‹ Redgauntlet drame en trois actes, precede d'un prologueChapitre 13 sur 46 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

Les Mêmes, EDITH, Suivantes.

En en moment leu deux nwivante» de lady Redgaunllet s’élançcul hors» de l'Iiùt* llei'ic en puu»f>ant de* cris cl tombant à genoux. — L'orage continue.

les suivantes. Pitié sainte mère de Dieu!... pitié!

redgaüntlet. Grand Dieu ! ma femme !. . .

Klfride !

. • Il »cul entrer dan* l’hôteïlcrir.

EDITH, entrant. Il est trop tard, Albéric Iledgauntlel... il est trop tard! vous l'avez dit...

redgaüntlet. Trop tard!...

Edith. Malheur ! malheur!... du même coup, Albéric, vous avez tué la mère et le fils. •

redgaüntlet. Klfride!...

Edith. Morte de cet affreux spectacle !

redgaüntlet. Et l'enfant que j’attendais? I Edith. Il est venu au monde... il est vi- | vant, cet enfant, votre espoir, votre orgueil! I mais la justice de Dieu a imprimé sur son !

front l’empreinte sanglante du fer à clioval ! qui a brisé le front de son frère!... Malheur! malheur sur les Redgaüntlet !

redgaüntlet. Malheur! malheur sur moi!

Edith, Désormais ce stigmate inexorable se perpétuera sur le front de cette race, signe .

de la fatalité qui s'attache pour toujours à ses armes, de la fatalité qui rendra pour les Redgaüntlet la vertu inutile, la loyauté malheureuse, et qui jetant sans cesse la discorde et l’exil entre les pères et les fils, fera planer éternellement le parricide sur leurs têtes.

REDGAÜNTLET, à genoux. Et cette fatalité que mon crime involontaire a jetée sur ma maison, quand s'éteindra-t-elleî Edith. Avec la race elle-même, avec le plus noble, le plus généreux de ses enfants.

Adieu !

redgaüntlet. O ma inère! restez pour détourner la malédiction de Dieu ! pour prier avec moi !

Edith. Je vais prier Dieu de plus près...' Adieu, Albéric... je pars, je retourne vers la tombe qui m’attend. Je ne m’arrêterai plus que dans l’éternité!

Twut le monde c*l à genoux, excepté Maralbanr. LesécUirs continuent. — Edith s’éloigne.-— La toile Laisse.

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