SAINT-WENDEL
5122. Fragment de groupe, découvert au mois de mai 1902, «auf dem Banne Medard und Sandbach,
100 m. nôrdlich vom Gehofte zum Hund, bei einem Hausbau auf der Westseitc der heutigen Chaussée,
welche sich mit der Rômerstrasse Trier-Metz deckt» [hkttn.]. Au Musée de Trêves. Calcaire grossier. Hauteur, 0 m. 68.
H. Graeven, Kurzer Fiikrer, p. 9. — Hettner, Fùhrcr, p. 25, n° a8'.
Enée portant Anchisc.
5123. Bloc découvert près de Saint-Wendel. Au Musée de Trêves. Grès rouge. Hauteur, 0 m. 76; largeur, 0 m. 85; épaisseur, 0 m. 97.
Hettner, Steindenkm. , p. ti5, n° 2/17 (gravure).
Enfants debout, en face l'un de l'autre, tendant des deux mains une pièce d'étoffe bordée de franges.
Leur vêtement ne se compose que d'une tunique. Derrière l'enfant de droite est un rideau relevé par une embrasse. Au second plan, dans un casier à deux compartiments, deux paquets ficelés et des objets
plats figurant peut-être des pièces d'étoffe. Les trois autres faces sont épannelées. La pierre provient probablement de la décoration d'un mausolée. (Voir le n° 3785.)
5124. Fragment de statuette , découvert en 1890, «in der Nâhe des Varuswaldes » [itETTN.],près de Tholey. Au Musée de Trêves. Grès rouge. Hauteur, 0 m. 26; largeur, 0 m. 18.
THOLEY, TAWERN, HAMBACH. 309
d'un cartouche qui a disparu. Au-dessus, une bordure de feuilles d'acanthe stylisées. Les trois autres faces sont épannelées.
Hettner, Steindenkm. , p. 5g , n° 97.
Fortune assise, drapée; la déesse portait de la main gauche une corne d'abondance, et s'appuyait de l'autre main sur un gouvernail posé sur un globe.
5125. Bloc découvert en 1 8 4 6 , entre Tavvern et Onsdorf. Au .Musée de Trêves. Grès jaune. Hauteur, om.61; largeur, 0 m. 70; longueur, 2 m 10.
Hettner, Steindenkm., p. 107, n°23/i (gravure).
Amour nu, ailé, la main gauche posée sur l'aileron
5126. Stèle mutilée, en deux fragments, trouvée près d'Onsdorf. Au Musée de Trêves. Grès rouge. Hauteur, 1 m. 62; largeur, o m. 08; épaisseur, 0 m. 32.
Lerscii, Bonner Jahrb., Vll(l845), p. 1O1. — Sciineemann, Rôm. Trier, p. 72, n° 293. — Kamboux, Maler. Anskhten, fol. 1 2 et pi. XI. — Hettner, Steindenkm., p. 65, 11° 68 (gravure). — H. Graeven, Zeitschr. fur bildende Kunst, n. s., XVI (1905), p. i65 (gravure): Kurzer Fûhrer, p. 18.
Mercure debout, de face, les épaules couvertes d'un manteau, portant sur son bras gauche Bacchus enfant. A sa gauche, un coq posé sur le sol. Le dieu, de la main droite manquante, a pu tenir une bourse audessus des cornes d'un bouc couché dont il reste des traces. (Voir les n" h h 1 3 , lt h 7 1 , 4483 et klx 9 1 .)
5127. Bloc mutilé découvert à Hambach, près de Birkenfeld. Au Musée de Birkenfeld. Grès. Hauteur, o m. 70; largeur, o m. 75, épaisseur, o m. li.").
Gravures tirées de Baldes. — ¥. Back, Festsckrift :nr Peter des 5o jâkrigen Bestehent des Vereine fvr Akertumsk. im Fùrstentum
Birkenfeld, 1893, p. ai (gravures). — Baldks et Behrens, Birleenfeld, p. 79 (mêmes gravures).
