ACTE ir
science qu'à des découvertes malsaines el perverses. Eh bien! •parle! Pourquoi es-tu ce que tu es? Pourquoi toujo^lrs le mal, jamais le bien ! Dis-moi cela I
UATTÉUS.
Mon ami, c'est exactement comme si tu me demandais pourquoi j'ai le nez romain au lieu de l'avoir à la chinoise... Le pro-. bième que chacun poursuit en cette vie, c'est de s'amuser le plus possible, suivant ses goûts... Eh bieni moi, si pour m'amuser j faisais des choses qui m'ennuient, — ce que tu appelles le bien par exemple, — je serais stupideî... D'ailleurs, pour moi, vois-tu le bien, le mal..., patati, patata, c^est puéril ! (u se lère.)
MAURICE
Tu es bien sûr, vieillard ?
MAT T EUS, dédaigneux.
POUh ! (u prend an petit instrument de bols et remue le poison.)
MAURICE
C'edt que si tu veux te repentir, tu n'as que le temps.
MATTÉUS.
Me repentir... Tu me divertis extrêmement, jeune homme.
MAURICE, se lerant et tlUnt à la table.
Je ne voudrais pas t'effrayer après ton repas, Mattéus; mais ta mort est nécessairement prochaine. Tu sais, à ton âge...
^ MATTÉUS, étendant la main rers lai.
La tienne le serait davantage, drôle, si je secouais sur toi ce goupillon. .
MAURICE, saisissant un poignard sur la table et saatani k la gorge da Tieillard*
Essaye!
MATTÉUS, se débattant.
Eh bien ! Maurice !
MAURICE
Âh! ah! à nous deux, là, vieux maudit! (uietl^nt dompté sons sa main.)
MATTÉU-S, riant.
Folâtre, va!... Tu es ce soir d'une gaieté délicieuse, mon cher enfant! D'où viens-tu? Est-ce que tu as diné chez ton ministre?
MAURIGB, allant à gaacbt s'asseoir lar l'eioabeao.
Non ; mais j'ai eu ce soir, à la porte d'une église, une aventure qui m'a laissé une ijmpression charmante.
MATTEUS
 la porte d'une église? Qu'allais-tu faire là?
UAUAIGE.
Rien... J'aime l'aspect des églises le soir, et tu connais mon système... Quand j'ai travaillé tout le jour, je me mets en marche par la ville... Je rencontre çà et là sur mon chemin des idylles, des poëmes, des romans en action... Je rentre chez moi, j'y rêve, je m'endors, et je suis heureux I
MATTÉUS, xioanant.
Oui... et cela te sufiQt?
UAURIGE.
Oui.
MATTÉUS.
Bab! et les bergères?
MAURICE
Docteur, après avoir longtemps cherché et beaucoup souffert, j^ai reconnu qu'un homme, pour son bonheur et pour son honneur, ne devait mêler sérieusement à sa vie que deux femmes, sa mère et la mère de ses enfants. Hors de là , entre >ce3 deux créatures sacrées, il n'y a qu'illusions douloureuses et ridicules... dont je suis à jamais détaché.
MATTÉUS.
Tu es bien sûr, jeune homme ?
MAURICE
Je n'y tiens plus du moins que par un fil qui sera bientôt ompu... car j'y emploie toute ma force.
Go 01, c'est un amour?
MAURICE
Non; c'est une haine I (on frappe.) Cn frappe, Mattéus.
MATTÉUS, regardant 2i traTen le foichei.
Tiens! tiens I fort bizarre cela!