SCÈNE II
MAURICE, MATTÉUS.
MAURICE , entrant gaiement.
Donjour, docteur! (u tu^-se.) Ah! seigneur Dieu, quelle cuisino infrrr.aie faites-vous donc ce soir, vieux père?
WATTliUS, après avoir ferme la porte.
N'est-ce pas, cela sent mauvais?... (ii rit.) Mais j'ai ouvert la fenêtre... (il lui prend le bras.) Jc suis cnchanté clc te voir ce soir, mon fils... Mon niïeclion pour toi, la seule que j'aie jamais connue, se développe chaque jour davantage. Oui, vraiment, je taimo, non pas parce que tu m'as sauvé la vio l'an passé en me retirant du Diinube, car tu n'as fait qu'obéir à ton instinct..., mais parce que la fianche et verte nature me plaît, parce que tu me maltraites, et que ta conversation incisive est salutaire à ma vieillesse; elle me [iréserve de la torpeur... Et toi, méchant enfant, m'aimes-lu un
peu, voyons? (n Taà sa table.)
MAURICE
Moi? Vous m'intéressez, voilà tout! J'aime à voir trotter devant moi ce fantôme d'alchimiste que j'ai eu le bonheur de découvrir en plein dix-neuvième siècle. Je t'aime enfin, Mattéus, parce que tu es pittoresque... Du reste, je le méprise profondément..., tu sais... (Mattéus sourit.) Eucoro quelque poison qui cuit là, je parie!