Deux divinités debout sont figurées sur chaque face. D'un côté, Mars et ia Victoire. Le dieu, vêtu d'une cui-
HAMBACH.
rasse , tient de la main droite une lance et s'appuie de
l'autre main sur un bouclier; à sa gauche, la Victoire drapée, le pied gauche posé sur un globe, façonne un bouclier. Du côté opposé, Esculape et Mercure, tous
deux vêtus d'une tunique courte, levant le bras droit. Esculape s'appuie sur une baguette entourée d'un ser-
pent; Mercure tient un caducée. Sur les faces latérales, à droite : Vénus et Vulcain ; la déesse est nue et porte les
mains vers sa chevelure; le dieu tenait probablement un marteau et des tenailles; à sa droite est une enclume; à gauche : Diane et Apollon , l'un et l'autre armés d'un
arc; le dieu est nu; la déesse, vêtue de court . puise de la main droite une flèche, dans un carquois porté en bandoulière.
HAMBACH.
5128. Bloc mutilé, de même provenance que le précédent. Au Musée de Birkenfeld. Grès. Hauteur, o m. 8i ; largeur, o m. 58; épaisseur, o m. 53.
Sur une face, Mercure nu, un manteau sur l'épaule et le bras gauches, tenant de la main droite une bourse au-dessus des cornes d'un bouc couché , de l'autre main
vernail. A droite, Hercule nu, s'appuyant de la main droite sur une massue. A gauche, Junon, drapée et voilée, versant de la main droite, sr un autel, le contenu
Gravures tirées <le Baldes. — F. Back, Festtehrift des Altertumsvereins , 1893, p. -21. — Behrens, Fûkrer, p. 2 et pi. V. — Baldes et Behrens, Birkenfeld, p. 79 (gravures).
un caducée. Du côté opposé, peut-être la Fortune vêtue d'une robe longue, portant de la main gauche une corne d'abondance et s'appuyant de l'autre main sur un gou-
d'une patère, et de l'autre main tenant une torche. Les quatre divinités sont debout. La pierre a pu former le piédestal d'une colonne au géant.
HOTTEXBACH, IDAB.
5129. Bloc mutilé, découvert à Hottenbach, près de Berncastel. Au Musée de Trêves. Grès. Hauteur, o m. 7 3 ; largeur, 0 m. 54; épaisseur, o m. 5 1 .
Koiil, Westd. Kovr.-lil.,W\\ (1903), col. i3a. — Hertlein, Die Juppitergigantentâulen, p. ia4.
D'un côté, Mercure nu, le pied gauche posé sur une tortue, tenant de la main droite une bourse, de l'autre main un caducée qu'il appuie contre son épaule. Du côté opposé, Minerve drapée, portant une lance de la
main droite et s'appuyant de l'autre main sur un bouclier. A gauebe, Hercule nu, la peau du lion sur le bras gauche, portant de la main gauche une pomme et s'appuyant de l'autre main sur sa massue. A droite, une
déesse drapée et voilée, Junon ou Cérès, tenant de la main droite une torche et s'appuyant de l'autre main sur un sceptre.
5130. Bloc mutilé, découvert à Jdar, dans les ruines d'une église romane. Au Musée de Birkenfeld. Grès rouge. Hauteur, 0 m. 56 ; largeur, o m. 20.
Gravures tirées de Baldes. — F. Back. Westd. Zeittchr., XIV (i8t)5), p. 890 (gravures). — Bkhbens, Foirer, p. 9. et pi. V. — Baldi:s et Behbehs, Birkenfeld, p. 85 (mêmes gravures i.
On trouve successivement de droite à gauche : 1. La Victoire, drapée, montée sur un globe; la déesse, tournée vers la droite, tenait probablement une palme; 2. Les restes d'un dieu, peut-être Mars; 3. Apollon nu, les
jambes croisées, s'appuyant de la main gauche sur une lyre placée debout sur un autel; h. Vulcain, vêtu d'une exomis, portant de la main gauche baissée des tenailles au-dessus d'une enclume; le dieu, de l'autre main levée,
brandissait sans doute un marteau; 5. Vénus nue, tenant de la main gauche un miroir; G. Des traces d'une déesse. Toute la sculpture est, du reste, fort dégradée. Le bloc peut provenir du piédestal d'une colonne au géant. Une tête fruste, trouvée au même lieu, est aussi au Musée de Birkenfeld (Bai.des et Beiirens, p. 85, fig. k 5).
