EH RANG
d. Hauteur, om. s3 (non reproduit).
Homme imberbe. Les pupilles sont creuses. Celte sculpture et les précédentes sont de travail barbare , mais très expressives. Je suppose qu'elles étaient recouvertes de stuc et coloriées. On les a trouvées dans des circonstances particulières, qu'il n'est pas inutile de rappeler. «Die Statuen waren, dit Hettner, auf einer 6,3 o m. breiten und 5 m. tiefen Terrasse aufgestellt. Dicsc erhob sich einige Meter ùber der Sauer, war mit
— — MB
grossen Steinquadern geplaltet und auf drei Seiten mit einer aus Sandstein gebildeten Ummauerung, welche mit halbkreisfôrmigen Steinen abgedeckt war, umgrenzt, wâhrend die vierte, der Sauer zugewendete Seite als Eingang offen gelassen war. Das Monument sollte also vor AHem von den auf der Sauer Fabrenden besichtigt vverden. Auf der Terrasse lagen die Reste von vier Statuen. » (Voir le n° 2793.)
Hettner, Bonn. Jahrb. , LX1X (1880), p. 20: Rom. Grabmon. = Monutsschr. fur die Geschichle Wesldeutschl. , Vil (1881), p. 1 (gravures) = Jahrcsb. der Gesclkclitifï fur nûldiche Forsehwigen, d'où Salomon Reinacii, Répcrl. de la stat., II, p. 507, n° 4, 1878-1881, p. 03; Slcmdenkm., p. 81, n" i5p, à 169 (gravure); Fiïhrcr, p. 57, n" 121 « à iîhI (gravure). — H. Graeven, Kurzer Fiihrcr, p. 19 (gravure).
5238. Bloc découvert en i884, wan der Igel Wasserbilliger Landslrasse, auf Langsurer Bannn (hettn.). Au Musée de Trêves. Calcaire commun. Hauteur, 1 m. 76; largeur, 0 m. 85; épaisseur, 0 m. 65.
Dessin tiré de Hettner. — Hettner, Sleindenkm.,\>. 99,11" ai 2 (gravure).
Pyramide avec chapiteau supportant une pomme de pin: ses faces sont couvertes de feuilles imbriquées. A
chaque angle, un masque tragique formant acrolère. Sur chaque face du chapiteau, une tête de femme (Saison? I. Toiture d'un mausolée du troisième type de Ncumagen.
5239. Bloc mutilé découvert, en 1871, près d'Ehrang. Au Musée de Trêves. Calcaire grossier.
Hauteur, 0 m. 69; largeur, 0 m. 96; épaisseur, o m. 60.
Hettner, Slcindenkm. , p. 193, n" 366 (gravure).
BOLLENDORF. EHRANG, OTRANG.
Monstre marin. La pierre paraît provenir d'un fronton et peut avoir fait partie d'un monument funéraire.
5240. Blocs vus par Wiltheim « in Bollana villa Bollendorf] ». Paraissent perdus.
Dessins lires de Wiltheim. — A. Wiltheim, Lux. roui., II, p. n5 et 116 (dessins); Delhi. , loi. 108 et 109, n" 32.3 i 3a5 = élit, Neyen, p. 293 et pi. LXXX1V, n" 36g à 371.
« Trilones fuscinis armati inflabant tubas, cujus instrumenti vestigia durant, trium nempe fuscinarum, tubae unius» [Wiltheim]. Au moins sur deux des blocs, il s'agit, en réalité, de centaures marins; les objets que tiennent les monstres sont probablement des rames.
5241. Couvercle de sarcophage découvert, en i8«jo, à Ebrang, «aufdemrômisch-alamannischen GràberfeldTi [hettn.]. Au Musée de Trêves. Grès rouge. Longueur, 2 m. o5 ; largeur, 0 m. 60 ; épaisseur. 0 m. 90.
Dessin tiré de Hettner. — Hettxer, Westd. Korr.-lilalt, X (1891), p. 176; Steindenl.m. , p. i4i, n° 323 (gravure).
Figure inexpliquée. Epoque mérovingienne.
5242, Colonnetle mutilée découverte à Otrang, près de Fliessern, dans les ruines d'une villa. Au Musée de Trêves. Calcaire grossier. Hauteur, o m. 7 5 : diamètre, environ o m. a5.
L. Urlichs, lionner Jahrb. , IV (i84i), j>. 199 et pi, VII, n" 7 et 8. — Wkrner, Die roi». Jagd-Villa Otrang, p. 5, n° •>. 1. — Kruger, Jahrcsb. igog (= Triercr Jahresb., III 1 1910 j), p. 1 5 et pi. I. — Krïgkr et Dragendorff, Berirht (1er rSm.-germ. À'o;«mission, V (1909), p. ko (gravure).
A droite d'un chêne, une femme nue debout, légèrement penchée en avant, coiffée en corymbe, retenant
im
JUNKERATH.
de la main gauche baissée une draperie qui lui entoure la jambe du même côté. Le bras droit manque. A gauche
de l'arbre, la partie supérieure d'une autre femme nue, debout, vue de dos, contre un pilastre supportant une
urne renversée d'où l'eau s'échappe. Le personnage a des cheveux courts noués sur la nuque et, à ce qu'il semble, la main droite sous le menton. Un trou, à la partie supérieure, peut avoir servi pour le placement d'un chapiteau. Probablement des Nymphes. Je ne crois pas qu'il s'agisse, comme on l'a dit, de Diane surprise par Actéon.
