‹ Réflexions d'un catholique à l'occasion de l'affaire Guibord [microforme]Chapitre 7 sur 8 · Autrefois · texte numérisé non relu

Autrefois

le catéchisme et le bon sens |

nous ont appris que le jugement téméraire est |

un péché: et le vieux Droit canon, routinier et immuable Sur ce poiut, proclame encore aujourd'hui, que le crime ne se presume pas, mais doit ètre prouvé: Memo præsumulur malus, nisi probelur. Or dans quel Code les

Réciamants ont-ils découvert, que les Evèques seuls sont en cette matière hors la loi? Voicique Mgr de Montréal fait publier, au

mois d'août 1869, dans toutes les Eglises de son diocèse, un document émane de l'Autorité Aposlolique. EL lon ne rougit pas de déclarer dans une pièce légale, que l'on cousidère ce document comme non-authonti-

que, jusqu'à preuves positives d'authenticité ! |

N'est-ce pas lancer contre notre Evêque une |

accusation formelle, d'avoir altéré ou fabriqué cette pièce, et conséquemment de s'être rendu coupabie du crime de Fuur, le plus colossal, le plus eflronté, le plu s maladroit, qu'un Evè-

que puisse commettre ; sans autre profit que de |

se jeter sous le coup de l'excommunication, encourue ipso facto par les falsilicateurs des Lettres Apostoliques!

confiance dans la science et l'équité de nos Ionorables Juges, pour supposer qu'aucun d'eux veuille s'immiscer dans une question purement spiriluelle, soit en blâämant la conduite du curé de N-D. de Montréal dans l'affare Guibord,—soit mème en l'approuvant

conférée par une autorile incoinpétente, serait une usurpalion contre l’autorite de l'Evèque ou du Paye, et canséquemment contre la liberté de notre Eglise et de notre conscience,

Quant aux droits légaux des Fabriques Catholiques, droits vénérables, enracinés jusques dans le cœur de notre vieille jurisprudence Canadienn?, nous savons qu'il n'ont rien à craindre des dépositaires fiièles de nos traditions judiciaires.

Bieu plus, nous nous tenons comme assurés, qu'une sentence solemrelle, soil en première, soit en seconde instance, va bientôt, non seulement proclamer de nouveau comme en 1838, lors de l'affaire Nau vs. Mgr Lartigue, le principe fondamental de LA LIBERTÉ DE L'É.

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