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C4. — Jugement sur les campagnes d'Alexandre.
Sa guerre fut mélhodrquefelle est digne des plus grands éloges : aucun de ses convois ne fut intercepté ; ses armées allèrent toujours en s'augmentant; le moment où elles furent le plus faibles, fut au Granique, en débutant; sur l'Indus, elles avaient triplé, sans compter les corps sous les ordres desgouverneursdesprovincesconquises,qui se composaient des Macédoniens invalides ou fatigués, de recrues envoyées de Grèce, ou tirées de corps grecs au service des satrapes, ou enfin d'étrangers levés parmi les naturels, dans le pays même. Alexandre mérite la gloire dont il jouit depuis tant de siècles et parmi tous les peuples; mais, s'il eût été battu sur l'Issus, où l'armée de Darius était en bataille sur sa ligne de retraite1, la gauche aux montagnes, la droite à la mer, tandis que les Macédoniens avaient la droite aux montagnes, la gauche à la mer, et le pas* deCilicie derrière eux! Mais s'il eût été battu à Arbèles, ayant le Tigre, i'Euphrate et les déserts sur ses derrières, sans places fortes, à neuf cents lieues de la Macédoine ! Mais s'il eût été battu par Porus, lorsqu'il était acculé à l'Indus !...»
(Napoléon Ier.)