5243. Bloc découvert, en 1886, à Jùnkerath, et in dem Fundament der rômischen Befestigung» [hettn.]. Au Musée de Trêves. Calcaire commun. Hauteur, 0 m. 7 1 : largeur, 0 m. <j8; épaisseur, o m. 19.
Hkttnkk. Westd. Korr.-Blatl, V (1886), p. i84; Sleiudeiikm., p. 1 1 3 , n" aM(gravure); Illustr. Fiihrer, p. 56 , n°i20.
Homme assis derrière un comptoir; il tient de la main gauche des tablettes, de l'autre main un sac de monnaie
posé sur le comptoir. Devant lui , de l'autre côté de ce comptoir, deux hommes debout; celui de gauche lisait
sans doute des tablettes tenues de la main droite. Les trois personnages sont vêtus d'une tunique; l'homme assis porte, de plus, un manteau. Sur la même face, du
EHRANG, BITBURG. 423
côté gauche, une femme debout, vue de dos. vêtue d'une tunique, remplit, à ce qu'il semble, à un entonnoir fixé à demeure à travers ia planche d'un comptoir ( voir
les nns 3/109 et 36o8), une sorte de vase cylindrique paraissant cerclé de bois; elle tient ce vase de la main droite et de l'autre main baissée saisit un pan de sa (unique. Sur la face latérale gauche, quelques restes peu inconnaissables de sculpture. La face latérale droite est épannelée. Le bloc provient probablement de la décoration d'un mausolée consacré à la mémoire d'un marchand trévire.
5244. Bloc provenant d'Ehrang. Au Musée de Trêves. Calcaire grossier. Hauteur, 0 m. /cj; largeur, 0 m. 5o: épaisseur, o m. i(ï.
Krïger, Wesid. Zeiisrhr.,\X\ ( 1906) , p. A64 et pi. XV, n° Bouclier rond décoré de feuilles de laurier.
5245. Statuette mutilée découverte à Bilburg, en 187/1, ^ans un Puns romain. Grès. Hauteur, 0 m. 58.
Aus'm Weerth, lloiinrr Jahrb., LVll (1876), p. 56. — Wallenborn, Westd. Korr.-ISlutl, X ( 1891 1. p. io3. — Hetïner. Sii'iuflriikm., p. i3. n° 2 0.
EHIUNG.
Jupilcr assis, le torse nu, les jambes entourées d'un manteau qui descend de l'épaule gauche, sur un trône sans accoudoirs, à dossier surélevé. Les bras manquent; mais il est probable que le dieu, de la main droite baissée, tenait un foudre et, de l'autre main levée, s'appuyait sur un sceptre. Les côtés du trône sont décorés
d'une draperie. Aux pieds de Jupiter, un aigle qui tourne la tète et le regarde.
524S. Groupe mutilé découvert à Ehrang, en i8j)o. Au Musée de Trêves. Grès rouge. Hauteur, o m. y(i; longueur du socle, o m. 60 ; largeur, 0 m. 3y.
Hettner, Westd. Koir.-Ulalt, X (1891), p. 26 (gravure): Steindenkm. , p. 23, n° 3a (gravure, d'où Espkranmec, Revue archéol., 1919 ,11, p. 21 1). - S. Reinacii , Réperl. , II, p. 52 9,1)° 5.
Cavalier et anguipède. Le cavalier, vêtu d'une tunique, est barbu et tient de la main gauche les rênes de sa monture; le bras droit manque, mais le mouvement
MESSERICH.
de l'épaule indique qu'il était levé. Le personnage a la jambe gauche en avant, l'autre en arrière et le pied, de ce côté, repose sur le membre postérieur correspondant
de l'anguipède. Le monstre , agenouillé du côté gauche , est barbu et paraît écrasé par le cheval. 11 ouvre la bouche dont on voit les dents et cherche à se dégager en
prenant appui du poing droit sur le sol. Le bras gauche, en partie détruit, était tendu en avant, dans un geste de menace.
5247. Fragment de bloc, découvert en i852 «in dem romanischen Chor der Kirche zu Messerich » [schn.].
BAS-RELIEFS. VI
Au Musée de Trêves. Grès blanc, largeur et épaisseur, o m. 76.
Hauteur, 0 m. a3;
Schneemann, Saar-wid Moselzeilung , i852, u° 85; Das rôm. Trier, p. 20 , n° 90 ; Jahresber. der Gesellsch.fùr nùtzlicheForschungen, i85a, p. 25. — Haug, Westd. Zeitschr., X (1891), p. 137. — Hettner, Steindenkm. , p. 28, n° 09 (gravure).
IMPRIMERIE îiÀTIOSAI.E.
MESSEBICH.
Déesse debout, de face, drapée et voilée, dans une niche, tenant de la main droite baissée un rameau de
laurier ou des épis, de l'autre main une torche qu'elle appuie conlre son épaule gauche; peut-être Cérès. Du
côté gauche, Hercule barbu, nu, debout, de face, la dépouille du lion sur le bras gauche, s'appuyant de la
main gauche sur une massue. Les deux autres côtés de la pierre sont épannelés.
BITBURG, OTRANG, BOLLENDORF.
5248. Statuette mutilée, découverte en 18/11 près de Bitburg. Au Musée de Trêves. Calcaire commun. Hauteur, 0 m. 3o; largeur, 0 m. 19.
Hettner, Steindenkm. , p. 58, 11° 98 (gravure).
Fortune assise, drapée. A sa droite, un globe et les restes d'un gouvernail.
