‹ Recueil gradué de thèmes latinsChapitre 22 sur 194 · L'entrée des enfers · texte numérisé non relu

L'entrée des enfers

La vapeur soufrée du marais stygien, qui s'exhalait sans cesse par cette ouverture, empestait l'air. Tout autour il ne croissait ni herbe ni fleurs; on 6 n'y sentait jamais les doux zéphyrs, ni les grâces naissantes du printemps, ni les riches dons de l'automne : la terre, aride, y languissait; on 7 y voyait seulement quelques arbustes dépouillés et quelques cyprès funestes. Au loin même, tout à l'entour, Cérès refusait aux laboureurs ses 8 moissons dorées; Bacchus semblait en vain y promettre ses 9 doux fruits; les grappes de raisin se desséchaient au lieu de 10 mûrir. Les Naïades, tristes, ne faisaient point couler11 une onde pure; leurs Jî flots étaient toujours amers et troublés. Les oiseaux ne chantaient jamais dans celte terre hérissée de ronces et d'épines, et n'y trouvaient aucun bocage pour18 se retirer. (Fénelon.)

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