è Encores s'ellc fusl d'vn peu plus large
Le Monde.
Ha ! trop estroitte !
Ostez, ostez. Faittes m'en une i5o
A mon gré.
Le Cousturier.
Ce sera fortune Si je luy fait. Par sainte Gille, Fol. 320 Monde, vous estes difficile Par trop !
Le Monde.
Venez ça, cordonnier; Servez moy de vostre mestier i55
Et je vous contenteray bien.
Le Cordonnier.
Tenez, monsieur '.
Le Monde.
Ce ne dit rien ; Faites d'autres a mon plaisir.
Le Cordonnier. J'ay beau les fayre a mon loisir, Bien cousus, de bonne matière : 160
Encore en seray je en arrière.
Monde, vous estes degousté.
Le Monde.
Masson, il nous fault remonter Les fenestrages
149 b trop petite — 161 6 Encores.
I. Il y a ici un jeu de scène; le Cordonnier doit présenter au Monde une paire de chaussures.
Le Masson.
Ainsy estants, i65
Seront ils bien a vostre gré ?
Le Monde.
Je les veux plus hauts d'un degré.
Le Masson.
Ainsi?
Le Monde.
Non, mais un peu plus bas.
Le Masson.
Vostre vouloir n'accorde pas Avec le mien pour maintenant. 170
Le Monde.
v Bien, a demain. Ça, vistement,
Bonnetier, baillez un bonnet.
Le Bonnetier.
Si cestuy cy bon ne vous est, Je renonceray au mestier.
Le Monde.
C'est un bonnet de menestrier. 175
Comment? Te moques tu de moy ?
Le Bonnetier.
Tenez cestuy cy ; sur ma foy, Il est bon.
Lé Monde.
Il est... ton gibet !
Va, va, trouve m'en un plus net.
Conseillier!
Le Conseillier.
Que vous plaist, monsieur? 180
Le Monde.
Que vous en semble, suis je seur D'avoir la sentence pour moy?
Le Conseillier.
Je croy bien qu'ouy.
Le Monde.
Et pour quoy ?
Le Conseillier.
Pour ce que vous avez deduict Tresbien vostre cas et conduict i85
Le reste tout comme il falloit.
Le Monde.
Mais, par ma foy, ne m'en challoit.
Le Conseillier.
Je le crois.
FoL 32 1 Le Monde.
Certes non feray.
Or allez mieulx estudier. 190
Ça, Prebstre, venez deslier Icy vos messes, que je voye Comme elles sont.
Le Prebstre.
Dieu vous doint joye, Monde ! Comment les voulez vous ?
Le Monde.
Ainsi que les demandent tous. igS
Le Prebstre.
Courtes ?
181 en est suppléé.
Le Monde.
Ouy.
Le Prebstre.
// monstre les messes escriptes.
Or tenez donc De celles de dom Ami Bon ' :
Elles sont belles.
Le Monde.
Ce sont mon ; Mais longues sont comme un sermon.
Baillez m'en d'autres de millier. 200
Le Prebstre. Celles cy de dom Ratellier, En voulez vous ?
Le Monde.
Non, mettez la; Elles sont trop courtes.
Le Prebstre.
Voyla :
Vous ne sçavez que vous voulez.
Il vous en faut qui soyent meslees 2o5
v° Et jettees au molle, sans peine,
Des pierres d'une sarbataine.
Le Conseillier.
Certes, Monde, il n'est possible Que ne soyez mal disposé.
Le Monde.
Pourquoy ?
201 b (>eu cy
I. Dom Ami Bon et dom Ratellier (v. 201) sont probablement des personnages réels, mais ils nous sont inconnus.
Le Conseillier.
Au texte de la Bible, 210
Qui est chose irrépréhensible, Vous n'y trouverez pas bon goust.
Le Cousturier.
Croyez, Monde, qu'il n'est si fou Qui ne le cognoisse.
Est il vray ?
Le Masson.
Ouy.
Le Monde.
Qu'on sache tost que j'ay. 21 5
Sus, sus ! portez de mon urine Au médecin.
Le Savetier, en la regardant.
Bien a la mine D'une maladie de teste.
Le Conseillier.
Allez tost ! Vous estes ' une beste ; Faittes cela que l'on vous dit. 220
Le Savetier.
J'y vay.
Le Conseillier, Dat ipsi pecuniam.
Si vous n'avez crédit, Boutez luy en la main ceci.
Vadit cum urina ad Medicum.
Pose.
21 î b Qu'est