‹ Recueil gradué de thèmes latinsChapitre 140 sur 194 · C'St-c-ilire -. li pfiM.'ipue · texte numérisé non relu

C'St-c-ilire -. li pfiM.'ipue

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<5. — Annibal exilé se réfugie auprès d'Antiochus.

Annibal, trahi par ses concitoyens, aborda à Tyr, métropole et fondatrice de Carthago, où il fut reçu comme dans une autre patrie. Apres s'y être arrêté quelques jours, il partit pour Antioche, d'où le roi venait de sortir; il alla le trouver à Ephèse. L'arrivée d'un capitaine de ce mérite et de cette réputation lui fit grand plaisir, et ne contribua pas peu à le déterminer à la guerre contre les Romains; car jusque-là il avait toujours paru incertain et tlottant sur le parti qu'il devait prendre. C'est dans celle ville qu'un philosophe, qui passait pour le plus beau parleur de l'Asie (il s'appelait Phormion), eut l'imprudence de faire un long discours, en présence d' Annibal, sur les devoirs d'un général d'armée et sur les règles de l'art militaire. Tout l'auditoire fut charmé de son éloquence. Comme on pressa le Carthaginois de dire ce qu'il en pensait, choqué de la présomption d'un philosophe qui avait prétendu donner des leçons sur la guerre à Annibal : « J'en ai bien vu, dit-il, des radoteurs en ma vie, mais je n'en ai jamais vu un qui égalât ce fade et importun babillard. »

(Rollin.)

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