‹ Recueil sur la mort de MolièreChapitre 38 sur 48 · ÉPITAPHE · texte numérisé non relu

ÉPITAPHE

O dieux, que le destin severe De Poclin Baptiste Molière, Qui tenoit le monde joyeux, Va faire de gens mal-heureux !

Que le Marais est en cholere!

L'Hostel s'arrache les cheveux, Lully le déplore en tous lieux, La Faculté s'en désespère, Cotin en a mouillé ses yeux, Et le Tartuffe pris la haire.

Passant, si tu crois le contraire, Et si de ce poëte fameux La gentillesse te fust chère, A cest esprit plein de lumière Donne au moins un soupir ou deux, Et dis, approchant de sa bière :

Adieu les ris, adieu les jeux.

G. Dassoucy

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