‹ Recueillements poétiquesChapitre 59 sur 126 · LES OISEAUX · texte numérisé non relu

LES OISEAUX

On trouve au pied de l'arbre une plume souillée, Comme une feuille morte où rampe un ver rongeur, Que la brume des nuits a jaunie et mouillée, Et qui n'a plus, hélas! ni parfum ni couleur.

On voit pendre à la branche un nid rempli d'écaillés, Dont le vent pluvieux balance un noir débris ; Pauvre maison en deuil et vieux pan de murailles Que les petits, hier, réjouissaient de cris.

O mes charmants oiseaux, vous si joyeux d'éclore! La vie est donc un piège où le bon Dieu vous prend ? Hélas! c'est comme nous. Et nous chantons encore! Que Dieu serait cruel, s'il n'était pas si grand!

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