5249. Fragment de statue découvert à Olrang, près de Fliessem, dans les ruines d'une villa. Au Musée de Trêves. Calcaire grossier. Hauteur, o m. .*$().
L. Urliciis. Bonnet- Jahrb., IV (i844), p. 199 et pi. VII. vVnnnm, Die rôm. Jagd-Villa Olrang, p. 5, n° 90.
Minerve. Le casque est percé de deux trous pour le placement d'un ornement de métal. Tout le côté gauche de la tète a disparu.
5250. Fragment d'autel encore en place, « à Forée du joli bois de Bollendorf» [dem.J; moulage au Musée de Trêves. Grès rouge. Hauteur, î m. 45 ; largeur, 1 m. 39; épaisseur, 1 mètre.
C.I.L., XIII, 4io4. — A. Wu.TiiEiM, Lux. rom., 1, p. 60; Delin., fol. 11, n° 16 = érlit. forai, p. 4a et pi. VII, ti° i5. — Rahboox, Maler. Ansichlen, f. (5 cl pi. XI. — De i.a Basse Moûturie, l'Investigateur, 20 série, IV (i844), p. 1 9.8. — Schuermanns, Bollendorf, p. 90. — II. GrAKVEN, Kurzer Fiihrer, p. 1 8. — Hettner, llhisir. Fiihrer (igo3), p. 55, n" 119 (gravure). — Demarteau, L'Arienne betgo-rom., p. 9o5 (gravure). — Otto Fellmann, Die Eifel (Leipzig, 1919 ; in-8°), p. 78 (gravure).
Diane debout, de face, vêtue d'une tunique courte, cliaussée, entre quatre pilastres. A sa droite, les restes peu reconnaissables de deux animaux, sans doute ceux
ROLLENDORF, JÛNKERATH.
d'un chien et d'une biche. Au-dessous, l'inscription : Schuermanns, citant une «observation digne d'intérêt», Dene Diannr ; Q[uintus) Postumius Potens v(oturrî} s(olvii). fait connaître qu'on a « recueilli autour du monument do
Diane des ex-voto de pierre de la forme d'un œil ou d'autres organes». J'ignore ce que sont devenus ces ex-voto.
5251. Fragment de statue découvert à Jùnkerath, au commencement du siècle dernier, «im Gartcn der Hûttengewerkschaft » [hettn.] ; entré au Musée de Trêves
en 1 885. Grès blanc. Hauteur, o m. ko; longueur,
Dessin lire de Hettneh. — Barsch, EiJIia illustr., III, a, p. i«ç). — Hf.ttner, Registre d'entrées du Musée de Trêves, i885, n" tt⁢ Westd. Korr.-Blalt, IV (i885), col. i5o, n° i34; Steindenkm., p. a&, n° 34 (gravure). — Salomon Reinach, Répert., Il, p. 53a, n° a.
Restes d'un cavalier. On n'a du cavalier que les cuisses; celle de gauche est entourée d'un manteau qui Hotte par derrière. Le cheval, dont la tête est mutilée, n'a plus de jambes. Il est bridé et a le cou paré d'un collier de perles; à sa poitrinière sont suspendus des croissants. Le fragment peut avoir fait partie d'un groupe du cavalier et de l'anguipède.
KYLLBUBGSWE1LER, BITBURG.
5522. Fragment de statue, découvert en 1886 près de Kyllburgsweiler. Au Musée de Trêves. Grès rouge. Hauteur, 0 m. 36.
Hettner, Steindenkm. , p. 38, n° 5i (gravure).
Femme debout, vêtue d'une tunique relevée, les bras nus. Sans doute Diane.
5253. Fragments de stèle, découverts en 182^ à Bitburg. Au Musée de Trêves. Grès. Hauteur, 0 m. 64; largeur, o m. 55 ; épaisseur, om. il
C.I.L., XIII, 6129. — -De Florencoirt, Bonn. Jahrb., XVI (1809), p. 65. — Bramhach, C. I. Rh., p. 166, n°8i5. — Hettner, Westd. Korr.-Blatt, Il (1 883), col. 3a, n° 10k; Steindenkm., p. 36, n° A8 (gravure).
Apollon et Sirona debout, de face, dans une niche. Le dieu avait la jambe gauche entourée d'un manteau ; à sa gauche était un trépied supportant une boule ; à sa droite, un griffon couché. La partie supérieure du corps et les autres attributs font défaut. La déesse était drapée, et tenait de la main gauche une palme. Au-dessus d'elle,
l'inscription : In h(onoreni) d{omu$) dtivmae) Apolli[ni Granno] et Siro[nae]. La face opposée ne contient, sur
l'un des fragments, que la partie postérieure d'un animal couché au pied d'un arbre.
GEROLSTEIN, WINRINGEN, BOLLENDORF.
5254. Tête mutilée, découverte à Gérolstein en 1 9 1 1 . A Dusseldorf, dans la collection von Wille ; moulage au Musée de Trêves. Calcaire grossier. Hauteur, 0 m. 19.
Kruger el Steiner, Juhrcuber. îgn, p. 28 et pi. 111, n" 3.
Personnage imberbe, la bouche ouverte; les traits contractés expriment la souffrance. Probablement la tête d'un anguipède.
5255. Fragment de statue, découvert en 188G à Winringen. Au Musée de Trêves. Grès blanc. Hauteur, 0 m. 80.
Hettner, Steiudeiikm. , p. 71, n° 129 (gravure).
