‹ Recueil gradué de thèmes latinsChapitre 156 sur 194 · Le premier triumvirat · texte numérisé non relu

Le premier triumvirat

Jules César, en domptant les Gaules, fit à sa patrie la plus utile conquête qu'elle eût jamais faite. Un si grand service le mit en état d'établir sa domination dans son pays. Il voulut premièrement égaler, et ensuite surpasser Pompée. Les immenses richesses de Crassus lui firent croire qu'il pourrait partager la gloire de ces deux grands hommes, comme il partageait leur autorité. Il entreprit témérairement la guerre contre les Parthes, funeste à lui et à sa patrie. Les Arsacides, vainqueurs, insultèrent par de cruelles railleries à l'ambition des Romains et à l'avarice insatiable de leur général. Mais la honte du nom romain ne fut pas le plus mauvais effet ' de la défaite de Grassus. Sa puissance contrebalançait celle de Pompée et de César, qu'il tenait unis comme ma'gré eux. Par sa mort, la digue qui les retenait fut rompue. Les deux rivaux, qui avaient en main toutes les forces de la république, décidèrent leur querelle à Pharsale, par une bataille sanglante. César, victorieux, parut en un moment par tout l'univers, en Egypte, en Asie, en Mauritanie, en Espagne : vainqueur de tous côtés, il fut reconnu comme mai Ire à Rome et dans tout l'empire. Brutus ■ t Cassius crurenl affranchir leurs citoyens en le tuant comme un tyran, malgré sa clémence. LBossuet.)

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