‹ Recueil général des sottiesChapitre 47 sur 91 · Tant les prêtres se hâtent d'expédier les offices · texte numérisé non relu

Tant les prêtres se hâtent d'expédier les offices

4. La porte Beauvoisine, située dans la direction du Beauvai^ sis, donnait son nom à un faubourg de Rouen.

m. — LES MENUS PROPOS QQ

Font trois mors en une cerise '. 400

Le Second Toutes les maisons de Venise Sont fondées sur pilliers de boys.

Le Tiers Vous les avés veuz, les Angloys, Chascun ung bacin affulé ^

Le Premier Quant les loupz si ont bien ullé, 405

Hz s'en vont quérir a mengier.

Le Second Se J'alloye souvent vendenger, J'espouseroie la femme au four '.

Le Tiers On mist bien a faire la tour De Babilone quarante ans. 410

Le Premier Ou est la pucelle du Mans " ?

400 b e/serise — 402 a b sont fondes sur pilier — 4o3 e veu — 404 e affuble — 405 e /hurle — 406/ guérir — 407 c le segond — 408 a espouseroyie

1. Tant leur bouche est petite. Il a été question plus haut (v. i5i-i52) d'une fille dont la bouche est encore plus petite puisqu'elle doit mordre trois fois dans une groseille.

2. Le même personnage se vante précédemment (v. 143-144) d'avoir rompu aux Anglais « maint bon bacinet ».

3. Le sens est peut-être : « J'aurais toujours mon pain cuit ».

4. « Parmi les fausses pucelles, deux seulement eurent quelque notoriété. La première est Claude, mariée plus tard au seigneur des Armoises, et sur laquelle on peut consulter Quicherat, Procès de Jeanne d'Arc, t. V, p. 32 1, et Vallet de Virivilie, Histoire de Charles VII, t. II, pp. 366-368. On la voit figurer de 1439 à 1441. Elle fut bien un moment reconnue et avouée par des membres de la famille de Jeanne d'Arc; mais jamais on ne l'a nommée la

100 m. — LES MENUS PROPOS

Jeu' elle plus de ses fredaines?

Le Second

Je m'attens, le jour des estrainnes, yo Qu'on me fera de beaulx presens.

Le Tiers

A Delleven bretons sont gens; 41 5

Mais il y en a de dou père '.

412 e/plus m. — 413 c le segond — 414 a b estrines — 416 c A delleueu — e / Au de leue

pucelle du Mans. Voy. ce qu'en disent Bourdigné, éd. Quatrebarbes, t. II, p. 370, Nicole Gille, dans sa Chronique (iSSy, 2' partie, fol. c), et Jean de Troyes [ou de Roye] (éd. de 161 1, p. 12; collection Michaud et Poujoulat, t. IV, p. 247).

« La seconde pucelle, dite proprement « la pucelle du Mans » s'appelait Jeanne Le Féron ; elle trompa la bonne foi du vénérable évêque du Mans, Martin Berruyer, qui, désabusé sur le compte de cette aventurière, alla jusqu'à vouloir résigner son évêché. Jeanne Le Féron, qui parut en 1460, réussit un moment, jusqu'à être présentée à Charles VII au château des Montils, près Tours. Ce fut sa perte; elle fut renvoyée à Tours et examinée en cour d'église, puisque le jugement fut confirmé par Jean Bernard, archevêque de Tours et par là métropolitain de l'évêque du Mans. Nous savons par le récit de Pierre Sala qu'elle fut condamnée à une prison de sept ans, précédée de l'exposition, qui eut lieu à Tours le 2 mars 146 1. Vallet de Viriville, loc. cit., t. II, pp. 456-458 et t. III, pp. 422-226. » M. et R.

I. Ce couplet est évidemment corrompu. Voici la note dont MM. de Montaiglon et de Rothschild l'ont accompagné : « Les Bretons sont gens, vous lesçavez », dit Rabelais dans l'ancien prologue du Quart Livre. Ici le sens paraît être : « Les Bretons

de sont gens; mais il y en a là d'un autre pays, de , qui

ne sont ni Bretons ni gens ». L'on trouve bien en Bretagne un Elven (chef-lieu de canton de l'arrondissement de Vannes, Morbihan), qui n'a pas moins de six foires, et d^Elven notre Norman a bien pu faire Delleven, mais quel est l'autre pays ? Le Dompaire des Vosges, les nombreux Dompierre et le Doupère de Vendée sont trop loin de la Normandie à la fois et de la Bretagne. » — Dans un passage de ï Amant rendu cordelier (v. 1745-

Le Premier

Il me souvient bien que ma mère

Disoit qu'elle estoit preude femme;

Mais qu'il en soit, par Nostre Dame,

Je n'oseroie de riens jurer. 420

Le Second

Je ne suis point aise a crier, Si je n'ay a boire a la main '.

J'aymeroîes mieulx huy que demain, S'il falloit que fusse curé.

Le Premier

Robec * est tous les ans curé, 425

Bien tost après l'Ascension.

419 a mais quil en estoit — / notre dance — 42 1 c le segond — 423 c e qua demain — 424 c ef que le fusse

1752) le « doux père » désigne une danse où les danseurs ne se gênaient pas pour donner des baisers aux danseuses :

Item, devés savoir, beau frère,

Que Amours a escommeniés

Tous ceulx qui dancent le doux père.

Comme maudis et regnie's,

Car la sont par trop aplenie's

Baisers et vendus a vil pris,

Dont les verres bien maniés.

Et en rendront ce qu'ilz ont pris.

Peut-être le v. 416 signifie-t-il simplement que certains Bretons dansent le « doux père ». c'est-à-dire ont des mœurs dissolues.

1. Les V. 417-422 ont passé dans le Sermoti joyeiilx d'ung fiancé qui emprunte ung pain sur la fournée. Le dernier offre cependant une variante :

Se ne vous dis mon cas a plain.

Voy. notre étude sur le Monologue dramatique {Romania, XV, p. 409).

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