‹ Recueil gradué de thèmes latinsChapitre 69 sur 194 · Mort d'Esope · texte numérisé non relu

Mort d'Esope

Loinmeon le conduisait au supplice, Esope trouva moyen du s'éehapper, el entra dans une petite chapelle dédiée à Àpo Ion. Les Delphiens l'en arrachèrent. « Vous violez cet

I. Tôlier e de medio. j ô. Crst-à-dire en tain il se ikf'.ndii.

t. C'al-à-dire inquiets.

asile, leur dit-il, parce que ce n'est qu'une petite chapelle; mais un joui viendra que votre méchanceté no trouvera point d»' retraite sûre, non pas môme dans les tempL s. 11 vous arrivera la même chose qu'à l'aigle, laquelle, nonobs* tant1 les prières de l'escarhot, enleva un lièvre qui s'était réfugié chez lui : la génération de l'aigle en fut punie jusque dans le giron de Jupiter. » Les Delphiens, peu touchés de tous ces exemples, le précipitèrent. ,La Fontaine.)

S. — Comment les mœurs romaines commencèrent à te corrompre2.

Socrate avait commencé dans Athènes ; le vieux Caton continua dans Rome de se déchaîner contre les Grecs artificieux et subtils qui séduisaient la vertu et amollissaient le courage de ses concitoyens ; mais les sciences, les arts et la dialectique prévalurent encore : Rome se remplit de philosophes et d'orateurs; on négligea la discipline militaire, on méprisa l'agriculture, on embrassades seci.es et l'on oublia la pairie. Au nom de liberté, de désintéressement, d'obéissance aux lois, succédèrent les noms d'Kpicure, de Zenon, d'Arcésilas. « Depuis que les savants ont commencé h paraître parmi nous, disaient leurs propres philosophes, les gens de bien se sont éclipsés. » Jusqu'alors les Romains s'étaient contentés3 de pratiquer la vertu : tout fut perdu quand ils commencèrent à l'étudier.

(J.-J. Rousseau.)

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