Dieu debout, les épaules couvertes d'un manteau, le reste du corps à découvert, portant sur le bras gauche une bourse. Probablement Mercure.
5256. Bloc vu par Wiltheim « in Bollana villa [ Bollendorf]» et par Muller au même lieu, «dans le jardin de la maison abbatiale appelée vulgairement le Burgv. Paraît perdu.
Dessin tiré de Wiltheim. — A. Wiltheim, Lux. rom., II, p. 1 1 5 (dessin) ; Delin,, fol. 108, n° 3a2 = édit. Netbn, p. 292 et pi. LXXXIV, n° 368. — Fr. J. Muller, Mém. de l'Acad. celt., IV (1809), p. 337.
«Matronae duae, in stola ad talos usque deflua et palla habitu, aliquid manu ferentes, procedunt velut
sacrificaii pompa sequente ministra ancillari veste, stola brevi absque pallio, sedili juxta apposito. Magni generis esse mulieres intelligitur argumento magnificae vestis» [wiltheim]. La description donnée par Muller est une copie de celle de Wiltheim. Scène indéterminée. La pierre parait provenir de la décoration d'un mausolée.
5257. Fragment de statue, découvert en 1811 près d'Idenhcim, san der r. Seite der Rômerstrasse von Trier nach Bitburg» [hettn.]. Calcaire commun. Hauteur, 0 m. 97.
1DENHEIM, HOTTENBACH, BOLLENDORF. 431
d'une tunique, lui présente des vêtements. Contre le lit est un fauteuil rond. Sur les faces latérales : d'un côté, les restes d'une inscription; de l'autre, la majeure
Hetzrodt, Nachrichlen iiber diealten Trierer, p. 63. — Haupt, Panorama, 1889, p. gi. — Hettner, Steindcnkm., p. i4, n° a3.
Jupiter assis, le torse nu, les jambes entourées d'un manteau. (Sur le type de la statue, cf. Clarac, Musée, pi. 4 06, n°6o2 =Salomon Reinach, Répart., I, p. 190.)
5258. Bloc découvert en 1903, dans la maçonnerie de l'église d'Hottenbach. Au Musée de Trêves. Grès. Hauteur, o m. 4o; largeur, 0 m. 90; épaisseur, 0 m. 45.
Graeven, Westd. Zeitschr. Korr.-BL, XXII (1903), p. i3i. — DRAGENDOHFFel Kruger, Berichl der riim.-germ. Kommission , V (1909), p. '16 (gravure). — Krl'ger, Trierer Jahresber., III (1910), p. 16.
Scène de toilette. Une femme à demi couchée dans un lit, le torse nu, tient devant elle, des deux mains, une bandelette (Jascia pecloralis); une servante, vêtue
partie d'une rosace. Le bloc a dû former l'une des assises du côté droit d'un monument funéraire du troisième type de Neumagen.
5259. Stèle trouvée à Bollendorf. Au Musée de Bonn; moulage au Musée de Trêves. Calcaire commun. Hauteur, o m. 61 ; largeur, 0 m. 7 4.
Hettner, Katal. des Mus. vaterland. Allert. (Bonn, 1876), n° ail. — Lehner, Bas Provinzialmus. in Bonn; rom. Slculpt., p. 8 et pi. XVIII, n° 5.
Personnage assis, paraissant vêtu d'une saie, dans une niche; devant lui est une masse difficilement reconnaissable. Monument funéraire. (Voir le n° 5262.)
FÔHREN, JUNKERATH.
5260. Bloc de forme arrondie, découvert en 1862 près de Fôhren. Au Musée de Trêves. Grès blanc. Hauteur, 0 m. 67; largeur, 0 m. 70 ; longueur, 0 m. 96.
Dessin tiré de Hettner. — C. I. L. , XIII , h 1 99. — Brambach , C. I. Rh. , p. 168, n° 856. — Hettner, Steindenkm. , p. 92, il" 195 (gravure).
Sur la face principale l'inscription : D(iis) M(anibus) Primuli, infantis, Sequentis et Primulaefilio servo. Au-dessus, un enfant assis, vêtu d'une tunique, tourné vers la gauche, donnant la pâtée à un petit chien qu'il caresse
de la main droite. Celte pâtée est contenue dans une écuelle. Derrière le petit personnage, un jouet (voir le n° 1057) et une corbeille de fruits.
5261. Bloc découvert en 1 885 , à Jiinkerath (voir le n° 5 2/1 3). Au Musée de Trêves. Calcaire grossier. Hauteur, 1 m. 1 2 ; largeur, 0 m. 70 ; épaisseur, 0 m. 18.
JT.I
Dessin tiré de Hettner. — Hettner, Wesld. Korr.-Blatt, IV (i885), col. i5o, n° i84; Steindenkm., p. 112, n° 2/10 (gravure). — Fr. Behn, dans Die Altertiimer unserer heidcn}Vorzeit, V, p. 4i7 etpl. LXXI, n° 1337.
JÙNKERATH, BOLLENDORF.
Embarcation dont un matelot cargue les voiles; un autre matelot est assis et boit à une gourde. (Voir le
n° h 100.) Au-dessus, dans un second registre, une voiture conduite par un cheval galopant à droite. Le
mam
conducteur est sur le devant de la voiture et tient les rênes des deux mains; derrière lui sont les restes d'un autre personnage. Débris d'un monument funéraire, celui peut-être de quelque riche commerçant de la cité de Trêves. Sur un autre fragment, provenant de Jùnkerath, sont la tête et le bras droit d'une danseuse décorant un pilastre, et au-dessus, les pieds d'un second
CAS-1\ELIEFS.
personnage monté sur un culot. Il s'agit aussi d'un reste de monument funéraire. (Hettner, Steindenhm. , p. 112, n° 2/12.)
