tournez : ne se montra pas si dif» Gcile [Utitcatu
autre cortège, bien plue brillant que tout for et l'argent de Perse, environnait Agésilas, et le rendait respectable ; je veux dire son nom, sa réputation, ses victoires, et la terreur de ses armes qui faisaient trembler le roi de Perse jusque sur son trône. (Rolun.)
26, — Leçon donnée à la vanité de Cicéron.
Cicéron revenait de Sicile, où il avait été questeur, dans la pensée1 qu'il n'était parlé que de lui dans toute l'Italie, et que partout il n'était fait mention que de sa questure. Passant à Pouzzole, où les bains attiraient beaucoup de beau monde2 : « Y a-t-il longtemps, lui dit quelqu'un, que vous êtes parti de Rome*' Quelle nouvelle y dit-on? » — « Moi, dit-il tout surpris, je reviens de ma province. » — « Oui, dit l'autre, je me le rappelle, c'est l'Afrique. » — « Point du tout, répliqua Cicéron d'un ton de dépit et de colère, c'est la Sicile. » — « Eh quoi! ajouta un troisième, qui se prétendait mieux instruit que les autres, ne savezvous pas qu'il a été questeur à Syracuse? » Et il n'en était rien, car c'avait été dans une autre partie de la Sicile. Cicéron, confus et honteux, ne trouva d'autre expédient, pour se tirer d'affaire, que de se mêler dans la foule ; et il ajoute que cette aventure lui fut plus utile que n'auraient été tous les compliments auxquels il s'était attendu.