REDGAUNTLET , CHARLES- ÉDOUARD
redgauntlet. Quoi! prince vous!
ici!...
Charles-Édouard. Oui, pour vous rendre le courage... J'ai reçu une lettre de lord Reynolds. Tenez.
redgauntlet, lisant. « Que miss Lilia » m'appartienne, je fournirai les sommes » convenues , et je me prêterai aux projets • dont il est question. »
charles-êdouard. Il a conçu sa lettre en termes à dépayser les soupçons si elle était surprise par hasard. L’cnvové de lord Reynolds m’a prié d’écrire oui ou non , au bas de celte lettre et de la faire reporter ii son maitre. Écrivez de ma part ce seul mot oui , I
signez du nom d’Herries , et renvoyez la lettre à l'instant. Lord Reynolds se trouvera à l’auberge du roi Georges, sous le nom de sir Lalimer, et que, dans une heure, Lilia soit prête à nous suivre pour aller le retrouver.
redgauntlet. Prince , nos amis sont toujours convoqués pour dix heures.... tous vos ordres sont exécutés.
Charles-Edouard disparaît. Sur uo signe de Redgauntlet, Arthur, Lilia et Willie rentrent.
redgauntlet, à part, regardant Arthur. Pauvre jeune homme! (Haut.) Miss Lilia, vous m'avez dit tout i l'heure que s’il me fallait ordonner de votre sort contrairement à vos vœux, vous vous soumettriez sans murmure...
lilia. Eh bien ?
redgauntlet. Eh bien ! pardonnez-moi, mais je dois étouffer l'espérance que j’avais laissé naître en votre cœur.
' lilia. Grand Dieu !
Arthur. Quoi! ce bouheur que j’avais presque droit d'attendre de vous, et que j’aurais aimé it vous devoir...
redgauntlet. Est impossible!... Il faut y renoncer... une destinée plus forte que ma volonté l'ordonne ainsi !... Cette décision est irrévocable !
Arthur. Mais, mylord , l’amour, la fortune, 1a naissance, tout enfin doit plaider ma cause it vos yeux...
redgauntlet. Eussiez- vous le prince de Galles lui-méme, il n'y aurait rien de plus impossible que votre mariage avec miss Lilia.
willie , ô part. Lui qui tout à l’heure
semblait fléchir Oh ! miss Lilia n’est pas
sa nièce.