‹ Réflexions sur la miséricorde de Dieu (volume 2)Chapitre 157 sur 175 · LETTRE XXXVII · texte numérisé non relu

LETTRE XXXVII

Ce 4 mars 1677.

ous avez fait une épreuve sur la mort, qui me fortifie dans la pensée où j'étois, qu'il y a toujours quelque chose en nous qui tremble à son aspect. Et cependant, pénétrée du plus ardent désir de voir détruire ce corps de péché , mon cœur est prêt à crier à tous momens : « Seigneur , Seigneur^ tirez-moi pour jamais de cette prison oh-

sciire^, ou je ne fais que des œui^res dignes de votre haine. » Mais, dans la crainte que l'a m oui -propre n'ait autant de part à ces désirs que la charité , je dis à l'instant : « Seigneur^ mon sort est dans vos mains ^ je ni abandonne absolument à

Nos vues sont si bornées, nous sommes si foibles, que tout nous arrête. Laissons donc à Dieu le soin de nous aplanir les voies par lesquelles il veut nous conduire. Nous n'avons, à proprement parler, rien à faire; nous n'avons qu'à détruire ce qui s'oppose en nous à ses desseins. Réprimons nos passions; abaissons, mortifions cet esprit d'amour-propre qui veut toujours régner. Si le vieil homme parle encore , il faut Tenchaîner d'un triple lien qui ne puisse se

\. a Educ de custodia anlmam meam » Psalm.

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