu de dos, à demi couché, prend de la main droite appui sur le sol et regarde sous la tunique qu'il soulève légèrement de lautre main. Le bras droit de ce petit personnage est mutilé.

5279. Stèle rectangulaire, découverte sur le territoire de Saint-Claude (Besancon), près la gare Viotte,

BAS-RELIEFS, —— VII

le 15 janvier 1917. Au Musée de Besançon. Calcaire tendre commun. Hauteur, o m. 81; largeur, o m. Lo; épaisseur, O m. 13.

Dans un cadre de moulures, l'inscription : Biraca, Sabini filia h(ic) s(ita) ; a(nnorum) vu. Au-dessus, l'image d’un fronton entre deux acrotères figurés par des palmettes. Dans le fronton, une rose.

5280. Stèle en deux fragments, trouvée à Besançon «dans le canton de Pater, derrière la gare du chemin de fer, en un endroit où la route de Metz fait un coude pour repartir en ligne droite vers le hameau de Saint- Claude» [casr.]. Au Musée. Pierre commune de Vergenne. Hauteur, o m. 72; largeur, om 9 épaisseur, o m. 10.

C. 1. L., XIII, 5388. — Casran, Mém. de la Soc. d’émul. du Doubs, 5° série, VI (1881), p. 100 (d’où Bull. épigr., 1 [1881 |, p- 179).

Fivure à mi-corps d’un homme barbu, vêtu d’une [8] Ï

tunique, dans une niche, tenant de la main droite des tablettes. Sur la bordure de la niche et au-dessous du

bas-relief, dans les restes d’un cartouche, l'inseriplon : D{us) [M{anibus)| $Caf. . ...|. La stèle avait deux acrotères formés de palmettes.

5281. Têtes trouvées à la Viotte. Au Musée. Pierre

tendre commune. Hauteurs, o m. 1° et o m. 09.

Personnages imberbes; peut-être des portraits. Sur la plus grande, les oreilles ne sont indiquées que par-un simple bourrelet de forme rectangulaire.

5282. Tête mutilée découverte à Besancon, dans le cimelière gallo-romain de la Viotte. Au Musée. Pierre

tendre commune. Hauteur, e m. 25.

Homme imberbe; certainement un portrait. Il peut s'agir d’un débris de statue funéraire du 1“ siècle; mais la sculpture est devenue très fruste.

5283. Bloc mutlé, retiré en 1825 des fondations du mur séparant la Porte Noire de la maison n° 3, rue Saint-Jean. Au Musée. Pierre de Vergenne. Hauteur, om. 6o; largeur, 1 m. 25; épaisseur, o m. 16.

MarvortTe, Rapport, p. 12 et pl. V. — Crerc, La Franche- Comté, p. 29 et pl. HI — Casrax et Ducar, Le théatre de Vesontio, pl. IV (sans texte). — Salomon Rewaon, Répert. de rehefs, 1, p. 82, n° 4.

Restes d’une femme nue levant le bras gauche; probablement une danseuse ou une Bacchante. Derrière le personnage est une écharpe. Dans l'angle inférieur gauche sont les restes d’un second personnage, et audessus ceux d’une urne renversée d’où l’eau s'écoule. Ce bas-relief et les suivants, n° 5284, 59285, 59287, 5288, sont trop incomplets pour qu'on puisse Îles

BESANÇON. Se

J9 interpréter. [ls paraissent provenir d'un bassin dans du canal d’Arcier. On a trouvé dans la maçonnerie de lequel venaient aboutir, près de la Porte Noire, les eaux | ce canal une monnaie de Marc-Aurèle qui donne à cet

empereur le surnom de Germamcus. Elle est, par suite ,

5284. Bloc retiré en 1825 des fondations du mur postérieure à l’année 167.

| séparant la Porte Noire de la maison n° 3, rue Saint-

Jean. Au Musée. Pierre de Vergenne. Hauteur, o m. 79: |

Amour porté par un dauphin nageant vers la gauche largeur, 1 m. 50; épaisseur, o m. LG.

et restes d’une Néréide sur un second monstre marin.

Devant le dauphin, une coquille. (Voir le n° 5283.) Mannorre, Rapport, p. 12 et pl. V. — Crerc, La Franche-

Comté, p. 30 et pl. IV.— Casran et Ducar, Le théâtre de Vesontio, av NZ pl. IV (sans texte). — Salomon Rervacu, Répert. de reliefs, É 5285. Blocs retirés en 1825 des fondations du mur

p. 8, n° 3. | séparant la Porte Noire de la maison n° 3, rue Saint-

JD.

Jean. Au Musée. Pierre de Vergenne. Hauteurs, o m.58

et o m. 55; largeurs, o m. 99 el o m. 90; épaisseur

commune, O M. ol.

Manorre, Rapport, p. 12 et pl. IV. — Crenc, La Franche- Comté, p. 29 et pl. HE. — Casrax et Ducar, Le théâtre de Vesontio , p- 18 et pl. IV.

