TROISIEME PARTI
chargea aussi de divers soins; et il devint l'homme des armées, du peuple el du sénat, quand il s'en rendit le maille1. Encore n'usa-t-ilde son pouvoir que ponrôter la Confusion qui s'était glissée en toutes choses. Il remit le peuple dans ses droits, el ne retrancha que les brigues aux élections des magistrats. Il rendit au sénat Bon ancienne splendeur, après en avoir banni la corruption. Car il se contenta d'une puissance tempérée, qui ne lui laissait pas la liberté * 1 « * faire le mal; mais il la voulut absolue quand il s'agil d'imposer aux autres la nécessité de faire le bien. Ainsi le peuple ne fut moins libre que pour être moins Séditieux; le sénat ne fut moins puissant que pour être moins injuste. La liberté ne perdit que les maux qu'elle peut causer, rien du bonheur qu'elle peut produire.
(SaINT-ÉvRE.UONT.)