TABEN, RUWERTHAL. 313
5131. Bloc mutilé découvert en 1889 , «im Altar der Kirche zu l'aben» [hettn.]. Au même lieu; moulage au Musée de Trêves. Calcaire commun. Hauteur, 1 m. 91 ; largeur, 0 m. 69; épaisseur, 0 m. 07.
Dessins tirés de Hettner. — Trierische Lundeszeilung, 1889, ti° 99/4. — Hettner, Sleindenkm., p. 77, n° 168 (gravures).
Amours nus, ailés, debout, soutenant une guirlande. Au-dessous, dans un cartouche, les restes d'une inscription. Sur la face latérale droite, un laurier. La pierre est brisée du côté gauche. Monument funéraire.
5132. Bloc mutilé découvert en i8/i3, k unweil vom Grûnhaus im Ruwerthal» [hettn.]. Au Musée de Trêves. Grès blanc. Hauteur, 0 m. 3o; largeur, 0 m. go : épaisseur, 0 m. 5i .
Dessin lire de Hettner. — Philantrop, i844, n" a. — Simimitt, Drr LaiidLrcis Trier, fol. 71. — Sciineemvnn, Rom. Trier, p. 66, n" 276. — Hettner, Steindenkm., p. 101, n" 919 (gravure).
Amours nus supportant une guirlande de fleurs. Sur cotte guirlande, une flûte de Pan et un disque (tintitma-
BAS-RELIEKS. VI.
hnliim) traversé par un bâton. Ces derniers objets pourraient se rapporter au culte de Bacchus.
5133. Bloc découvert en 1 8 A 3, «unweit vom Grûnhaus im Ruwerthala [hettn.]. Au Musée de Trêves. Grès. Hauteur, 0 m. 35; largeur, o m. 58; épaisseur, 0 m. 3 G.
Dessin tiré de Hettner. — Hettner, Steindenkm., p. 187, n° 3i4 (gravure).
Restes d'un homme barbu et d'une femme se donnant la main droite. Tous deux sont drapés. L'homme tient de la main gauche un rouleau. La coiffure de la femme est du uie siècle. La pierre, épannelée du côté gauche et brute par derrière, est brisée du côté droit où sa forme est celle d'un toit. Monument funéraire de deux époux.
io
1MI I.INEI-JE KAT10SALB.
TEMMELS, KENN.
5134. Bloc mutilé découvert en 1837 près de Temmels. Au Musée de Trêves. Calcaire commun. Hauteur, 0 m. 88; largeur, 0 m. 87; épaisseur, environ 0 m. 4o.
Hettner, Steindenkm. , p. 110. n° 289 ('gravure).
Amour DU, ailé, debout, de face, tenant de la main droite l'une des extrémités d'une écliarpe qui lui entoure le bras gauche. A sa droite , sur un pilastre , la partie supérieure d'une femme voilée, et au-dessus, dans un second registre, un enroulement de feuilles d'acanthe.
La pierre est épannelée sur les côtés et creusée en forme de niche sur la quatrième face. Elle provient certainement d'un mausolée.
5135. Statue mutilée découverte à Kenn en i84/i. Au Musée de Trêves. Grès rouge. Hauteur, o m. 66; longueur, 0 m. 87.
De Florencourt. Bonn. Jahrh., VIII (18/16), p. 99 et pi. I. — Hettner, Steindenkm., p. 63, n° 108. — Salomon Hei.nacii, Ilcpert. de la slat., II, p. 607, n° 5.
Jeune femme à demi couchée sur un rocher, le torse nu, s'appuyant du bras gauche sur une urne renversée d'où l'eau s'échappe ; elle avait la jambe gauche repliée
sous la droite, el soulevait de la main droite une draperie dont un des pans, couvrant le dos, est ramené sur le bras gauche. Divinité de source.