5262. Pierre découverte vers l'année 1800, dans le lit de la Sure , près de Bollendorf. « Elle avait une forme
IMPRIMERIE KÀTIOSALE.
BOLLENDORF, PÔLICH.
pyramidale tronquée; sa base était de 2 3 pouces, sa longueur de 20 et sa hauteur de même dimension» [mull.].
Fr. J. Mdller, Mém. de l'Acad. cclt., IV (1809), p. 336.
«Au sommet, une figure d'homme, revêtue du sagum, assise sur un siège carré , tenait élevé des deux mains un volume sur lequel elle paraissait fixer son attention. Cette pierre, ayant été transportée à Bollendorf, a été
brisée par inadvertance, comme cela arrive généralement» [muller]. Il peut s'agir de la pierre qui a été décrite plus haut, sous le n° 5 260.
5263. Statuette découverte au mois d'octobre 1887, à Pôlich, dans les ruines d'une villa gallo-romaine; acquise par le Musée de Trêves en 1 89 1. Marbre blanc. Hauteur, 0 m. 27.
Hettner, Steindenkm. , p. a32, n" 681 (gravures). — Salomon Reinach, Répert., II, p. 967, n° 7.
Déesse drapée, assise sur un trône, le pied gauche sur un tabouret, tenant de la main gauche une corne d'abondance remplie de fruits. Probablement une Abondance.
5264. «Pierre demi -cylindrique, trouvée en terre dans le même lieu [Bollendorf], sur la même rive [de la Sure], longue de 3 pieds 8 pouces, large de 3 pieds et haute de 22 pouces.» [mull.]. Paraît perdue.
C.I.L., XIII, 4io5. — Fr. J. Muller, Mém. de l'Acad. eeh., IV (1809), p. 336; Trier Wochenblalt, 16 mai 1819; Hktor.-topogr. Beitrâge zur Kentniss des Saur. Thaïes (Trêves,
18&Û, in-8°), p. 35 (d'où Bârscii, Bonn. Jahrb., I [i84a], p. 38; Eijlia, III, 1, p. lijd; — Bone, Das Plateau von Ferschweiler bel Echternach [Trêves, 1876, in-4°], p. 36; — Schuermanns, Public, de l'Institut grand-ducal de Luxembourg, XLMI (1889), p. 16).
«On voit trois figures assez distinctes sur la partie antérieure et semi-circulaire de cette pierre. La première est une figure de héraut, assise sur un siège carré; les deux autres sont des figures de femmes dans l'action de marcher, vêtues d'un habit distingué . . . Sur la partie postérieure de la même pierre, on voit une figure d'homme, assise dans une barque chargée de marchandises, et dirigée par ce personnage, qui en tient l'aviron des deux mains. » [mi ller]. Une inscription
JUNKERATH.
funéraire, qui semble avoir été mal lue, accompagnait le bas-relief de la face principale.
5265. Blocs découverts en 1 885 et i886,à Jûnkerath (\oir le n° 5 2 43). Au Musée de Trêves. Grès rouge.
n. Hauteur, î m. 10; largeur, î m. 6o ; épaisseur, o m. 6o.
Amour nu, ailé, debout, soutenant un cartouche. A gauche est un pilastre dont la décoration se composait de personnages nus montés sur des culots. Il ne reste de cette décoration qu'un Satyre marchant vers
la droite, jouant de la flûte double, une pardalide sur l'épaule gauche, et les pieds d'une autre figure se dirigeant en sens contraire. Sur la face latérale gauche, le
pilastre était aussi décoré de personnages nus montés sur des culots. On n'en possède que des traces peu reconnaissables. Le champ, de ce même côté, est occupé par les restes d'un homme debout, drapé, tourné vers la droite.
b. Hauteur, o m. 48 ; largeur, î m. 20 ; épaisseur, o m. 67.
Amour nu, ailé, debout, soutenant un cartouche, et Satyre monté sur un culot. Ces pierres proviennent manifestement de la face antérieure d'un même mausolée. Leur assemblage est facile à concevoir de cette manière (dessin de Hettner) :
Hkttner, Westd. Koir.-Blatt, IV (i885), p. col. i5i, n" i3i; V (1886), col. 167, n" 108; Steiiuleiikm. , p. io5, n° a 3a (gravures).
JÙNKERATH.
5266. Bloc mutilé, trouvé à Jùnkerath. Au Musée de Bonn; moulage au Musée de Trêves. Calcaire commun. Hauteur, o m. 64 ; largeur, î m. ao.
Hettner, Kalaloff des Mus. valerlând. Allert. (Bonn, 1876), n° a&8. — Lehxer, Dos Provinzialmus. in Bonn; tirât. Skulpt., p. 7 et pi. XVI, n° 3.
Chariot à quatre roues, attelé de deux chevaux, conduit vers la droite. Un homme vêtu d'une tunique, armé d'un fouet, est assis sur le devant de la voiture. Des voyageurs adossés l'accompagnent. (Voir le n° 5 2 6 1 ).
5267. Bloc découvert en 1886, à Jùnkerath (voir le n° 5 2 43). Au Musée de Trêves. Grès rouge. Hauteur, 0 m. 5 1 ; largeur, 0 m. 85 ; épaisseur, 0 m. 60.
