Gloriabor in inftnnilatibus //«e/V.» 2 Cor., xti
de mort dont la pesanteur m'accable * ? Ce sera mon Seignem^ et mon Dieu , puisque j'ai une si forte espérance en lui que rien ne l'affoiblit et que tout l'augmente.
Espérer et croire , ce sont deux grandes vertus. Mais qui n'a point la charité, n'a rien ; il est comme une plante stérile que le soleil n'éclaire point. Quand je dis avec saint Paul : « Qui me séparera de la charité de Jésus-Christ"^ ? » je me réponds dans le moment : c Rien, rien au monde, ni dans le ciel, ni sur la terre. » Et quand il me semble que je le dis de toute la plénitude de mon cœur, je sens quelques mouvemens de joie ; mais, hélas ! d'un autre côté, que de sujets de m'affliger et de m'humilier à tous momens !
Voici le jour qui approche , auquel le Saint-Esprit doit se communiquer à nous. Il vient tout rayonnant des feux de la cha-
1. « Quis me liber abit de corpore moi-lis hujus? » Ad Rom., vn, 24.
2. (( Quis ergo nos separabit a charitate Christ iP » Ad Rom., VIII, 35.
rite divine ; préparons-nous à le recevoir, courons au-devant de lui, ouvrons-lui la porte de nos cœurs , et qu'ils soient comme autant de sanctuaires vivants, consacrés à sa Divinité. Si nous sommes ressuscites avec Jésus-Christ, cherchons ce qui est dans le ciel, où Jésus-Christ est assis à la droite de Dieu son père, et n'ayons d'affection que pour les choses du ciel. Mon ame glorifie le Seigneur, et mon esprit s'est élevé jusqu'à lui, parce qu'il a daigné s'abaisser jusqu'à moi.
P. S. Nous ferons vos commissions le plus promptement que nous pourrons. Je sais le plaisir que fait la diligence, quand nous avons envie de quelque chose.