RINZENBERG, FAHA, SCHWEINSCHIED.
rouge. Longueur, 2 m. 17; largeur, seur, o m. i3.
5136. Stèle mutilée découverte, croit-on, près de Rinzenberg (Birkenfeld), vers 1817. Au Musée de Trêves: moulage au Musée de Birkenfeld. Grès. Hauteur, 0 m. 38 ; largeur, 0 m. 3a : épaisseur, 0 m. ta.
o m. 73 : épais-
Sciimidt, Donner Jahrb. , XXXI(i86i), p. 207. — Hettner, Steiudenkm. , p. 4o, n" S3 (gravure, d'où Baldes, Westd. Zàtschr. Koir.-BL, XXIII [i()oi], col. 218). — Baldes et Behrens, Birkenfeld, p. 75 (gravure).
Homme imberbe, debout, vêtu d'une exomis, dans une niche, forgeant au marteau, sur une enclume, une pièce de fer tenue de la main gauche au moven de tenailles. Peut-être Vulcain. La bordure de la niche est décorée d'ornements en forme d'S. (Voir le n° 5i39).
5137. Couvercle de sarcophage découvert, en 1881, à Faha, près de Sarrebourg. Au Musée de Trêves. Grès
Dessin tiré «le Hettner. — Hettner, West. Zeitschr.,1 (1882), p. 270; Slcindenhn., p. i4i (gravure).
Figure d'un homme couché écartant les bras. Epoque mérovingienne.
5138. Rocher sculpté près de Schweinschied, entre Sien et Mersenheim (l'emplacement est indiqué sur la carte de l'état-major allemand). Grès rouge. Hauteur, environ h mètres.
Joli. H. FniEDi.iEn, Borner Jahrb., IV (i844) , p. 96. — G. Fr[. . . .], Bonner Jahrb., XLVI (1869), p. 169. — Koehl, Westd. Zeilschr. Korr.-BL, VII (1888), col. 202. — J. Schmitz, Die Mithrns Denkmàler, p. 11 et pi. III et IV. — Gruppe, Bttrtian'» Jahretber., LXXXV (1888), p. 267. — Cumont, MottUtn. relatifs au culte de Mithra , II, p. Itlto et 527.
D'après Friedlieb et Schmitz, ce bas-relief représenterait Mithra entouré d'autres figures de son culte. M. Cumont n'y voit que la «représentation d'un chevalier combattant un barbare, placée, comme il arrive souvent, sur un tombeau ». Une caverne voisine, appelée par le peuple Wildfrauenloch (trou des sorcières), ne se-
SCHWARZERDEY
ait qu'une simple mine abandonnée et nullement un antre mithriaque.
5139. Statue découverte près de Schwarzerden. Au Musée de Trêves. Grès. Hauteur, o m. 7.3.
Hettner , Stcindcnkm. , p. 80 , 11° 1 58 (gravure , d'où S. Reinach , Répert., II, p. 557, n° 1); Fiihrer (io,o.3), p. 57, 11° 192.
Homme imberbe, assis, de face, les jambes écartées, vêtu d'une tunique , tenant de la main gauche des te-
nailles, de l'autre main un objet fruste; devant lui est une enclume. Probablement Vulcain, mais l'hypothèse d'une statue funéraire de forgeron n'est pas impossible. (Voir le n° ."> 1 3 6 ).
\EUMAGEN.
CNOVIOMAGVS.)
