‹ Recueil gradué de thèmes latinsChapitre 124 sur 194 · Coriolan chez Tullus · texte numérisé non relu

Coriolan chez Tullus

A cnmmonromont de la nuit, Coriolan on Ira dans Anlium, principale ville des Volsques. Il l'ut droit à la maison de Tullus, le visage couvert : il s'assit, sans dire un soûl mot, auprès du foyer domestique, liou sacré dans butes les maisons de l'anoien paganisme '. Une conduits si oxir;iordin;iire, et certain air d'autorité qui n'abandonne jamais l«-s grands hommes, surprirent les domestiquas; ils coururent en avertir leur maître. Tullus vint, et lui demanda ce qu'il était el ce qu'il exigeait de lui. Coriolan se découvrant alors : « Si tu ne me reconnais pas encore, dit-il, je suis Caïus Marcius; mou surnom est Coriolan, seule récompense qui me teste de tous mes services. Je suis banni de Rome par la haine du peuple et la faiblesse des grands : je dois me venger; il ne tiendra qu'à toi d'employer mon épée contre mes ennemis et ceux Se ton pays. Si ta république ne veut pas se servir de moi, je t'abandonne ma vie; fais périr un ancien ennemi. qui pourrait peut-être un jour causer de nouvelles perles à ta patrie. » Tullus, étonné de la grandeur de son courage, lui tendit la main : « Ne crains rien, lui dit-il, Marcius. ta conliance est le gage de ta sûreté. En le donnant à nous, tu nous rends plus que tu ne nous as ôté. Nous saurons Aussi mieux reconnaître tes services que n'ont fait tes concitoyens, u (Vertot.)

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