XXII. — FARCE NOUVELLE DES BRUS
Bru par tout, tant a mont qu'a val;
Bru de Gournay, bru de Beauvais,
Bru Sainct Julien, bru Sainct Gervais,
Bru de Dieppe, bru de Treport,
Bru d'Arqués, sans en dire mot. 100
De Rouen, je n'en parle poinct.
La PREMIERE Bru.
Et pourquoy?
La Vielle Bru.
Fol. 201 In Jen, on a joinct
Les brus avec les courtizainnes, Car il font tant les branonzaines Que les plus ruzés ilz sont prins, io5
Quoy qu'ilz souent sages, bien aprins.
J'ey veu bru demy tresallee Qui, de craincte d'estre hallee, Portoit cachenés sur son vyaire ', Ainsy c'une vieille souldiere. 1 10
J'ay veu bru, non forte a cognoistre, Qui de l'amuche de son maistre A faict reborder sa costelle ; Sy contrefaisoyt la pucelle.
J'ey congneu bru garnye dessus ii5
Qui d'un aful de monacus A faict abit qu'el portoyt bien, Et sy faict la femme de bien.
J'ey veu bru sy sientifique :
Pour parler a un de pratique 120
102 In icn on nen parle point. Les deux premiers mots paraissent être une forme populaire pour Sainct Jehan. Quant aux autres mots, qui sont mie répétition du vers précédent, ttous les avons remplacés de notre mieux. — 106 et bien apris. — ii5 iey congneue... dcsous