Neumagen, autrefois Noviomagus, occupe l'emplacement d'un cmlrum créé par Constantin sur la rive droite de la Moselle, entre Trêves et Bingen. Les habitants de cette localité avaient retiré à plusieurs reprises, des fondations des remparts gallo-romains, beaucoup de fragments sculptés qui furent acquis en 1877 et 1878 par le Musée de Trêves. Des fouilles pratiquées en 188& par cet établisssemcnt, et de nouvelles acquisitions les années suivantes, surtout en 1 885 , en portèrent le nombre à plus de cent cinquante. Ils proviennent presque tous de monuments funéraires de trois types, dont la forme est donnée par les figures ci-après, empruntées à M. kriiger. (les monuments étaient peints. M. Garnier, qui a consacré à leur polychromie une étude particulière, a remarqué que les couleurs étaient posées sur un badigeon préalable, à base de craie, d'une épaisseur variable suivant qu'il s'agissait de sculptures sur calcaire ou sur grès. Dans le premier cas, ce badigeon ne constituait pour ainsi dire qu'une teinte; dans le second, on lui donnait assez de consistance pour en faire une sorte de stuc « assez analogue à la dernière couche d'enduit qui recouvrait, dans les habitations, les parois destinées à recevoir des fresques h. Les fonds étaient bleus; le sculpteur se déchargeait à peu près complètement sur la peinture du soin d'en figurer les détails. Il n'a été fait usage, pour les reliefs, que de couleurs simples. «Les deux teintes les plus employées, dit M. Garnier, sont le jaune clair et le brun rouge. Sont peints en jaune : les visages et tous les nus; les corps des animaux, chevaux, chiens, bœufs, grillons et monstres marins; tous les vêtements des femmes et les toges des hommes vêtus h la romaine. Le jaune, en un mot, représente toutes les teintes claires. Sont bruns : les cheveux, les sourcils et la barbe — les cbeveux des danseuses et des prisonniers germains sont cependant, quelquefois, peints en jaune vif; — les crinières des chevaux; quelques touffes de poils au paturon des bœufs; toutes les pièces du costume des hommes vêtus à la romaine; les chaussures, etc. Le brun vaut, on le voit, pour toutes les nuances sombres. Le rouge vif est réservé pour les objets matériels, pièces d'ameublement, sièges, tabourets, guéridons; pour les armes, boucliers, cuirasses, épées; pour les ornements des vêtements, les harnachements, les ceintures et courroies de cuir; pour les fleurs et les fruits. Les reflets métalliques de quelques objets, vases de bronze, pièces de monnaie, sont représentées par le jaune vif. Quelques traces de vert apparaissant çà et là pour les feuillages viennent clore la liste des tons employés.'! De patientes recherches faites par M. Kriiger ont permis de reconstituer, de façon à peu près sûre dans certains cas, plus hypothétiquement dans d'autres, les monuments dont proviennent, les sculptures. Je me suis notablement inspiré de ces recherches dans ce qui suit. La plupart des photographies que
NEUMAGEN.
j'ai fait reproduire m'ont été obligeamment remises par la Direction du Musée de Trêves. 11 est bon de faire remarquer que des monuments funéraires comparables à ceux de Neumagen ont existé sur toute l'étendue du territoire trévire. La colonne d'igel (ci-après, p. ^3g) est un mausolée, encore en place, du troisième type. Beaucoup des sculptures d'Arlon, et notamment les frises de monstres marins ou de
UnUnUnUnDriUnUnlJnQ
InUnunnnDiïnnununLJnl
boucliers, les Amours tenant des guirlandes, les scènes de toilette ou de banquet, les perceptions d'impôts ou de fermages, etc., sont aussi des restes de mausolées. Le plus souvent, il n'est pas impossible de concevoir la forme des monuments dont ces sculptures ont fait partie; mais la perte d'un grand nombre de blocs ne permet pas d'opérer des rapprochements certains. Quelques-uns des basreliefs de la collection Mansfeld (tome V, p. 3oi ) provenaient peut-être de Neumagen. Les n05 h 160
NEl'MAGEN. 319
et ^177, par exemple, pourraient avoir cette origine. En tout cas, ces bas-reliefs et ceux de INeumageu sont de même style.
Les monuments funéraires de Neumagen furent sans doute détruits pour la construction des murailles du castrum. De même que ceux d'Arlon et dTgel, je les crois des deux premiers siècles. Leur richesse décorative témoigne d'un sentiment artistique et d'une prospérité qui durent disparaître dès la fin du second siècle, quand les Germains commencèrent à dévaster les provinces extrêmes de la Gaule.
