PORTRAITS GRAVES DE MOLIERE
Pour réformer nos mœurs, pour régler notre vie, En vain ont travaillé les plus doctes esprits; De cet Auteur fameux la fine raillerie
Nous en dit plus que leurs écrits.
(Gravure d'Habert, d'après Mignard, vers i683.)
Tantôt Plaute, tantôt Térencc, Toujours Molière cependant.
Quel homme! Avouons que la France En perdit trois en le perdant.
1735, gravure attribuée à B. Picart, d'après Mignard.)
Molière, par son sel attique,
En riant corrigeoit les mœurs; Le ridicule, en proie à mille traits railleurs,
Redoutoit sa veine comique; Mais depuis qu'au théâtre, où brilloient ses bons mots, On ne voit plus régner que de fades caprices.
Ce qui fut la terreur des sots
Devient à présent leurs délices.
(Gravure d'E. Desrochers. 1747./
Vrai poète du peuple, ami de la nature, Fléau des charlatans, il brava leurs clameurs; Ses crayons vertueux flétrirent l'imposture, Et par le ridicule il réforma les mœurs.
Chénier.
(Gravure de Beauvarlet, 1773.)
Ole
Prince et législateur de la scène comique,
Il plaît à tous les goûts, charme tous les esprits.
Quoi qu'en dise le Satirique, Molière de son art a remporté le prix.
Etienne Jouy.