‹ Recueil sur la mort de MolièreChapitre 12 sur 48 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

l'on est heureux de noter que plusieurs des adversaires de Molière firent amende honorable sur la pierre du cimetière Saint-Joseph, que ses victimes mêmes oublièrent noblement les coups qu'il leur avait portés. A côté des noms attendus de La Fontaine, de Boileau, de Chapelle, de Dassoucy, on est touché de rencontrer ceux de Boursault, de Ménage, de plusieurs religieux, prêtres et jésuites, — et même d'un médecin, Estienne Bachot! On regrette le silence de Racine, on est surpris de celui de Corneille, tout en se rappelant que sa conduite fut au moins douteuse lors de la guerre de l'Ecole des Femmes. Pouvait-il oublier que Molière accueillit généreusement les œuvres de sa vieillesse? Ne devait-il pas, sinon un hommage, du moins un souvenir, à celui qui, deux ans plus tôt, l'avait associé au grand succès de Psyché? Peut-être aussi, — et ce serait son excuse, — le poète du Cm pensait-il, en matière d'hommages posthumes^ ce que Balzac a si bien exprimé de nos jours : « // n'y a de belle épitaphe que celle-ci :

Molière!

un seul nom, qui dit tout, et qui fait rêver. »

G. -M. Monval, moliériste.

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