CLXXXVII
Le nom de la vertu sert à l'intérêt aussi utilement que les vices.
GLXXXVIIL
La santé de l'âme n'est pas plus assurée que celle du corps; et quoique l'on paroisse éloigné des passions, on n'est pas moins en danger de s'y laisser emporter, que de tomber malade quand on se porte bien.
Il semble que la nature ait prescrit à chaque homme, dès sa naissance, des bornes pour les vertus et pour les vices.
1 . Var. Nous avouons nos défauts, afin qu'en donnant bonne opinion de la justi:e de notre esprit, nous réparions le tort qu'ils nous ont faitda^ns l'esprit des autres ( 1 G 65 — n° 193). — Nous n'avouons jamais nos défauts que par vaaité (166.5— n° 200).
2. Var. On peut haïr et mépriser les vices, sans haïr ni mépriser les vicieux; mais on a toujours du mépris pour ceux qui manquent de vertn (I6ô$ -n° 195).
GXG.
Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.