VERDUN
4646. Chapiteau découvert à Verdun, en 1 835 , « lorsqu'il fut procédé à la démolition de la belle église de Saint- Vanne » [lien.]. Au Musée de Verdun. Pierre commune. Hauteur, o m. 53; largeur, o m. 6t.
Photographie communiquée par M. Lehr. — Liénahd, Arehéol., II, p. 17 et 38 et pi. XXI, n° 2.
Sur chaque face, une tête harbue au-dessus d'un double rang de feuillage. Ce chapiteau daterait, selon Liénard, «du commencement de la période mérovingienne»; je le crois plus ancien.
4647. Stèle découverte, en 1 833 , à la ferme dite les Rotses, près Azannes. A été détruite « après avoir
BAS-BELIEFS. -— ÏI.
longtemps séjourné dans la cour de cette ferme» [lien.]. «Hauteur, o m. 6 6; largeur, 0 m. 90.»
Dessin tiré de Jjiénard. — Liénard, ArchéoL, III, p. /10 et pi. X, n° 1.
Lion debout, à gauche.
4648. Tête trouvée dans la Meuse, à Verdun, en 1 877, au pied de la tour Chaussée. Au Musée de Verdun. Calcaire grossier. Hauteur, o m. 2t.
Jeune femme couronnée de lierre. Déesse indéterminée. Cette tête, confondue avec une autre découverte
MriUMERIE KATIOXALE.
là
MANHEULLES.
près de Varennes, a été donnée plus haut, sous le numéro 3787. L'erreur sera corrigée dans les suppléments.
Sur une face, un homme nu, portant un manteau sur son épaule gauche; peut-être Mercure. Du côté droit, Apollon nu, s'appuyant de la main gauche sur une lyre
4649. Bloc mutilé découvert à Manheullcs, en 1911. Au Musée de Verdun. Calcaire grossier, très coquillier. Hauteur, 1 m. 1 5 ; largeur, o m. 6 1 ; épaisseur, 0 m. 55.
placée dehout sur un autel. Du côté gauche, une troisième divinité vêtue d'une saie. La pierre a été creusée en forme d'auge et la quatrième face a disparu.
LEUQUES.
(LEVCI.)
LesLeuques, au Sud des Médiomatriques, entre ies Rèmes, les Lingons, les Séquanes et les Tri- Loques, furent un des quinze peuples que Strabon attribue à la Belgique. Leurs limites, peu connues, se confondirent probablement par la suite avec celles du diocèse de Toul. La majeure partie du département de la Meuse, l'ancien département de la Meurthe et celui des Vosges seraient de la sorte en territoire leuque. Au ive siècle, les Leuci étaient comptés parmi les quatre cités de la Première Belgique. Ils avaient alors pour capitale Tullum, aujourd'hui Toul; mais il se peut que cette ville n'ait pas été, du temps d'Auguste, le chef-lieu de la cité et qu'on doive le placer à Nasium (Naix), dont l'importance est attestée par de vastes ruines.
I. Dufresne (A.). Notice sur quelques antiquités trouvées dans l'ancienne province Uuke (éoéché de Toul), depuis i83û jusqu'en i8âj. Metz, 18&9; in-8°, 62 pages, 8 planches. Extrait des Mémoires de l'Académie de Metz, 3oc année, 18A8-18/19, p. 201 à 262.
II. Guillaume (Abbé). Histoire du diocèse de Toul et de celui de Nancy, depuis l'établissement du christianisme chez les Leuci. . . , t. I. Toul, 18CC; in-8°, xvn-5o6 pages.
NAIX