EN LUI OFFRANT LE DEUXIEME VOLUME DES MEDITATIONS
USE aimable, fille d'Horace, Qui presses dans tes doigts la coupe des festins, Sur ton front virginal que l'ivresse a de grâce ! Le pampre de nos bords dans tes cheveux s'enlace Au laurier brillant des Latins.
Peut-être qu'en t'offrant ces vers mouillés de larmes , L'ombre de ma douleur pourra ternir tes charmes; Mais souviens-toi qu'Horace, en chantant le plaisir, De la mort quelquefois accueillait la pensée, Et laissait échapper de sa lyre glacée Un triste et sublime soupir!
Comme pour flatter l'œil, en couronnant son verre. Sa main voluptueuse entremêlait parfois
Le sombre feuillage du lierre Aux roses de Pestum qui mouraient sous ses doigts.
ï Œnologie, poëme didactique en quatre chants, suivi de notes historiques.
A M. TRAMBLY
AUTEUR d'une ÉPÎTRE AU POETE SENE CE NÉ A MAÇON LE l3 OCTOBRE 16,4.3
E Senecé Tombre aimable et gentille Dans ce château, par sa lyre ennobli, Revint un jour des rives de l'oubli.
Le sombre ennui le reçut à la grille : Lors il s'enfuit; puis, se tournant devers L'humble ermitage où, malgré cent hivers. Dans tes chansons sa verve encor pétille. Avec surprise il écouta tes airs :
« Holà! dit-il, reconnaissant ses vers, Mon héritier n'est pas de ma famille. »