XXIV. — FARCE NOUVELLE DES CRIS DE PARIS
« Pastez tous chaux » (v. i6i); s'agit-il de savoir ce qu'il faut à un père mécontent de ses enfants, le sot répond : « Balays, balays ! », (v. i85),etc.
Le même procédé dramatique se retrouve dans deux pièces du mOmc temps : le Sermon joyeux du bien boire, a deux personnages ' et la Farce joyeuse, tresbonne, a deux personnages, du Gaudisseur qui se vante de ses faicti et ung Sot qui luy respond au contraire '. Ces pièces, il est vrai, ne sont pas des sotties; bien qu'elles soient Jouées par deux personnages, nous les rangeons parmi les monologues. Le rôle des interrupteurs n'est qu'un rôle accessoire, uniquement destiné à rompre la monotonie de ce genre de composition.
Malgré son titre, nous ne croyons pas que la pièce soit parisienne. Lorsque le Sot se fait entendre pour la première fois, l'un des Galants remarque que c'est un « crieur de Paris » (v. Sy), observation que l'auteur eût sans doute jugée inutile s'il eût écrit pour un théâtre parisien. Les mots harier (v. 34), poyre d'angoisse (v. 198), agarde\ (v. i5i, 309, 359) etc., appartiennent plutôt à la Normandie qu'à aucune autre province. Nous supposons donc que notre sottie est d'origine rouennaise. Quant à la date de 1640 que nous indiquons, elle est purement hypothétique,