‹ Réflexions sur la miséricorde de Dieu (volume 2)Chapitre 25 sur 175 · XXVI PREFACE · texte numérisé non relu

XXVI PREFACE

fîcation du comte de Guiche au sujet de la lettre écrite à la reine Marie-Thérèse pour lui dénoncer les amours de Louis XW avec mademoiselle de La V allier e ; les extraits d'un journal attribué à Colbert sur la vie privée du Roi ; les lettres d'érection de la terre de Vaujours en duchépairie , au profit de madame de La Vallière , et les lettres patentes qui suspendirent^ pendant un voyage qu'acné fit avec Louis XI F à Bunkerque, le cours normal d'un procès quelle avoit en Touraine. Toutes ces pièces ont, à des titres divers^ un caractère historique . Nous n'exceptons pas même quelques lettres apocryphes dont madame de La Vallière a été l'objet. Nous avons renvoyé également h V Appendice , outre divers renseignemens purement bibliographiques , des notices biographiques sur ses deux enfans , la princesse de Conti et le comte de Vermandois , ainsi que sur deux personnes auxquelles , dans la seconde partie de sa vie, elle fut tendrement attachée ; nous voulons parler de la mère Agnès de Jésus-Maria, prieure des Carmélites de la rue Saint-Jacques , et de son neveu , le maréchal de Belle fonds.

Notre but a été, en recueillant en et là les ma-

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tériaux de cette publication^ de faire connaître, par ses écrits, une femme dont les faiblesses ont été éclatantes , mais que trente années du repentir le plus vrai et d'un martyre volontaire ont depuis longtemps réhabilitée aux yeux des juges les plus sévères. Il nous reste à raconter ce que ton sait de certain sur elle, et cest Pob~ Jet de l'étude suivante. Dieu nous préserve assurément d'avoir fait un réquisitoire! Nous ne voudrions pas, cependant, qu'on pût se méprendre sur notre intention et nous accuser avec raison d'avoir essayé une apologie. Pour échapper à ce double reproche, nous nous bornerons a exposer les diverses circonstances de la vie de madame de La V allier e dans toute leur simplicité , en ayant soin de ii' avancer que les faits bien constatés, et en laissant parler le plus possible les contemporains qui paraissent dignes de foi. Cest assez dire cpie nous nous garderons soigneusement de demander aux nombreux pamphlets et libelles du temps, Vintérêt de scandale qu'' ils peuvent offrir. Il est très-vrai que les pamphlets et les libelles contiennent souvent des assertions véridiques ; mais le moyen, à deux siècles de distance^ de distinguer la vérité de la calomnie? La gracieuse

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