L'orateur romain
L'orateur, à Rome, devait payer de sa personne * et se produire au grand jour. Il fallait savoir parler au sénat, devant le peuple et au forum, souvent sans préparation et toujours de mémoire. De là ces études si longues et si multipliées, qui étaient celles de toute la jeunesse romaine, depuis les iils des consuls j usqu'à ceux des affranchis; de là cette nécessité de se montrer tel qu'on était devant une multitude de juges, qui, voyant tous les jours ce qu'ils pouvaient attendre de chacun, étaient intéressés à mettre chacun à sa place. C'est ainsi que des hommes qui n'avaient d'autre recommandation que leur mérite, parvenaient à ces dignités éminentes où la plus grande naissance ne conduisait pas toujours ; c'est ainsi qu'un Cicéron, né dans un village d'Italie, obtint le consulat qu'on refusait aux Catilina, aux Céthégus, aux Lentulus, issus des plus grandes familles de Rome, et parés de ces noms fameux que l'on respectait depuis l'origine de la république. (Laharpe.)
3o. — Reconnaissance de Pline le Jeune pour son oncle.
Pline le Naturaliste, oncle de Pline le Jeune , qui n'avait