Dessin tiré de Hettner. — Hett.ner, Steindenkm., p. uâ,
n° 265 (gravure).
Deux cavaliers galopant vers la droite; ils sont vêtus d'une tunique courte avec capuchon, serrée à la taille par une ceinture, et n'ont pas d'arme. Le has-relief était
placé entre deux pilastres décorés de feuilles stylisées. Ce hloc a fait probablement partie de l'une des assises d'un mausolée.
MONUMENT D'IGEL.
Le et monument d'Igeln est un mausolée de 2 3 mètres de haut, encore debout sur une place de la commune de même nom, à 11 kilomètres au sud-ouest de Trêves. Sa forme est celle d'une tour
carrée, surmontée d'un pyramidon supportant un groupe. Ses quatre faces sont décorées de bas-reliefs où l'on remarque un curieux mélange de scènes religieuses et profanes. Construit de grès rouge qui
438 MONUMENT D'IGEL.
s'effrite facilement, le mausolée d'Igel a souffert du temps et des hommes. On se rend compte, par des dessins dus à Wiltheim, que, dès la fin du xvnc siècle, sa solidité était compromise et que de notables parties de ses bas-reliefs n'existaient plus. En 1765, les États généraux du duché de Luxembourg le firent réparer par Théodore Lorent, d'Echternach, qui en profita pour lui consacrer une description dont le titre est singulier.
«La seule chose que nous ayons à regretter, disait Lorent de ce monument, c'est le peu de soin que nos ancêtres en ont pris, c'est le fatal oubli qui nous en dérobe l'histoire, c'est l'atteinte que le temps, qui consume tout, y a portée; et plus encore l'injure qu'il a essuïée de quelques insolens qui se sont amusés d'abattre les figures et d'altérer les ornemens à coups de fusil, et des enfans qui, par pétulance, en ont défiguré les tableaux à coups de pierre. ■»
Celte incurie, je me hâte de le dire, n'existe plus. Non seulement le mausolée d'Igel est respecté, mais encore l'administration du Musée provincial en a fait exécuter, à grands frais, par le modeleur N. Schavvel, d'abord des moulages, puis une reproduction en ciment de même grandeur, qui ont pour l'étude toute la valeur de l'original. La reproduction est placée, depuis 1908, dans la cour intérieure du Musée de Trêves. H a été mis en vente des réductions en plâtre, à l'échelle du cinquième, de cette reproduction. Le Musée de Saint-Germain possède un exemplaire d'un modèle plus ancien, vendu par le Musée de Mayence.
BIBLIOGRAPHIE
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X. Kruger (E.) et H. Dragendorff. Une monographie du monument d'Igel, luxueusement éditée par MM. Kruger et DragendorIT, devait paraître vers la fin de l'année 191 k. Je n'en connais pas le titre exact et je ne puis la citer que pour mémoire.
MONUMENT D'IGEL.
5268. Le mausolée d'Igel est consacré à la mémoire de plusieurs membres d'une famille de riches négociants trévires, celle des Secundinii, dont l'épitaphe, gravée audessous de leurs portraits, sur la face principale, est ainsi
conçue : D(iis) M(anibus) ; P Secun\dmio
Avenli\no [/]j7/s Secundini Secur\i\, et Publiae Pacalae conmgi Secundini Aventim, et L. Saccio Modesto, et Modestio Macedoni filio citus; Luci (duo) Secundin[i\ut Acentinus et Secundimu\s S]ecurus par\e]ntibut d[e\functis et sibi , moi, ut (Aèrent f\e\cerunt. Le chef de la famille, sa femme et leur fils, sont représentés debout, drapés, entre deux pilastres décorés chacun de quatre Amours nus dans des registres superposés. La femme, placée au milieu, et le mari, figuré du côté droit, se donnent la main. Les deux hommes pourraient avoir tenu des objets qui ne seraient plus reconnaissables. Au-dessus du groupe, entre les chapiteaux des pilastres , trois médaillons contiennent les bustes d'une jeune fille et de deux enfants. La jeune fille, figurée de face, est au milieu; les deux enfants tournent la tête de son côté. L'inscription et les portraits occupent l'étage moyen du mausolée, au-dessus d'un soubassement formé de deux parties d'inégale largeur. La plus petite, constituant comme une sorte de dé, est décorée d'une réunion de famille dont il n'est pas facile de pénétrer le sens (p. 44 1 ). On a pensé à la lecture d'un testament. Cette scène se compose de douze personnes, toutes debout, sauf celle de gauche qui est assise et consulte un rouleau ou des tablettes. A chaque extrémité du tableau, un rideau, relevé par une embrasse, indique que la scène se passe dans une chambre. A la paroi sont d'ailleurs disposés, dans des casiers, des objets de forme rectangulaire qui pourraient être des pièces d'étoffe. La partie élargie du soubassement se compose de trois assises en escalier; elle est entièrement fruste. L'étage des portraits a une frise décorée d'un repas familial réparti en trois tableaux séparés par deux colonnettes (p. 44 1). Au milieu, le mari et sa femme sont assis l'un en face de l'autre, dans des fauteuils ronds, devant une table chargée de deux poissons et d'autres mets. La femme tient sur ses genoux une corbeille de fruits. Deux jeunes gens debout leur offrent à chacun un gobelet. Une draperie frangée forme le fond du tableau. A droite, un serviteur essuie un plat posé de champ sur une table et tenu de la main gauche; un autre serviteur lui apporte un second plat. A gauche, sont aussi deux serviteurs d'âge différent.
