‹ Rédemption: comédie en cinq actes et un prologue (volume 2)Chapitre 6 sur 61 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les PaÉGÉDENTs, HERMANN.

LE COMTE

G*est vous, Hermann ? (n m rusied.)

HERMANN, rla&i.

J'ai cru que ces messieurs m'avaient appelé.

MAURICE, le regardant «Teo un iërieox tJbeté.

Pas du tout... Ah ça, Hermann, qu'est-ce qui se passe donc? On dirait que vous riez I n'est-ce pas, comte?

LE COMTE, grarement.

Ma foi, je ne sais pas si c'est un jeu de la lumière sur ses traits, mais on le dirait...

HERMANN, l'arançaot.

Je croyais avoir entendu rire ces messieurs.

MAURICE, sér&rement.

Rire ces messieurs ? Vous plaisantez, je crois. Voyons, approche : aimeii-tu le vin du Rhin ? Prends ce verre, et réconforte un peu ta caducité.

HERMANN, baranl.

Monsieur...

MAURICE

Vmum honum lœtificat, Gaitdeamus igitur! n'est-ce pas,'comte Jean?

LE COMTE

Parfaitement.

MAURICE

Et maintenant, vieillard, parle-moi comme tu parlerais à ton père, avec une franchise antédiluvienne. Que pensesrtu de la princesse, notre tante ?

HERMANN, regardant tour à toor le comte et Maurice.

Mohsieur, je pense qu'elle est morte.

MAURICE

Effectivement. Ta réponse n'a rien de compromettant... Mais de

son vivant, que pensais-tu d'elle? Les bruits qui en courent sont singulièrement contradictoires, n'est-ce pas, comte ?

LE COMTE

Oui... oui... tout à fait contradictoires..

« MAURICE, tristement.

i^insi, les uns affirment que c'était une âme exquise, se plaisant uniquement à faire régner dans les environs la douce joie dont elle était remplie; bref, que le pays fait en elle une perte irréparable.

HERMANN, braoUnt la iâte douloureusement.

Âh ! monsieur, c'est bien la pure vérité.

LE COMTE, en riant et le faisant Tenir pr&s de lui.

Cependant, Hermann, d'autres laisseraient entendre... eh! ehl Hermann, qu'elle avait avec ses paysans et ses serviteurs le verbe rude, et môme la main prompte, eh ?

HERMANN, riant.

Dame! monsieur, il y a un peu de vrai.

MAURICE, sérieux.

Quant à la charité..^

HERMANN, sérieux.

Ohl quanta ça, monsieur...

MAURICE

£h bien, on dit qu'elle ne la connaissait que de nom...

HERMANN

Franchement, ce n'était pas son fort, monsieur.

€'est ça, Hermann I Tu me réconcilies avec l'humanité, mon ami.

(lise lère et lui frappe sur Tépaule.) Tu aS le COUragO do teS OpinioUS...

tu es bien le vieil Allemand de la vieille Allemagne. Si j'hérite de ce domaine, et si tu deviens mon vassal, je prétends te témoigner solidement l'estime que tu m'inspires. (Éierant u roix.) Y a-t-il dans le donjon de ce château une chambre de torture ?

HERMANN, effrayé.

Monsieur... je...

LE COMTE

Voyons, Maurice, laissez-le donc tranquille, ce pauvre bonhomme.

MAURICE

Soit 1 (n Ta ebercher une longue pipe de porcelaine.) G^était pOUr rire, Her-

man. Meurs en paixl Cousin, je vais fumer ma pipe dans le jardin pour calmar mes nerfs, en attendant les révélations de l'infâme

Gothleuben. (u allume sa pipe au flambeau k deux branchée qui se iroure sur la Uble. Se retournant, près de Bortir.) Il a UUO maUVaiSO GgUrO ! A bientôt, cousin, (il sort au fond.)

LE COMTE, riant.

 bientôt I

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