1. Amour ailé tourné vers la gauche. — 2. Restes d’un personnage posant la main droite sur un rocher. Le bras est nu; contre le rocher, deux fleurs. (Voir le n° 5283.)

5286. Fragment de cippe découvert à la Viotte. Au Musée de Besançon. Pierre commune. Hauteur, o m. 57; laroeur, o m. 50; épaisseur, 0 m. 23.

En haut, sous deux arcs supportés par des pilastres, d’un côté une épée dans son fourreau, de lautre un bouclier dont il ne reste plus qu'une partie. Au bas du fragment, dans un cadre de moulures, linscription :

Mundo. .... Dans l'intervalle des ares, peut-être des grappes de raisin. Le cippe était, à ce qu'il semble, surmonté d’une colonnette.

5287. Bloc retiré en 1825 des fondations du mur séparant la Porte Noire de la maison n° 3, rue Saint- Jean. Au Musée. Pierre de Vergenne. Hauteur, o m. 4o: largeur, o m. 48; épaisseur, o m. 30.

Marnorre, Rapport, p. 12 et pl. V. — Crerc, La Franche: Comté, p. 30 et pl. IV.— Casrax et Ducar, Le théâtre de Vesontio, pl. IV (sans texte). — Salomon Rernacu, Répert. de rehefs, 1, p. 82, n° 2.

Amour alé tenant une bandelette et restes d’un rinceau. (Voir le n° 5283.)

5288. Blocs retirés en 1825 des fondations du mur séparant la Porte Noire de la maison n° 3, rue Saint- Jean. Au square archéologique. Pierre de Vergenne. Hauteur, o m. 98; largeur, 1 m. 20.

BESANÇON, MATHAY. oi

Dessin tiré de, Ducat. — Marnorre, Rapport, p. 12 et pl. IV. Buste de femme casquée , de face, vêtue d’une tu- — Guerc, La Franche-Comté, p. 29 et pl. IT. — Casrax et Ducar, | nique, dans un médaillon que soutenaient sans doute Le théâtre de Vesontio, p. 12 et pl. IV. deux Amours. Peut-être Rome. Un autre bloc +pro-

venant des mêmes parages» [casran] fournit le bas 5289. Plaque mutilée découverte à Mathay (Doubs). d’un second médaillon de même style. (Voir les nu- | Au Musée de Saint-Germain. Bronze. Hauteur, 0 m.08»; méros 5283 et 5290.) | largeur, o m. 115; épaisseur, o m. 003.

Divinités de trois des jours de la semaine. À gauche, marche vers la droite en tournant la tête, Le Soleil, corfté le Soleil; au milieu, la Lune; à droite, Mars. Les per- | comme une femme, paraît, de la main gauche, porter un sonnages sont debout, sous des édicules. Mars est casqué | sceptre. Mars et Apollon sont nus, les épaules couvertes et porte de la main gauche un bouclier; la main droite | d’un manteau. La Lune est drapée et parée d’un croisest levée et fermée, comme pour tenir une lance. La Lune | sant; une écharpe flottante l'entoure.

MANDEURE.

(EPAMANDVODVRVM.)

Nœud de routes très important, l'ancien lieu de Mandeure (Epamanduodurum ) s'étendait des deux côtés du Doubs sur de grands espaces. On y a fait de nombreuses fouilles depuis le xvi° siècle; mais ce fut presque toujours en vue de recueillir des objets précieux ou de se procurer des matériaux de construction. Bien peu de monuments figurés sur pierre proviennent de Mandeure. Aucun n'est resté dans le pays.

BIBLIOGRAPHIE

l. Gorréry (Philippe pe). Antiquités romaines de Mandeure, du pays de Porrentuis et de quelques contrées voisines; Antiquités de l'Alsace; Supplément : Antiquités romaines des pays limitrophes du département du Haut-Rhin. Mulhouse et Paris, 1828- 1899; in-8°, 24 pages, 8 planches. (Voir plus loin, p. 124, n° VI.)

IL. Moner-Macrenr (F.). Antiquités de Mandeure. Montbéliard, 1847; in-4°, 29 pages, 62 planches.

HE. Boucney (Abbé [Eugène-Augustin |). Recherches historiques sur la ville, la principauté et la république de Mandeure (Epomanduodurum); Origines et histoire abrévée de l'ancien comté de Montbéliard, tome I. Besançon, 1862; in-8°, 370 pages.

IV. Ixcor (A.). Mandeure. Strasbourg, 1866; in-8°, 6 pages. Extrait du Bulletin de la Société pour la conservation des monuments historiques d'Alsace, 2° série, t. IV, p. 107 à 110.

5290. fragment découvert «en avant du pont» [or.- Dessin tiré de Morel-Macler, — Morer-Macrer, Antiquités, wac.|. Paraît perdu. pl. XXII (sans texte descriptif).

N € re DIS +. 7 X E ee DE

DS LAS Su CNED CD

Page 1