ACTE V
de consoler... Ah l (posant an'genoux sur un coussin. ) Madeleine, si je pouvais espérer... si mon amour, plus vrai, plus ardent que vous ne pouvez le croire...
MADELEINE
Qu'est-ce que ça peut faire dans le monde un sauvage pareil? II fait des vers, hein?
LE COMTE
Non, pas que je sache. II travaille à la chancellerie !
MADELEINE
Il est donc pauvre ?
LE COMT-E.
Ni pauvre, ni riche... il mène une vie très-simple... il aime les arts... il compose... il fait un peu de peinture... il a même du talent.. . mais tout cala pour son plaisir... De quoi riez-vous?
MADELEINE
Je ris de vous voir à genoux me conter gravement ces histoireslà... (Le comte se rassoit aToc dépit.) YOUS mO disioZ, mOU ami? LE COMTE.
J'essayais de vous parler de mon amour... mais vous ne le voulez pas... Soit! je ne vous aime donc pas... Appelez du nom qu'il vous plaira le feu dont votre regard brûle mon sang, l'étourdissem'ent qui me fait chanceler quand ma main touche la vôtre...
MADELEINE
Quel âge a-t-il, votre cousin ?
LE COMTE, se lérant.
Ah! voulez-vous que je vous l'envoie?
MADELEINE
Franchement, vous me ferez plaisir.
LE COMTE
Adieu ! (U va pour sortir )
MADELEINE, toamant an peu la tête.
Voyons, valait-il mieux vous tromper?
LE COMTE
Mais, est-ce que je me suis plaint?
MADELEINE, se leyant et allant à lai.
Yotre main l pardon ! (ll prend la main i^e B&adelelne, la uloe et sort. )