SCÈNE IV
Les Mêmes, ARTHUR, FOXLEY.
FOXLEY. Ah! monseigneur! c’est bien le coffret!... je le reconnais.
redgauntlet. Je le reconfiais aussi , et moi seul ai le secret pour l’ouvrir.
Il fait quelque* pas vers le euffret; Wiltie l'arrétc.
WU.L1E. Un moment, mylord; j’ai tenu
ma promesse; à vous de tenir la vôtre....*
' Ecoutez-lc d’abord.
redgauntlet, regardant le coffret, et le dos tourné ù Arthur. Eh bien ! qu'il parle ! qu’il parle ! et qu'il achève prompte- 1 ment.
ARTHUR. Mylord, excusez mon audace d’oser ainsi me présenter chez vous presque par force , d’oser vous imposer cet entretien.... Hélas ! vous êtes le seul arbitre de ma destinée, et le mot qui va sortir de votre bouche est mon arrêt irrévocable.
redgauntlet, d part, comme frappé peu ù peu par le son de sa voir. Cette voix!.... (Il se retourne vivement et le regarde arec intérêt .) Continuez , jeune homme!... quel motif si puissant...
ARTHUR. J'aiuie missLilia, votre nièce!...
redgauntlet. MissLilia!... et comment l’avez-vous connue?
Arthur. Sur le bâtiment qui la conduisait avec le comte d’Albany de France en Ecosse.
Oui, mylord, j’ai osé m'attacher à cette jeune lillc ; j'en avais uni besoin!... Fils unique de lord William Rroghill, l’un des pairs d’Angleterre les plus riches et les plus en faveur à la cour, je dois hériter de son nom et de sa fortune. . . Mais privé de l'amour de ma mère, que je ne connus jamais, il m’a toujours semblé , malgré la tendresse et les bienfaits de mon père, être presque orplielin!... Je donnerais ma vie et mon sang pour lui, mais son
affection n'a jamais sufli à mon ccenr!
Pardonnez-moi.... je vous conte tout cela à vous... que vous importe?... Mais bien que celte entrevue soit la première que vous m’ayez accordée , je me sens en vous une confiance que je puis m’expliquer. Quaud j’ai rencontré miss Lilia, j'ai compris qu’en
elle seule était mon bonheur ! Quand je
vous ai vu, mylord, une voix secrète m’a dit que ce bonheur n’avait jamais dû m’arriver | que par vos mains.
redg ai ntlet, à part. Je ne sais ce qui se passe en moi... Mais à voir, à écouter ce jeune homme, j’oublie malgré moi... (H ouf.) Ce n'est pas de moi seul que miss Lilia dé- ; pend.
Arthur. Mais de qui donc?
redgauntlet. Mais, d’abord, d’ellemême!...
wtllie, d Arthur. Alors, s’il n’y a pas d'autre opposition, je crois que votre procès est gagné.
redgauntlet. Miss Lilia vous aimerait?
ARTHUR. Mylord!...
wiluë. Allons donc! C'est trop de
modestie!
redgauntlet. Mais répondez donc!....
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