XVII
La Mere Grand. :
Qu'on labeure Chascun tresbien (de son mestier. j5
Le Troisième.
y Nous n'y faisons pas volontiers ;
Toutefois court une planette Fol. 3i8 Qui contraint les Fols a cda.
Le Quatrième*
Nous ne sommes soubs la cornette
Qui regnoit quand Gelfi yela '. 80
Le Cinquième.
Le temps que Perrotift mesla Et fit jouer clers et marchands Est passé.
Le Sixième.
Aussi est le temps Que de Nantor et Du Villard Firent leurs nopces au Molard 85
De l'espousee de Sapey .
Le Septième.
Le temps n'est plus tel que je l'ay Veu^pour toute conclusion.
Le Huictieme •
Pour tant suivrons Tintention De nostre Grand Mere.
- Le Premier.
Comment ? 90
79 Nous ne soms
I. Nous n'avons pu découvrir les personnages ««quel il est fait allusion dans les v. 80*86. . . .
Le-Sbcond.
Qùè hoiis travaillons roidement Ou nousavrons bien froid aux dèms.
'.\ Le "Troisième.
Par ma foy, nous somiaçs contents.; Il ne nous fault que de Touvrage.
Qui nous en donra ?
La Grand Mère.
Qui? lé sage gS
Monde, mes enfans, largement.
Le Quatrième
Vpudroit il point d'esbattement Quelques fois de nous ?
La Grand Mère.
Ouy bien, Mais qu'il n^vluy en couste rien.
Le CiNQuhsME '^ = •
Bien tost vous en apporteray . i oo
J'y vay, atten<^ez moi icy.
Pose.
« « • ■ • • •#«»• . II. t
Idem.
Voycy aureilles. Dieu mercy,
Et l'argent/ prenez en tretous:
' Le Sixième.
Grand Mère Sotte^ menez nous Maintenant vers le Monde.
gi b trauuaillons — g3 b soms — 99 en est suppléé
334 ^^<i- "*** sottib i>9 monbe
La Mzbe.
AUoQs; io5
Mais marchez droict sur Tostalom
Sans fléchir ni faillir en rien.
Encor ne sçavrés vous si bien Marcher qu'il n'y ait a redire.
Le Septième. • •
Le monde devient tousjours pire ; i lo
Je ne sçay que sa fin sera.
Le Huictieme.
Nous ferons comme il nous fera ; Suyvons seulement la Gran Mère
Vadunt ad Mundum.
'■'•La' Mbre. '
Dieu garde^ Monde j ::.:
Le MoNéi.
Dieu gàrd, Mère !
Qu'est ce qù^il y a de nouveau ? 1 1 5
FoL 3ig La Mère.
Je vous ameine un beau troupeau De Sots, Monde, pour vostre train.
104-105 II y a ici une lacune dans tous les imprimés modernes; lé copiste de b avait sauté les deux vers qui ont été rétablis en marge; mais le couteau ^ du relieur en a fait disparaître une partie. On lit exactement ceci :
e menez nous
ntenant
inonde
Le Monde. Quels sont ils ?
La Mère.
Ils sont pour certain Orphelins, enfans de Bon Temps, Qu'est perdu, et, comme j'entends, 1 20
Fils de ma fille Le Sobret ', Qu'est trespassé.
Le Monde.
Voyla que c'est
De moy, femme ; je n'en prens point Qui ne sçache quelque mestier.
La Mère.
Bîen sçavent : l'ung et savetier, ia5
L^aultre, prestre, Taultre, masson.
Voyez bien la ce vieillasson :
Il est cordonnier ; ccstuy cy,
Bon bonnetier, la Dieu mercy.
L'autre est sçavant, bon conseiller. 1 3o
Qui vous conduira volontier
Ainsi comme il appartiendra.
Le Monde.
Tout cela bien me conviendra.
Or bien, je les retiens trestous.
La Mère.
A Dieu donc.
Et nous lairrez vous 1 35
Au Monde ?
118 6 Qu'ils sont — i3i b volontiers
I. Ce passage est assez obscur. Antoine Sobret ne jouait pas, en i5a3, le rôle de Mère Folie, mais celui du secrétaire.
La Mère
Ouy^ mes enfans ; vo Souffrez en attendant Bon Temps.
A Dieu !
Le Second.
A Dieu I
Le Troisième.
A Dieu soyez !
Le Monde.
Or sus, maistre Sot, vous voyez
A peu près tout ce qu^il me fault. 140
Cousturier, faites moy a hault
Collet une robbe bien faitte.
Le Cousturier.
La voulez vous large ou estroîtte ?
Le Monde, Que sçay je?
Le Cousturier.
Voyez ceste cy :
Elle esttresbien.
Le Monde.
Encores si. 145
Elle feUst d'un peu plus large, Je Taymeroy mieulx.
Le Cousturier.
De vostre aage Vous n'en portastes de mieux faitte Que ceste cy.