Le plus jeune, tout attentif à son travail, verse un liquide, sans doute du vin, dans un vase sans anse qu'il tient de la main gauche ; l'autre cherche à atteindre un grand flacon posé avec d'autres vases sur une console dont le support a la forme d'une tête et d'une griffe de lion. Une amphore et une œnochoé sont au pied de la console. Les frises correspondantes des faces latérales ont des bas-reliefs qui paraissent compléter le même sujet. Du côté droit, où l'on a cru reconnaître des foulons, je vois une cuisine avec boulangerie (p. 44a). Le fourneau de la cuisine est à droite et construit en briques. Un homme attise le foyer; un autre homme s'apprête à placer sur ce foyer quelque récipient rempli d'eau. Au milieu, un meuble de forme allongée, pourvu de pieds, est le pétrin. Un boulanger, vêtu de court, les bras nus, prend de la farine dans un sac posé sur un escabeau. Un autre remue la pâte. Sous le pétrin pourrait être un rouleau de sacs vides; contre la paroi, deux moules. Un cinquième personnage, paraissant vêtu d'une tunique et d'un manteau, franchit le seuil d'une porte cintrée qui conduit à la cuisine. Le boulanger pétrisseur se retourne pour lui parler. Une autre porte cintrée est à droite, près du fourneau. Du côté gauche, six paysans porteurs d'offrandes variées viennent de pénétrer l'un derrière l'autre dans l'appartement du maître (p. 442). Le premier tient un lièvre, le second deux poissons, le quatrième peut-être des anguilles, le cinquième un coq, le sixième un panier de fruits. Le maître, debout contre une draperie relevée par une embrasse, accueille les arrivants et, d'un geste de la main droite, semble les remercier.
Au-dessus de la frise de la face principale, sept hommes debout aunent des étoffes (p. 443). Celui de droite note les mesures; celui de gauche a les épaules chargées d'une pièce que lui enlevait un compagnon dont il ne reste plus que les bras. Au milieu, une seconde pièce, complètement dépliée, est tenue par un des hommes. Un autre, vis-à-vis de lui, était probablement chargé du mesurage; mais la pierre est trop dégradée pour en décider. Les deux hommes restants n'ont aucune occupation qu'on puisse reconnaître. Ils sont, du reste, au second plan. Entre ces deux hommes, l'intervalle est assez grand pour qu'une huitième figure ait pu trouver place.
Le mausolée d'Igel a un fronton triangulaire sur chaque face. Sur le fronton de la face principale est un bas-relief très dégradé qui représente l'enlèvement
MONUMENT D'IGEL.
Face antérieure. - Etage moyen.
MONUMENT D'IGEL.
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MONUMENT DIGEL.
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MONUMENT D'IGEL.
MONUMENT D'IGEL.
Face latérale droite. — Étage moyen.
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MONUMENT D'IGEL.
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d'Hylas (p. hkk). Le héros, les épaules couvertes d'un manteau flottant bordé de franges, est debout, une lance dans la main gauche, et tient de l'autre main le vase qu'il se proposait de remplir au puits, près de Kios. Deux .A \ni plies lui saisissent les bras et se disposent à l'entraîner. Une troisième Nymphe émerge du puits, sur le rebord duquel est posée sa main droite; on distingue une maçonnerie en petit appareil, qui écarte l'hypothèse d'une source. Une quatrième figure, symétriquement
placée dans l'angle droit du fronton, a dû disparaître. Des deux acrotères qui accompagnaient ce fronton, celui de droite est restauré; l'autre est décoré d'une femme à demi couchée, sans doute une Nymphe, vêtue seulement d'un manteau qui lui entoure les jambes. A la base du rampant est un disque ovale traversé par un bâton.
La face latérale droite (face est) a plus particulièrement souffert. Il ne reste rien des sculptures du soubassement. On s'accorde à penser que le tableau de
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Face latérale droite. -- Fronton.
l'étage moyen représente Achille plongé dans le Styx (p. kkî>); mais cette hypothèse semble contestable. On ne distingue en réalité que les restes d'un personnage debout, baissant la tête, contre un arbre, et ceux de deux figures à demi couchées, tournées vers la droite. L'une des figures à demi couchées est une femme, reconnaissable à sa coiffure; elle a le torse nu et les jambes couvertes d'un manteau. L'autre, au bas du tableau, pourrait être un Fleuve. Le personnage debout est vêtu d'une draperie flottante qui lui entoure la tête à la manière d'un nimbe. Il est probable que le tableau doit se scinder en deux parties (comme du côté gauche) et qu'il
n'y a aucune corrélation entre les deux figures du haut et celle du bas. A l'étage supérieur est un groupe de quatre hommes qui paraissent compter de l'argent (p. £46). Celui de droite, vêtu d'une tunique, assis sur un siège de bois pourvu d'un dossier et d'accoudoirs , consulte des tablettes. Les trois autres sont debout et costumés d'une saie à capuchon. Un de ces hommes verserait sur une table les monnaies contenues dans un sac; un autre attendrait son tour; le dernier surveillerait l'opération. Le bas-relief du fronton, à demi détruit, représente la Lune sous les traits d'une jeune femme dont on n'aperçoit que le buste, de face, posé sur un croissant.
MONUMENT D'IGEL.
Face latérale gauclie. — Étage moyen.
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Face postérieure. — Etage moyen.
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MONUMENT D'IGEL.
