‹ Recueil général des sotties (volume 2)Chapitre 67 sur 181 · XXIII. — LA MERE DE VILLE · texte numérisé non relu

XXIII. — LA MERE DE VILLE

Dont se seroyt contre nature

Sy jen'estoys Mère de ville.

Sousyclet, y fault qu'on t'étrille, 3o

Car devers moy tousjours tu faulx.

Fol. 145 Ou sont mynutes et defaulx, Delaictz et lestres de respit?

De ses officiers sy despis Nouveaulx tu te faictz décorer 35

Et peult estre les mains dorer '.

Sergens tu prens pour leur excuse.

Je meure sy je ne te acuse En te présentant a la gayne !

Tu congnoys que j'ey tant de peine 40

Pour tenir justice royalle, Et tu me mais en intervalle De tous ceulx que je t'ay nommés.

Le Varlet.

O! deable, je les ay sommés ; 01 ont trestous bien cault o feses % 45

O craignent leur partis adverses Comme la galle de sainct Job.

La Mère de Ville.

Mais ou sont y ? Il mectent trop.

Y fault que contre toy j'etrive.

Le Varlet.

Mon sauvour, qu'estes vous hastive ! 5o

Vous n'avés pet de pacience.

38 meurs

1. Les « officiers nouveaulx « auxquels la mère de ville fait allusion sont peut-être les commissaires chargés de tenir les Grands Jours à Bayeux en 040. Voy. Floquet, Histoire du parlement de Normandie, II, p. 24.

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