I. il faudrait ne soit préférable. S
et qu'elle soit utile1. On sait encore que la peur est un témoignage de faiblesse; et on convient que la faiblesse est très-nuisible, qu'elle jette les hommes dans la dépendance, et qu'elle prouve ainsi leur petitesse. Comment peut-il donc se trouver des esprits assez déréglés pour mettre de l'égalité dans des choses si inégales?
Qu'entend-on par un grand génie ? un esprit qui a de grandes vues, puissant, fécond, éloquent, etc. Et par une grande fortune? un état indépendant, commode, élevé, glorieux. Personne ne dispute donc qu'il y ait8 de grands génies et de grandes fortunes. Les caractères de ces avantages sont trop bien marqués. Ceux d'une âme vertueuse sont-ils moins sensibles? Qui peut nous les faire confondre ? Sur quel fondement ose-t-on égaler le bien et le mal? Est-ce sur ce que l'on suppose que nos vices et nos vertus sont des effets nécessaires de notre tempérament? Mais les maladies, la santé, ne sont-elles pas des effets nécessaires de la même cause? Les confond-on cependant, et a-t-on jamais dit que c'étaient des chimères, qu'il n'y avoit ni santé ni maladies8? Penset-on que tout ce qui est nécessaire n'est4 d'aucun mérite? Mais c'est une nécessité en Dieu d'être tout-puissant, éternel : la puissance et l'éternité seront-elles égales
1 . Il faut que la puissance n'enferme une idée de grandeur et qu'elle n$ êoit utile. S.