I. Hettneu (Félix). Die Neumagener Monumenle. Bonn et Franefort-sur-le-Mein, 1881 ; in-8°, 3o pages, 1 planche. Extrait du Bheinische Muséum fur Philologie, nouvelle série, t. XXXVI, 1881, p. 435 à 4(Î9.
II. Gbbniei (A.). La polychromie des sculptures de Neumagen. Paris, iqo4; in-8°, 18 pages. Extrait de la Bévue archéologique, 48 se'rie, t. III, mars-avril 1904, p. 9 4 5 à 262.
III. Kruceh (Emil). Bemerkungen tu dru \eumagener Grabdenkmàlern. S. 1. n. d.; in-8°, 4 pages. Extrait du Korrespondenzblatl des Gesamtvereins dcr deuUchen Gcschichls- and Âltertumsvereine , 1907, p. 58 à 61.
IV. Bm\i;k\i\\\ ( \.). Eût cersrliollenes Belief aus Neumagen. Bonn, 1906, in-4°, 9 pages, 1 planche. Extrait, sans pagination spéciale, des Bonner Jahrbùcher, t. CXIV-CX.V, 1906, p. 4(>i à 46g.
V. Folzeiî (Elvire). Ein Neuniagener Schiff', neu ergdntz. Bonn, 1911; in-8°, i5 pages, planches. Extrait, sans pagination spe'ciale, des Bonner Jahrbùcher, l. CXX, 1911, p. 936 à 25o.
5140. Bloc découvert en 1 884. Au Musée de Trêves. Calcaire grossier. Hauteur, om.57; largeur, 0 m. 87; épaisseur, 0 m. 70.
Par devant, la tête ridée, voilée, à cheveux longs, d'un personnage barbu, assis, accomplissant de la main droite un geste inexpliqué, probablement de caractère
Oe.dU/a^
religieux. L'index de cette main touche un des yeux, le doigt majeur touche l'autre; les autres doigts sont
fermés. Une main gauche, celle peut-être du personnage lui-même, est posée à plat sur le dossier du siège. Sur
neumw;k\.
le bord gauche de la pierre, un personnage imberbe, aussi à cheveux longs, probablement une femme vêtue
d'un manteau agrafé sur l'épaule droite, tourne la tête vers la droite, mais ne regarde pas le personnage
ridé. Au-dessus, dans un second registre, quelques traces peu reconnaissables d'un autre bas-relief. Les
faces latérales sont épannelées. La quatrième face est restée brute.
5141. Tête découverte en 188/1. Au Musée de Trêves. Calcaire commun. Hauteur, 0 m. 18.
Gravure tirée de Heltner. — • IIettm.i, , llluslr. Fiihrer, p. S, 11° h (gravure).
Portrait d'un personnage de la famille d'Auguste; peut-être Tibère.
NEUMAGEN.
5142. Blocs recueillis on découverts en 1877, 1878 et 188/1. Au Musée de Trêves. Grès.
a-lt. Hauteur totale, a m. 10; largeur, 1 ni. 87 : épaisseur, 1 ni. 45.
Ces blocs fournissent assez d'éléments pour qu'il soit possible de reconstituer le dé du mausolée dont ils proviennent. Sur la face principale, dans une niche en forme de parasol, un homme imberbe et une femme
debout, drapés à la romaine, se donnent la maindroite. L'homme, de l'autre main, tient un rouleau. Entre les deux personnages, un enfant dont il ne reste plus que la tête et quelques plis du vêtement. Le tableau était complété par une dédicace aux dieux Mânes. Du côté droit, deux registres superposés. Le plus haut contient une scène de chasse. Un cavalier, vêtu d'une tunique et d'un manteau à capuchon, marche vers la gauche; de
la main droite tendue, il porte un lièvre que vient de lui remettre un rabatteur. Celui-ci, placé au second plan, conduit un chien. Les deux hommes sont imberbes. Dans le plus bas registre, un homme assis, consultant des tablettes, paraît s'adresser à un paysan barbu, qui le regarde. Le petit rectangle de l'une des tablettes ligure vraisemblablement le trou par lequel passait la ficelle de fermeture. Le paysan est vêtu d'une saie avec
IUS-IIELIEFS.
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