‹ RedemptionChapitre 34 sur 54 · ACTE m. 4î · texte numérisé non relu

ACTE m. 4î

userait sanâ objet! Jo désire demeurer quelque temps libr3 ce ma « personne; mais à la prochaine nuit de Noël je vous réunirai toi , « quatre à souper chez moi, et comme, après tout, vous eies co «qu'il y a de plus galant et de plus huppé dans Vienne...

Huppé?... Est-ce que j'ai dit huppé?

d'estival.

Le mot fut dit.

MADELEINE

Je le trouve sans façon I N'importe 1 continuez. d'estival.

a ...et de plus huppé dans Vienne, je vous promets de distinguer «l'un de vous. Promettez-moi en retour de rester bons ami?, quoi « qu'il arrive! » — Nous sommes restés bons amis, mademoiselle, et nous sommes à la nuit de Nool 1

madeleine.

Ne pourriez-vous me renouveler ce billet pour un an?

TOUS TROIS, protestant.

Ah! Dieu! ah!

madeleine, se loTant.

Délicieux concert ! Qu'il est doux d'être aiméf.I... Eh bien, messieurs, vous oubliez une de nos conventions... c'est que durant le temps de votre candidature, vous ne pouvez m'offrir aucun présent, les fleurs exceptées... Débarrassez-moi donc de ces historiettes-là, s'il vous plaît. (Elle leur rend les bijoux.) VotrO bouquot eSt

superbe, d'ailleurs, d'Estival... Ça vient de Paris, ça? d'estival.

Delà rue Castiglione, par le télégraphe, mademoiselle, (n remonte un peu.)

madeleine, prenant un bouquet sur la table.

Et le vôtre, milord, également sup?rbe?

sheffied.

Oh ! moi... Avez -vous remarqué la fleur qui a une racine dedans?

Ma foi, non! Ça veut dire quelque chose, la fleur qui a une racine dedans?

SHEFFIED.

Oh! rien... Seulement il n'y en avait qu'une, a dit cet homme, en Europe, et puisque la voilà avec la ra ine, il n'y en a plus du tout... J'en suis bien aise, si vous en êtes contente.

MADELEINE

Et moi, j'en suis contente, si vous en êtes bien aise... Vous permettez que je constate la racine?... Oh! oui, la belle racine!...

( Retournant le bouquet et le portant la queue en l'air. ) AlOrS il faUt le pOrter

comme cela, ce bouquet-là! — Et vous, Erloff, où votre grand sabre a-t-il coupé ces fleurs des tropiques?

ERLOFF.

Moi, charmante, je les ai fait voler la nuit passée dans le Jardin botanique par quatre domestiques à moi. Je m'étais dit : les gardiens m'en assommeront deux ; mais pendant ce temps-là les deux autres feront le coup... C'est exactement, ma toute belle, ce qui est arrivé !

MADELEINE

Ah! très-fin, très-fin, ce calcul, —- avec une nuance cosaque... Mais le comte Jean a fait encore mieux que vous trois, messieurs. d'estival.

Ah! parbleu! le comte Jean! il a des serres magnifiques!

madeleine, allant sasseoir deyant sa toilette.

Eh bien! justement, il ne m'a rien donné du tout... pas une pâquerette, pas la queue d'une... Il s'est même sauvé avant la fin de la pièce... Ah*! en voilà un qui va avoir peu d'agrément quand

va se présenter! ( on entend une rumeur en dehors, sous la fenêtre.) Qu'cSt-

ce que c'est que ce bruit dans la rue? Voyez donc, messieurs I Oh! si ça pouvait être une révolution, mon Dieu!

D ESTIVAL, regardant à la fenêtre.

Je ne sais pas ce que c'est... Je ne vois que la neige qui poudroie, quelque chose d'indistinct qui verdoie, et une grande foule

qui se coudoie... (ou enteud parier et rire dans le couloir.)

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