(p. kk~j). Les têtes seulement des chevaux qui conduisaient le char l'encadraient ; il ne reste plus que celles du côté droit. Les deux acrotères manquent aussi.
L'étage moyen de la face latérale gauche (face ouest) contient deux tahleaux en des registres superposés. Dans celui du bas, on reconnaît sans peine le mythe d'Hercule, au jardin des Hespérides (p. 448). Le dieu est nu, le pied droit posé sur un gradin, un manteau sur le bras gauche et, de la main droite, cueille les fruits; son autre main paraît armée d'une harpe. Au pied de l'arbre est assise une Hespéride à demi vêtue. On ne distingue pas le serpent. Le tableau supérieur est d'une explication plus difficile. On y voit généralement la délivrance d'Andromède par Persée. Le héros, tenant son arme de la main droite, s'apprêterait à tuer le monstre, figuré par un serpent. Athéna casquée lui viendrait en aide. J'hésite à me ranger à cette opinion. La présence d'Athéna serait mieux indiquée s'il s'agissait du meurtre de la Gorgone. Le dé du soubassement contient un chariot chargé d'un ballot soigneusement cordé (p. 44g). L'attelage est composé de deux équidés qui se dirigent vers la droite. Un conducteur, monté sur le devant de la voiture, tient les rênes. Un arbre est au second plan. La partie élargie du soubassement a des reliefs sur chacune de ses trois assises (p. 45o):en haut, des dauphins chevauchés par des Amours qui les conduisent vers la droite; au milieu, le halage par deux hommes d'une barque chargée probablement de deux ballots; un des hommes s'appuie sur un bâton; derrière la barque est une maisonnette; en Las, deux Tritons et deux monstres marins qui se poursuivent; l'un des Tritons est armé d'une massue. Une seconde voiture, attelée de deux chevaux, décore l'étage supérieur (p. 45 î ). Elle est à deux roues et conduite vers la droite par un homme, armé d'un fouet, qui en occupe le siège et tient les rênes. Un autre homme, probablement le maître, est à côté du conducteur. Les rênes sont tressées. Au second plan est un milliaire indiquant une distance de quatre lieues, à partir d'une localité désignée par la lettre G. Dans le fronton est le mythe de Mars et Silvia (p. 45a). La nymphe, à demi couchée, près d'une urne renversée d'où l'eau s'écoule, le torse nu, les jambes couvertes d'un manteau, le bras droit au-dessus de la tête, paraît dormir. Mars imberbe, casqué, un manteau flottant posé sur le bras gauche, vient au-devant d'elle; il tient de la main droite une lance et, de l'autre main, porte un bouclier. L'acrotère
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BAS-RELIEFS. VI
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de gauche est restauré; sur celui de droite est l'image fruste d'une nymphe. Les rampants du fronton ont une décoration de fleurs et de boucliers.
L'étage moyen de la quatrième face (face nord) ne contient qu'un seul tableau figurant l'apotbéose d'Hercule, au centre d'un grand anneau sur lequel sont les signes du zodiaque (p. /i53). Le dieu, monté sur un quadrige, sa massue sur le bras gauche, arrive dans l'Olympe où il est reçu par Minerve, casquée et drapée. Les quatre angles du tableau sont occupés par les Vents: en haut, Nolus et Borée; en bas, Eurus et Zéphire. Dans la frise de cet étage on voit deux muletiers effectuant en pays accidenté un transport de marchandises (p. 4 5 4). Un des mulets bâtés gravit une montagne, l'autre en descend la pente opposée. A chaque extrémité du tableau est une construction de forme rectangulaire, en grand appareil. Le dé du soubassement pourrait contenir des hommes liant un ballot; le bas-relief est trop dégradé pour en décider (p. 454). La partie élargie a des figures sur chacune de ses assises (p. 455): en haut, des Amours conduisant des dauphins vers la gauche; au milieu, le halage d'un bateau chargé de deux ballots; un fleuve, probablement le Rhin, est personnifié par un vieillard barbu, à demi couché, le torse nu, sur une urne renversée d'où l'eau s'écoule; le patron de la barque est assis à la poupe; en bas, deux tritons et deux monstres marins en posture de combat; l'un des monstres est un bélier. A l'étage supérieur est un homme nu, debout entre deux griffons (p. 456). Le fronton contient un buste, de face, du Soleil nimbé et radié, entre les têtes des chevaux conduisant le char (p. 4 5 7). Des deux acrotères,l'un est restauré, l'autre est occupé par une nymphe. Les rampants enfin ont une décoration de masques et de feuillages.
Comme par devant, les sujets de l'étage moyen des trois autres faces sont placés entre deux pilastres garnis de petits personnages nus, superposés, en des attitudes variées. Sur la face qui fournit l'apothéose d'Hercule, la plupart de ces petits personnages sont des anguipèdes. Les chapiteaux des pilastres ont, sur leurs tailloirs, des têtes de femme.
Le pyramidon qui couronne l'édifice est couvert de feuilles imbriquées formant toiture (p. 458 et 45q). Un chapiteau rectangulaire et une grande pomme de pin le surmontent. Le chapiteau est décoré de quatre anguipèdes dont les membres postérieurs entrelacés dressent leurs têtes de serpent vers une tête de femme qui
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occupe le milieu de chaque tailloir. La pomme de pin possède à sa base quatre bustes de femme (Saisons?) dont les cheveux couvrent les épaules. Elle supporte un groupe, très mutilé, de Ganymède enlevé par l'aigle.
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