SCÈNE PREMIÈRE
MADELEINE, ROSETTE, BERTHA, petite siie de huit ans. LE COMTE JEAN, LE DUC D'ESTIVAL, LE PRINCE
£RLOFF,.LORD SHEFFIED, assis et soupant. Auprès de Bertha, une place est ride.
LORD SHEFFIED, debout, terminant un speech, le Terre k la main.
Aussi remarquable, dis-je, par son talent que par sa beauté, et véritablement digne des hommages de l'univers entier... et de l'Angleterre I
TOUS, riant et applaudissant.
Et de l'Angleterre I bravo! bravo I
MADELEINE
Mille grâces, milord I
ERLOFP.
Ce sont des mauviettes, Madeleine, ces délicieuses petites bêtes?
MADELEINE
Oui, mon prince, ce sont de^ mauviettes, ou des ortolans, ou des rossignols, je ne vous dirai pas au juste, mais .pour sûr, ça vole quand c'est vivant. Comte Jean, offrez donc quelque chose à Rosette., que je vois là toute pensive !
LE COMTE
Elle ne veut rien I Je ne sais pas ce qu'elle a ce soir, Rosette, mais elle pousse des soupirs au lieu de manger tranquillement et beaucoup comme à son ordinaire... Eh bien ! est-ce que nous avons un cœur ce soir, Rosette? Un peu de plum^udding, hein?
f . Bertha, Rosette, d*Esii?al, Madeleine aa miliea, ErlofT, Sheffled, le comte Jeao.